
Liège, Chez Phil et Gene, 20 mars 2026,
Six ans plus tard, même endroit, revoici Lise Martin, dans son propre répertoire cette fois. Plus tout à fait une inconnue pour la majeure partie du public, déjà présente à la soirée précédente et revenue en confiance, certaine de retomber sous le charme de la belle artiste. N’entretenons pas un inutile suspense : personne n’a été déçu !
Notre chanteuse n’a pas débarquée seule de son Toulouse lointain. Pour l’accompagner de ses harmonies célestes, elle a pris soin de prendre dans ses bagages un guitariste venu du monde du jazz, Daniel Mizrahi. Bonne pioche, tant son talent, sa dextérité et sa gentillesse ont été salués à l’unanimité. Mais comment fait-il pour sortir autant de jolies notes avec si peu de doigts ?

Si le musicien s’avère virtuose, la vedette du soir ne l’est cependant pas moins dans son art. Comment ne pas craquer face à une qualité de chant de cette ampleur ? La voix de Lise Martin est un enchantement, qui amadouerait même le plus acariâtre des grincheux. Nul besoin de micro dans ce salon, elle sait comment se faire entendre jusqu’au bout de la pièce, de sa voix claire et forte, qu’elle module à loisir en grande interprète qu’elle est, dotée en outre d’une diction impeccable. Chacun retient son souffle, quand ce ne sont pas ses larmes.
Car le monde musical de Lise Martin n’est que douceur, poésie, calme et beauté. Des chansons d’amour tout en délicatesse, d’intimité et de féminité, de partage et de communion avec la nature. On y rencontre un ange noir abandonnant une plume, comme jadis celui qui visita Nougaro, et un oiseau cousin du colibri cher à Pierre Rabhi. Ici, la force des forêts s’y troque contre un peu de sollicitude, l’amour est si absolu qu’on en vient à le craindre et quand, par malheur, il faut partir sous le coup du désespoir, au moins sera-ce sous une neige de pétales de fleurs. Et l’on peut ainsi repartir à zéro le cœur léger.
<« Reste-t-il une place pour aimer encore ? », s’inquiète Lise Martin ? A coup sûr, oui, pour l’aimer, elle. Tant et plus.
Le site de Lise Martin, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, c’est là.
« Barge » :
« Bohème » :














Je partage le titre et la chronique de Pol de Groeve…. « Tout est bon chez elle…. il faut tout emporter « ….
Chante , chante encore , Lise .