
Lui, nous ne le connaissions pas. Du tout. Son blase pourrait faire songer à un russe, cosmonaute pourquoi pas. Il n’est que d’origine bruxelloise. Et chanteur et pianiste de surcroît. Nos cœurs battants est son premier album. Posez-le une fois sur votre platine, il a des chances d’y revenir souvent. Ici les instruments, très présents, judicieusement présents (arrangements, réalisation et mixage par Christophe Devillers, par ailleurs omni-musicien sur ce disque – Devillers est le bassiste de Juliette), rythment et colorent les mots mais jamais ne les recouvrent, les masquent ; la voix est claire, précise, audible (à contre courant du tout venant, donc ?).
Il y a tant de l’Arthur H que du Florent Marchet en ce Youri. Un peu, parfois, aux interstices, du Dominique A, comme dans la chanson-titre : « Nous étions des reines, nous étions des rois / Nous marchions sur nos plaines, quand nous tombions c’était comme ça / Unis dans nos peines, la vie seule guidait nos pas… »
Itinéraires intimes, chantés à la manière de confidences et paradoxalement secoués par des notes joueuses, malicieuses, qui puisent et lutinent indifféremment à plusieurs genres musicaux, jazz, trad’ ou autre.
« A pas de loups, j’ai suivi ton chemin / Laissé tomber les faudrait, les demains / Le temps qu’il fait ou celui qui revient / N’a pas d’effet sur le feu qui te tient »
Youri est une de ces nouvelles voix qui peut faire du bien à la chanson. Et cet album, « né des confinements successifs passé en Bretagne puis en Ardèche » (là où il réside), éventer d’une charmante et ludique façon une chanson sans trop de surprises. C’est là où Youri arrive…
Youri, Nos cœurs battants, 2021. Le facebook de Youri, c’est là.
« Nos coeurs battants » :














Très belle découverte, merci beaucoup!