NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

L’au revoir de Guy Béart

denosenchanteurs
19 janvier 2015
dans En scène
4
Guy Béart (photo d'archive Pierre Verdy)
Guy Béart (photo d’archives Pierre Verdy)

17 janvier 2015, Olympia, Paris,

 

« Mon Dieu garde-moi de ces fous qui t’invoquent en simulacre / Qui font de toi le dieu des loups et des massacres / Ô Jéhovah ! » Nous sommes sur la scène de l’Olympia, quelques jours après le massacre de Charlie-Hebdo. Guy Béart, 86 ans, y fait ses adieux à la scène. C’est dire si cette chanson de 1986 (sur le disque Demain, je recommence) y trouve une drôle de résonance. N’est-ce pas lui qui chante aussi « Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié / D’abord on le tue / Puis on s’habitue […] Le premier qui dit la vérité / Il doit être exécuté » ? Confidence du chanteur à son public : « Je faisais mes chansons en toute innocence, parfois elles étaient interdites. Aujourd’hui, il y a une liberté remarquable sauf pour nos malheureux amis de Charlie-Hebdo, victimes d’une fusillade déconnante par des musulmans qui ne connaissent rien de Mahomet ». Mais « Il faut continuer le rire malgré tout ! » insiste-t-il. Lui, un peu philosophe, une peu prophète de la chanson, chronique à sa manière la marche du monde depuis des lustres en d’autres caricatures, d’autres traits naguère saillants, en phase avec l’actualité d’alors, pour certains intemporels qui ce soir se cognent avec le tragique. Malgré les retrouvailles, perce le pessimisme. C’est dans l’air du temps mais bien plus encore. Bien sûr l’incroyable marche de dimanche dernier est vive dans les mémoires mais la communion ne durera pas : il reprend « Si la France se mariait avec elle-même / Si un jour elle se disait enfin je t’aime / Elle inventerait la ronde qui épouserait le monde », chanson écrite pour Dalida il y a trois décennies.

Nous revient Béart, en cette salle où il y joua pour la première fois il y a cinquante-huit ans. Cette fois-ci pour un ultime tour de chant, ample, généreux. Soixante chansons, quatre heures de concert, des bribes de souvenirs (et quelques personnages illustres…) et des commentaires, façon revue de presse (s’il chante Vive la rose, c’est la fleur toute entière, avec les épines qu’il envoie à la Montespan qu’est à ses yeux Valérie Trierweiler « qui empoisonne le président ») : il a bien fait les choses, bien réglé sa dernière apparition publique, sur l’air de « La vie va va va… et s’en va. » La quintessence de Béart, ses chansons, ses fragrances, pour longtemps le garder à nous. Un concert forcément d’anthologie rythmé par de fréquentes ovations, debout. Pensez, c’est la dernière occasion de saluer un très grand.

Une chanson simple, comme elle l’a toujours été, ici accompagnée de guitares, d’une contrebasse, d’un accordéon (formation dirigée par l’accordéoniste Roland Romanelli). Presque une épure. Les titres s’enchainent : Les grands principes, Le grand chambardement, A Amsterdam, Chandernagor, Qui suis-je ?, La grève du rêve, L’espérance folle… un chapitre exemplaire de la chanson française à lui tout seul… « Qu’on est bien / Dans les bras / D’une personne du genre qu’on n’a pas… »… Et Vous en duo avec Julien Clerc : « Ce qu’il y a de bien en vous / C’est vous. » Il y aura d’autres duos : avec Hervé Vilard, dans Poste restante, un des plus anciens titres de Béart ; avec Rebecca, dans Mon cher Frantz, que jadis Béart chanta avec Marie Laforêt ; avec Thomas Hernandez, dans Les souliers (dans la neige…). Et cet autre, attendu, évident, avec sa fille Emmanuelle, sur Il n’y a plus d’après. Puis L’eau vive, par deux fois reprise par le public, alors debout : « Courez, courez / Vite si vous le pouvez / Jamais, jamais / Vous ne la rattraperez… » C’est cette chanson entre toute emblématique qu’on retient et qu’on emporte avec soi, au sortir de la salle, entêtant leitmotiv, générique d’une œuvre belle et passionnante.

