NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Les grandes mothers et Armelle Ita trio : la vie en jaune safran

deCatherine Laugier
4 juin 2016
dans Catherine Laugier, En scène, L'Équipe
1
Ita armelle, Nicolas Paradis et Melody Debono (photo Clément Puig)
Armelle Ita, Nicolas Paradis et Melody Debono (photo Clément Puig)

21 mai, co-plateau au Petit Duc,  Aix en Provence,

 

Invitées surprises de cette soirée Armelle Ita, Les Grandes Mothers n’ont rien d’aïeules caduques (Il est bon de savoir que la contrebasse est affectueusement baptisée du nom de grand-mère par ses utilisateurs). Elles ne nous sont qu’à demi inconnues, puisque leur original duo de contrebassistes chanteuses est constitué à ma gauche de la brune Sara Giometti, et à ma droite de la flamboyante Gabrielle Gonin, déjà écoutée au sein du talentueux groupe de chanson du monde Joulik. Une chanson d’amour napolitaine nous rappellera d’ailleurs cette parenté.

Sara Giometti et Gabrielle Gonin au Petit Duc (photos Catherine Laugier) Laugier2016
Sara Giometti et Gabrielle Gonin au Petit Duc (photos Catherine Laugier)

Nous sommes donc dans ce pays de connaissance, la Provence, qui a puisé l’air qu’il respire et qu’il expire si joliment en des contrées ou cultures musicales lointaines. Leur univers combine leurs deux voix expressives alternées ou en duos, et les sons des cordes de leurs majestueux instruments tour à tour pincées, claquées, caressées ou frottées, parfois complétées des percussions de leurs caisses ou de celle d’un tom couché, ou d’un grelot. Les deux dames de noir et de velours vêtues (d’originales combinaisons pantalons « à traîne ») présentent d’envoûtantes compositions de l’une comme de l’autre, entre le rock (avec une reprise très personnelle de Victory de PJ Harvey ) et le blues, usant au mieux des capacités rythmiques et de l’ample son de leurs instruments, avec une dimension baroque très plaisante.

La blonde Armelle Ita cache sous sa juvénile apparence une voix de chanteuse de jazz dont elle use comme d’un instrument à part entière, agrémentée de  jeux vocaux, beat et scat, aidée des chœurs de ses deux musiciens. Elle utilise aussi une clarinette basse, et un sampler qui lui permet de créer en direct des boucles musicales qui se mêlent aux instruments avec une étourdissante créativité sonore.
Nicolas Paradis, grand blond ébouriffé, collier de barbe, joue de cet instrument africain, la Kora, calebasse bandée de vingt et une cordes (bonjour les séances d’accordage dans la salle surchauffée) dont le son combine celui de l’oud et de la harpe. Il l’a, nous dit Armelle, fabriquée lui-même.
On le retrouve alternativement aux percussions, tablettes de bois, cymbales, triangle, tom et calebasse jouée au poing.
Mélody Debono, pétulante brunette,  joue avec beaucoup de dynamisme d’un piano à quatre-vingt neuf touches doublé d’un plus petit clavier.
Avec une fraîcheur et une rare énergie le trio crée un univers musical métissé de l’Afrique à l’Amérique en passant par le vieux continent. Tradition et modernité, rythmes et mélodies, voix et instruments des plus acoustiques aux plus électroniques se rejoignent sans aucun effort apparent.
Les textes poétiques et gais cachent sous les jeux de sonorités de vraies interrogations sur le sens de la vie toujours suivies de prises en mains positives « La vie est une garce qui joue avec mes nerfs / Mais j’ai dans ma besace de quoi lui faire la guerre », « Je garde en moi comme un trésor mes souvenirs comme des bijoux dans leur écrin », ou encore « laisse la libre de voler, de danser, laisse la rire sur la vie sur la mort.»
Certaines vont jusqu’à la révolte engagée telle Nous partîmes 500, sur un texte de Quentin Ripoll.
Tandis que d’autres donnent la préférence aux jeux vocaux, ou renouent avec des thèmes capverdiens. Armelle nous donnera d’ailleurs une très belle reprise du Sodade de Cesaria Evora.
En rappel le Kora Song et cette chanson qui traduit à elle-seule l’effet que nous produit Armelle Ita : « Elle veut tout repeindre en couleurs, toutes les douleurs et toutes les rancœurs, vivre la vie en jaune safran »

Le site des Grandes mothers, c’est ici ; celui d’Armelle Ita, c’est là.

 

https://www.youtube.com/watch?v=YJHJNAYohoc

Tags : Armelle ItaLes Grandes mothersNouvelles
Catherine Laugier

Catherine Laugier

Article suivant
Marc Servera « Ali Bouma yé »

Marc Servera "Ali Bouma yé"

Commentaires 1

  1. Catherine Laugier says:
    il y a 10 ans

    Armelle Ita, l’Impatience : https://www.youtube.com/watch?v=yZuQeaKs1d8

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Artistes

Guilhem Surpas, Françoise Chapuis « La vie est belle »

(...) La vie est belle avec 5000 ans d'écritureLa vie est belle je vais modeler ma vieLa vie est belle, ...

Festivals

Pourchères 2014 : là-haut sur la Coline

Coline Malice (photo Marc Buonomo) Elle fait son chemin, notre Coline Malice. En musclant plus encore son répertoire, en abordant ...

Catherine Laugier

Nicole Rieu « Et la vie coulait »

Et la vie coulait de jour en jour de vague en vagueEt le temps lissait tous les contours tous les ...

Portfolio

Portfolio : Jeanne Garraud au Limonaire

par Lucien Soyère Le Limonaire, ce « bistrot à vins et à chansons » du 18 de la rue Bergère, dans le ...

Lancer de disque

Carla Bruni : le bide malgré tout

Son précédent album, elle en avait fait cadeau à chacun des ministres, au sortir d’un conseil. Belle pub que celle ...

La Chanson du Jour

René Werneer « L’habit de plumes »

Je me suis habillé de plumesPour passer ma vie à chanterMon habit m'a fait espérerQu'un jour j'en aurais ma fortuneJe ...

Catherine Laugier

Samuel Covel « Le monde ne tourne pas comme une horloge »

Le monde ne tourne pas comme une horloge Il se cabre, il piaffe, il hennit, Il a les yeux grands ...

Catherine Laugier

Danny Buckton Trio « Rue de l’échiquier »

L’autre soir rue de l’échiquierUne belle fille m’a embrasséJ’avais le cœur plein de lumièreDans ma capuche la pluie tombaitJe l’avais ...

Catherine Laugier

Eric Frasiak « Ma jeunesse »

Ma jeunesse prend son temps pour plier ses bagagesElle fleurit des printemps pour mes enfantillagesDes rêves adolescents dans les poings ...

Anne Peko en scène (photo Henri Pinhas)
Babette Richard

Anne Peko, sa cantate à Barbara

Anne Peko en scène (photo Henri Pinhas) 2 novembre 2018, Théâtre des variétés, Paris,   On monte un escalier presque ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs