« Avec ce que j’ai fait pour toi »,
Disait le père,
« Je sais, tu me l’as dit déjà. »,
Disait l’enfant.
« J’en demandais pas tant.
Je suis là pour
Tourner autour
De cette terre
Tant que je suis vivant. »
« Vivant, qui t’a donné la vie ? »,
Disait le père.
« Si c´est pour la passer ici »,
Disait l’enfant,
« Tu as perdu ton temps.
Si les fumées,
Dans les rues fermées,
Te sont légères,
Moi j’ai besoin du vent. »
Maxime Le Forestier
Paroles et Musique de Maxime Le Forestier. Extrait de « Le steak » (1973)
Audio Olympia 1973. Vidéo mise à jour le 24 juin 2019










![Dans l'anthologie des chansons carrément puantes, celle du « Rital » Claude Barzotti, La France est aux français, vaut son pesant d'or. On la trouve sans mal sur les moteurs de recherche, y compris chez les néo-nazis et les bleus Marine (cf partisansmarine.com, site qui affirme même à tord que Barzotti aurait fait de la prison pour cette chanson, alors que les rappeurs sont laissés en liberté [on connaît la chanson!]...). Jamais commercialisée, a priori jamais interprétée en scène, cette chanson immonde ferait partie d'une comédie musicale, Les Nouveaux Nomades, écrite par Barzotti en 1999, à ce jour jamais montée. Mais pré-enregistrée comme vingt-sept autres chansons de cette comédie musicale où il y aurait neuf personnages : des bons, des gentils et des crapules. C'était le rôle d'une des crapules d'interpréter cette chanson. Reste que l'enregistrement s'est fait la malle et se balade sur la toile, un peu comme les enregistrements malencontreusement perdus de Patrick Buisson. Cette chanson vit sa vie autonome, désormais pièce de choix de l'anthologie des chansons d'extrème-droite. Et de la droite extrème. Pour s'en faire une idée, un simple extrait :
Vous êtes toujours là
A rôder comme des rats
Toujours à trafiquer
A rien faire, à traîner
Vous polluez la France
Et c'est qui, qui finance ?
Chômedu et RMI
Ça sort d'la poche à qui ?
De la poche à Ducon
Et Ducon il en a marre
D'entretenir les p'tits cons
De payer leurs pétards
Barrez-vous, cassez-vous
Retournez donc chez vous
Vous foutez la pagaille
Il n'y a plus de travail
Barrez-vous, cassez-vous
On a déjà donné
Du balai, du balai
La France est aux Français
Aux Français !](https://nosenchanteurs.fr/wp-content/uploads/2014/04/hqdefault-350x262.jpg)



Il y avait de vraies merveilles dans ses premiers albums, en particulier les textes de Kernoa… « Mauve » ou « Fontenay aux Rose » ou « La rouille »… J’ai une admiration sans réserve pour cet auteur…
« Les plus beaux souvenirs sont ceux que l’on s’invente
Et l’imagination ne me fait pas défaut. »
Salut monsieur Kernoa.
Ça fait longtemps que je voudrais savoir quelque chose sur Kernoa. Parmi les chansons de Le Forestier j’aime toujours et surtout celles écrites par cet auteur.
Selon le site de SACEM que j’ai consulté, l’auteur de ces chansons s’appelle Jean-Pierre Lemaire. Et dans la Wikipédia il y a un article sur Jean-Pierre Lemaire, poète français, sans aucune mention sur ni Kernoa ni Le Forestier. Est-ce la même personne ?
C’était à l’époque ou Maxime la chantait, considérée comme une chanson révolutionnaire. Presque 40 ans après, tous les idéaux qu’elle portent ont été bafoués, toutes les espérances reléguées. Le fils de la chanson est devenu père puis grand-père dans un no future délabré par toutes les pollutions, par la haine, l’administration, le fanatisme, et la loi.
Dialogue voit sa décrépitude dans « Brasil » le film (trentenaire) tellement lucide de Terry Gillian, le monde est bien foutu, et ne sera pas refait, mais démantelé et jusqu’à sa fin corrompu…