Puisque la mode semble être aux reprises, il serait utile de s’emparer des chansons de Guy Béart pour qu’à l’issue de cette dernière scène, de ce « coup de chapeau avant de partir dans l’autre monde », à l’issue d’un hommage qui lui sera un jour rendu, son répertoire de premier plan ne se perde pas dans le silence.

 

Ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, c’est ici et c’est là.

Tags : Charlie-HebdoGuy BéartNouvelles
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Julos Beaucarne « Les loups ont des têtes de mouton »

Julos Beaucarne "Les loups ont des têtes de mouton"

Commentaires 4

  1. Odile says:
    il y a 12 ans

    Cela devait être une très belle soirée à l’Olympia…
    Donne moi de tes nouvelles chantait notre ami Allain…
    Que les hommages soit le plus tard possible…
    Merci Michel .

    Reply
  2. catherine Laugier says:
    il y a 12 ans

    Mon premier souvenir de Béart, c’est bien sûr l’Eau Vive , douce mélodie dont je ne comprenais pas à l’époque le sens tragique…
    http://youtu.be/NkV8JQKSvdA

    Et puis vint le message toujours tellement d’actualité, Le Premier qui dit la Vérité:
    http://youtu.be/ParqN3bvhd0
    « Un journaliste est mort dans la rue…Rester dans la ligne, suivre les consignes… »

    Croire en l’Espérance Folle…

    Reply
  3. Danièle Sala says:
    il y a 12 ans

    Un sage, un philosophe, un immense poète qui nous a donné une mine de chansons inoubliables, parmi mes préférées, celle ci : Au revoir monsieur Béart, mais pas adieu .
    https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=ikaDzh1yd48

    Reply
  4. Alain Lanatrix says:
    il y a 10 ans

    C’est un immense poète et un des plus grands auteurs et compositeurs de ces 50 dernières années.
    Un peu dans l’ombre de Brel et Brassens, il a pourtant écrit des chansons magnifiques et qui restent dans la mémoire collective.
    C’est une grande joie de le voir encore paraître sur scène à son âge comme l’ont fait avant lui Trénet et Salvador.

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Hommage

Raymond Lévesque, 1928-2021

Un article de Steve Normandin,   Amis français et d’ailleurs… il vous faut connaître Raymond Lévesque ! Amis québécois, si vous ...

La Chanson du Jour

Fred Musset « Mal à la terre »

Bonjour, je m'appelle la Terre Entrez, vous êtes ici chez vous Pour ma santé faut pas s'en faire J'suis en ...

Catherine Laugier

Thomasi « Le portraitiste »

A la sortie des Beaux-Arts à vingt ansTout est bon pour faire bouillir la marmiteMais la place du Tertre et ...

Amélie -les-crayons Olivier Longre MJC Venelles photos ©Nicolas Blanchard
Catherine Laugier

Amélie les crayons, pour que règne l’amour

Amélie-les-crayons Olivier Longre MJC Venelles photos ©Nicolas Blanchard 2 mars 2019, MJC de Venelles, Amélie les Crayons co-plateau avec Hervé ...

Bernard Joyet, Barjac 2015 (photos Catherine Cour)
En scène

Barjac 2015. Bernard Joyet, le verbe haut et le blasphème

Bernard Joyet, Barjac 2015 (photos Catherine Cour) Rien que le livret intérieur... Quarante-huit pages, bon poids de mots et d'arguments, ...

Agnès André

Festi Faï 2014 : Clément Bertrand, la vague à l’âme

Clément Bertrand (photo d'archives René Pagès) Sous la montagne, la mer. Démontée du Veyn’Art reparti sur ses rails en ce ...

Biblio

Michèle Bernard : le facteur passe toujours deux fois

On ne se posera pas la question de savoir si c'est mérité. On se la posera de savoir pourquoi la ...

La Chanson du Jour

Alain Souchon « Et si en plus y’a personne »

Abderhamane, Martin, David Et si le ciel était vide Tant de processions, tant de têtes inclinées Tant de capuchons tant ...

Octave Noire (photo Fabien Tijou-Width)
L'Équipe

Les accents solaires d’Octave Noire

Octave Noire (photos Fabien Tijou) « Chanter ? Non merci ! ». C’était hier le propos d’un passionné de sons et de musiques électroniques ...

Catherine Laugier

PJatMelloR « 0660 »

Tout est calme et tranquilleA l'extérieur la ville dortA l'intérieur ça grésilleÇa multiplie les faux contactsLes mises en boîteSorry mon ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs