NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Stavelot 2019. Govrache, âme slam gram

dePol De Groeve
28 octobre 2019
dans En scène, Festivals, L'Équipe, Pol De Groeve
0
Govrache à Stavelot (photos Benjamin Georges)
Govrache à Stavelot (photos Benjamin Georges)

Stavelot, « Une chanson peut en cacher une autre », 25 octobre 2019,

 

Enfin ! Comme souvent, le beau festival stavelotain nous a permis de goûter à une exclusivité. C’est en effet à une pendaison de crémaillère sur les planches belges que nous avons été conviés. Plus tard, quand l’artiste aura acquis la notoriété qu’il mérite, la joyeuse assistance de ce vendredi soir pourra raconter à ses petits-enfants émus jusqu’aux larmes : « J’y étais ! ».

L’artiste en question est bien connu déjà des lecteurs de Nos Enchanteurs. Perpétuant la tradition d’une chanson attachée aux mots et au sens, dans le sillage d’un Renan Luce ou d’un Benoît Doremus, dans le compagnonnage étroit de Gauvain Sers, voici donc Govrache. Particularité : ce n’est pas un chanteur, mais un slameur. A l’issue de son concert, avouons que la différence est minime. Dans les 2 cas, un accompagnement musical (3 efficaces comparses l’entourent : aux claviers, à la contrebasse et aux machines) et un texte construit dans une structure régulière, avec les figures de style habituelles de la chanson (vers répétés comme un refrain, strophes introduites d’une manière identique…). Entre un slameur qui ne chante pas et un chanteur qui donne dans le parlé-chanté, la frontière est définitivement floue. Mais qu’importe l’étiquette, me direz-vous, seuls comptent le flacon et son contenu.

75231810_2330374897085039_2547505662020026368_nLe flacon ? Bien qu’il ne fasse pas les 40 ans qu’il s’attribue dans le morceau d’ouverture, Govrache ne débarque pas de nulle part. Guitariste manouche dans une vie antérieure, il a du métier et de l’expérience, occupe la scène avec l’assurance d’un habitué, construit son spectacle avec pertinence, alternant les confessions intimes (ses Murmures) et les déclarations de guerre (ses Cris). Sa diction est parfaite, à l’image de son interprétation variée et pleines d’effets, rendant perceptible chaque nuance du texte, soulignant à propos l’émotion, l’ironie ou la colère sourde qui habitent ses chansons. Bel exemple de maîtrise professionnelle, qui ne vient en rien polluer la spontanéité de l’artiste.

SLAM A TOUS LES ÉTAGES . Ce soir-là, Stavelot s’est entièrement parée des couleurs du slam. Amis Terriens, c’est le nom adopté par un trio s’adonnant à la poésie urbaine. Composé de François Laurent (aux textes et à la voix), de Nicolas Dechêne (guitare) et de Michel Debrulle (batterie-percussions), l’ensemble nous emmène sur les cimes de la scansion française. Le projet s’avère autant musical que textuel, les notes jouant à part égale avec les mots. Des rythmes brésiliens, jazzy ou tribaux accompagnent donc les envolées du diseur de belle aventure. Des textes denses, d’un accès pas forcément aisé, auxquels l’interprétation un peu monocorde du slameur ne rend pas toujours justice. C’est souvent virtuose, à l’image de la performance de l’excellent batteur, mais trop désincarné pour convaincre tout à fait. Nous aurions tant voulu tomber sous le charme sans discussion possible. Une autre fois peut-être…
SLAM A TOUS LES ÉTAGES
.
Ce soir-là, Stavelot s’est entièrement parée des couleurs du slam. Amis Terriens, c’est le nom adopté par un trio s’adonnant à la poésie urbaine. Composé de François Laurent (aux textes et à la voix), de Nicolas Dechêne (guitare) et de Michel Debrulle (batterie-percussions), l’ensemble nous emmène sur les cimes de la scansion française. Le projet s’avère autant musical que textuel, les notes jouant à part égale avec les mots. Des rythmes brésiliens, jazzy ou tribaux accompagnent donc les envolées du diseur de belle aventure. Des textes denses, d’un accès pas forcément aisé, auxquels l’interprétation un peu monocorde du slameur ne rend pas toujours justice. C’est souvent virtuose, à l’image de la performance de l’excellent batteur, mais trop désincarné pour convaincre tout à fait. Nous aurions tant voulu tomber sous le charme sans discussion possible. Une autre fois peut-être…

