NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Le rock à prix Coutin

denosenchanteurs
1 mai 2012
dans Lancer de disque
0

S’il fallait se défaire du passé, il faudrait oublier ces filles qu’il aime (toujours) regarder marcher sur la plage, leur poitrine gonflée par le désir de vivre… Ce fut, en 1981, le tube de Patrick Coutin, énorme, de ceux qui griffent à tout jamais une génération d’une élégante cicatrice, comme on grave l’écorce d’un arbre. Son seul tube d’ailleurs, qui tient tant du hasard que de la fulgurance. Ce titre allait le propulser en pleine lumière, au moins le temps de voir comment ça se passe, de constater l’effet que ça fait, comment la tête tourneboule quand on touche la cime des ventes, quand on tutoie à ce point le chaud bizness. « Durant quelques années, ça a été rageant de n’avoir en face de moi que des gens qui attendaient que je fasse la même chose. Mais ça m’a aussi  fait rencontrer des tas de musiciens, qui ont naturellement envie de jouer avec moi. Ça me classe là où je suis. » Là où il est ? Modestement dans le rock, dans l’esprit du rock, à le vivre au quotidien, sans frime mais avec plaisir, à s’amuser, à le partager.
Loin des plateaux télé, Patrick Coutin dirigera par la suite une salle de spectacles, produira une dizaine d’albums pour lui, une dizaine pour autrui (Les Wampas, Dick Rivers…). Homme-orchestre, il est tant auteur compositeur, musicien, ingénieur du son que réalisateur. « J’ai toujours quelque chose à faire » confie-t-il, fier qu’il est de maîtriser à peu près tout dans le son, dans la façon de fabriquer le son : « C’est ça un peu, l’histoire d’une vie : essayer d’aller jusque-là où la passion vous emmène. »
Coutin n’est pas homme de calculs et ses disques ne sont pas planifiés. Si sa discographie est chaotique, c’est qu’il usine ses pièces à la main et prend le temps. En 2010, neuf ans après son précédent opus, il sort « Le bleu », un bijou country folk, un peu blues, un peu introverti, aux textes ciselés comme jamais, qui lui fait retrouver la scène. Avec The Band, le groupe qu’il se constitue, fait de François Bodin, Gilles Michel et Eric Laffont. L’entente est parfaite qui touche au pur bonheur même si le groupe sonne d’une autre façon que le disque qu’il est censé défendre : il est fait pour le rock et « Le bleu » change de couleur sur scène.
La tournée achevée, Coutin se remet vite à l’écriture et, d’instinct, compose pour ce groupe-là, entre tous idéal. Il est vrai qu’il n’a qu’une envie, celle de reprendre la route avec ses trois nouveaux compagnons. Il a certes déjà le répertoire du Bleu mais lui semble manquer quelques paroles, quelques autres notes d’évidence, du gros son ludique et lumineux, mots qui cognent et guitares qui gueulent, dans la presque démesure. C’est ce qu’il s’emploie à écrire, « comme si j’avais des choses à dire… » Et ça pisse du bras. Nait ce disque qui, plus encore que les autres, parle de lui, de ce rock qui est en lui. Tout est à l’unisson de ce renouveau, même la marche du Monde : nous sommes en janvier 2011 et l’hiver est déjà printemps qui bourgeonne de l’autre côté de la Méditerranée. Le début des révolutions au Maghreb nourrira deux textes, dont « Babylone panic », jolie métaphore pour un système qui se disloque. Car si le but avoué est de retrouver au plus vite le gros son, les textes n’en sont pas moins écrits avec délicatesse, extrême sensibilité, tant il est vrai qu’on ne se refait pas. Quitte à prendre le micro, autant asséner quelques bonnes vérités et dire le monde tel qu’il est. L’état du monde comme celui des sentiments…

Patrick Coutin, Babylone panic, 2012. Le site (tout beau, tout neuf) de Patrick Coutin, c’est ici.

Tags : Patrick Coutin
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Zedrus en Or

Zedrus en Or

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Catherine Laugier

Véronique Sanson, Eddy Mitchell « Avec un homme comme toi »

J'aurais tellement pu t'aimer  Comme jamais on t'aurait aimé  Être douce comme l'eau  T'envelopper dans la chaleur de ma peau  ...

Catherine Laugier

Lomepal « Démons »

Je savoure chaque jour comme si mon cœur s’arrêtait le soirJ'ai semé mes démons mais je sais qu'je vais les ...

Saines humeurs

Nouvelles de chez les timbrés

Il y a peu, j'inaugurais ce blog par un papier sur "La Poste est folle et Johnny carrément timbré". Et ...

(photos Vincent Capraro)
En scène

Les Fatals Picards : putain de rimes pour mutins du rock

(photos Vincent Capraro) C'est un « club » comme ils disent : quatre mutins de la rime et du rock qui nous ...

Catherine Laugier

Nicolas Moro « Une ombre »

Le long des quais sont alignéesDes silhouettes résignéesOn parle dans les haut parleursTon train ne sera pas à l'heureLe long ...

(documents France3)
L'Équipe

Gainsbourg, 30 ans déjà…

Serge Gainsbourg (documents France3)  DOSSIER  30 ans après la mort de Serge Gainsbourg (1928-1991) le temps a fait son œuvre : ...

Catherine Laugier

Presque Oui, du rire aux larmes

Presque Oui à la MJC de Venelles (photos Nicolas Blanchard) MJC de Venelles, 13 janvier 2018, avec Wally en invité ...

Catherine Laugier

Bertrand Louis « L’été ne fut pas adorable »

L'été ne fut pas adorableAprès cet hiver infernal,Et quel printemps défavorable !Et l'automne commence mal,Bah ! nous nous réchauffâmesEn mêlant ...

Lancer de disque

Loïc Lantoine, la chaussée des géants

« M’sieurs, dames, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelles : la bonne c’est qu’il pleut pas dehors, la mauvaise c’est que ...

Catherine Laugier

Jean-Marc Sauvagnargues « La déclaration d’amour »

Quand je suis seul et que je peux rêverJe rêve que je suis dans tes brasJe rêve que je te ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs