Elle descendait sur le chemin
Disait bonjour avec sa main
J’ avais seize ans comme elle
Je la trouvais si belle
Que je n’ osais pas lui parler
Et sur le bord de la rivière
Je la regardais s’ en aller
Ses cheveux blonds comme une crinière
Et son jupon flottant si haut
Qu’ on voyait ses jarretières
Elle a trébuché sur une pierre
Elle est tombée dans l’ eau
Sous un léger corsage qui fait des plis
Deux petits seins bien sages
Comme c’ est joli
Yves Montand
Paroles Jean Rougeul, Musique Christiane Verger (1948).Vidéo enregistrée dans les années 1960 dans l’émission Bienvenue chez Guy Béart sur la 1ere chaîne. (supprimée de YouTube)
C’est dimanche. Un jeu ? (non abêtissant )
Le jeu est de reconnaître quelques unes des personnalités qui entourent Yves Montand sur le plateau. Un indice, cet enregistrement ne peut pas avoir été tourné avant 1966, et ce pour deux bonnes raisons.
Histoire d’une chanson.

Cette chanson, l’une des premières de l’artiste, l’a accompagné tout au long de sa carrière et n’a pas été enregistrée en album studio avant un 45 tours 4 titres de 1955. Elle figure dans un album de concert à Lausanne en 1952, puis seulement dans un 33 tours de 1974 extrait du Show télévisé de Jean-Christophe Averty, et également dans l’album de concert de l’Olympia de 1981.










![Dans l'anthologie des chansons carrément puantes, celle du « Rital » Claude Barzotti, La France est aux français, vaut son pesant d'or. On la trouve sans mal sur les moteurs de recherche, y compris chez les néo-nazis et les bleus Marine (cf partisansmarine.com, site qui affirme même à tord que Barzotti aurait fait de la prison pour cette chanson, alors que les rappeurs sont laissés en liberté [on connaît la chanson!]...). Jamais commercialisée, a priori jamais interprétée en scène, cette chanson immonde ferait partie d'une comédie musicale, Les Nouveaux Nomades, écrite par Barzotti en 1999, à ce jour jamais montée. Mais pré-enregistrée comme vingt-sept autres chansons de cette comédie musicale où il y aurait neuf personnages : des bons, des gentils et des crapules. C'était le rôle d'une des crapules d'interpréter cette chanson. Reste que l'enregistrement s'est fait la malle et se balade sur la toile, un peu comme les enregistrements malencontreusement perdus de Patrick Buisson. Cette chanson vit sa vie autonome, désormais pièce de choix de l'anthologie des chansons d'extrème-droite. Et de la droite extrème. Pour s'en faire une idée, un simple extrait :
Vous êtes toujours là
A rôder comme des rats
Toujours à trafiquer
A rien faire, à traîner
Vous polluez la France
Et c'est qui, qui finance ?
Chômedu et RMI
Ça sort d'la poche à qui ?
De la poche à Ducon
Et Ducon il en a marre
D'entretenir les p'tits cons
De payer leurs pétards
Barrez-vous, cassez-vous
Retournez donc chez vous
Vous foutez la pagaille
Il n'y a plus de travail
Barrez-vous, cassez-vous
On a déjà donné
Du balai, du balai
La France est aux Français
Aux Français !](https://nosenchanteurs.fr/wp-content/uploads/2014/04/hqdefault-350x262.jpg)



De gauche à droite : Pierre Barouh, Anouk Aimée, Yves Montand, Francis Lai derrière Yves Montand en deuxième plan (voir à 1:01), puis Marie-Christine Barrault (à 1:08), Claude Lelouch à 2:03, au fond, à la guitare, Pierre Vassiliu (voir notamment à 2:13). A 2:54 dans un plan général on distingue nettement de profil Nicole Croisille (cheveux mi-longs blonds crêpés en « choucroute ») et de profil Marie Laforêt, cheveux attachés, encadrant un jeune homme brun en costume. Après les plans sont flous. A 3:03 en « profil perdu » tout à gauche en premier plan, Guy Béart l’hôte de l’émission. Octobre 1967, d’après celui qui l’a partagé.
D’autres à identifier ?