Le contenu ? Des chansons construites au cordeau, qui vous embarquent sans coup férir, vous étreignent dans leur vers constellés de poésie, vous enserrent le cœur à coup d’images fortes et de tendres sentiments. Des chansons telles des miroirs où se reflète notre propre existence, où la vie et la mort se rejoignent au final, avec juste l’amour entre les deux pour que cela vaille la peine. Des chansons murmurées sur le deuil d’un ami (Une soupape), sur les étapes de la vie et son éternel recommencement (Le bout de la table), sur l’amour post-veuvage (Après l’hiver), sur la belle qui occupe ses pensées (Ma femme)… Mais aussi des chansons criées sur le renoncement à ses rêves d’enfant (Trader), sur la détresse de l’ouvrier à bout de force, sur la désobéissance civile face aux hommes politiques si peu soucieux de nous (« Soyons ingouvernables », nous exhorte-t-il), sur les S.D.F. (L’homme-trottoir) ou sur les membres de la Compagnie Républicaine de Sécurité. Entre la colère et la sérénité, il y a une place pour l’humour (l’ivresse, déclinée en trois tableaux), le souvenir d’un poème récité en classe (Le dormeur du râle), une fable malicieuse (Les pigeons), un manifeste pour un monde de partage et de fraternité (Mon dieu à moi).

On reste admiratifs devant la parfaite maitrise de la langue et l’habileté de la construction des textes. En particulier, chaque chanson s’achève sur une chute imparable, point final qui, plus d’une fois, a fait monter dans la salle des murmures d’admiration. Govrache a écouté les anciens, les Georges Brassens, Renaud et autres Anne Sylvestre, passés maîtres dans cet art. Il en a retenu les leçons, qu’il applique en adroit artisan et poète d’aujourd’hui à des chansons à la fois dans l’air du temps (la France des gilets jaunes se devine dans ses cris) et visant l’universel (quoi de plus répandu que le questionnement sur le temps qui passe ?). Si vous ajoutez à son talent d’écriture, et son métier scénique, une dose de sympathie immédiate et une lampée de simplicité non feinte, vous avez tous les ingrédients pour une soirée très réussie. Celle de ce vendredi à Stavelot le fut en tous points.

 

Le site de Govrache, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là. Le site des Amis Terriens, c’est ici.

Govrache :

Amis Terriens :

Tags : Amis TerriensGovracheNouvellesStavelot 2019
Pol De Groeve

Pol De Groeve

Article suivant
Paroles & Musiques 2017. Vincent Delerm, les ateliers du sentiment

Vincent Delerm chante les scénarios de l’intime

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Catherine Laugier

Balherb « La Trumpette de travers »

J'en dors plus d'puis l'autr' matin j'ai la Trumpette de traversLa Trump qui pète qui pue qui fouette qui m' ...

Catherine Laugier

Cyrille Gallais « La pluie »

Et la pluie tombe, et la pluie tombeJ'entends pleuvoir ma terreQuand elle croit que je dorsElle pleure comme une mèreQui ...

Biblio

Stéphane Cadé « La lagune »

Quand reviendra juilletAu bord de la laguneNous nous retrouveronsDans la paille des dunesIl y aura pour nous deuxUn lit de ...

Catherine Laugier

Henri Tachan « Pas vieillir, pas mourir »

(...) Je veux des barricades qui servent à quelque chose, Que près des immortelles, elles vivent, les roses, Je veux que ...

Marie Zambon (photo Marc Buonomo)
En scène

Pourchères 2015. Marie Zambon, portée par l’amour

Marie Zambon (photo Marc Buonomo) Dimanche après-midi, sous forte canicule. Celle qui nous vient a, dans le « civil », un bien ...

Lancer de disque

Maéso, un avant-goût de vacances

« Latin de Garonne », cet agenais de Toulouse qui écume les scènes depuis plus d’une décennie, propose modestement ses ...

Catherine Laugier

Heroe « Heureux »

(...) Un jour on s’ra très vieux,On s’connaitra par cœur.On rira de nos rides,Des souvenirs douloureux.On verra nos enfants,On mangera ...

Catherine Laugier

Acquin « X – in »

ChristineAccueille aux portesMoiPauvre sacristainOuvreCette SixtineLaisse LibreCe doux JésusChristineCet extraLégalEst à fort pouvoir trigalEn dépit des âgesMontreTes paysages Acquin Paroles et ...

Catherine Laugier

Laurent Viel « Barbara »

(...) Tes secrets mis à nuLeur violence murmuréeSont comme des écorchuresUn baume, une brûlureAvec deux verres d'alcool, Marienbad, je décolleAvec un ...

Hommage

Patrick Juvet, 1950-2021

Convenons que mourir un premier avril ne fait pas très sérieux. Si l’autopsie pouvait situer son décès quelques heures plus ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs