NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Jack Simard en trio, l’énergie du désespoir

deCatherine Laugier
16 mars 2025
dans Catherine Laugier, En scène, L'Équipe
0
Jack Simard Trio à Venelles Photos ©Catherine Laugier
Jack Simard Trio à Venelles Photos ©Catherine Laugier

16 novembre 2024, MJC de Venelles,

Depuis le temps que vous l’attendiez, cet article. Il fallait bien laisser passer le temps avant de repartager l’enthousiasme de Pol de Groeve découvrant avec ravissement Jack Simard dans sa lointaine Belgique. Pas si loin d’ailleurs de la région de Simard qui loge dans les Vosges et pour qui Venelles (Bouches-du Rhône, à 20 km d’Aix-en-Provence) est du plus grand exotisme.
C’est d’ailleurs réciproque, peu de gens ont entendu parler de lui avant ce premier passage ici et plus largement dans le SUD, où il ne se risque qu’avec précaution, comme d’ailleurs dans ce monde Trois minutes trente avant la fin des temps. Avec le compte à rebours de tout ce qui reste à faire, alors qu’en procrastinant, en se divertissant on s’acharne à le tuer, le temps.

PXL_20241116_194121324 490x382PXL_20241116_195040771.490x368Simard est un acteur inné, je dis bien un acteur, pas un comédien, un qui vit ses émotions tant qu’on ne sait si elles viennent des sujets de ses chansons ou s’il les vit lui-même, lui toujours dans l’action, l’expression, le jeu du corps qui se plie, se tord, s’agenouille, se dresse, se roule par terre, se redresse, se replie, s’effondre comme touché par une balle au cœur. L’énergie du désespoir. Metteur en scène de ses chansons, après la dernière seconde avant la fin des temps, après cet aveu « T’es plus belle que toujours et je t’aime à la mort » où le public retient son souffle, avant de timidement commencer à applaudir, sidéré, déjà séduit, lui fait repartir la musique. Celle du batteur à la longue chevelure qui, malgré son calme apparent, nous tachycarde, Vince Cegielski ; celle de Sébastien Valle, assis ou debout, grand maître d’œuvre à ses claviers. Alors Simard signe de son habituel « Je m’appelle Jack Simard et j’écris des chansons », rajoutant de sa voix feutrée et d’un ton patelin « rigolotes ».

Ces chansons là, de pré-apocalypse, il nous les donnera toutes, avec générosité, ponctuant le concert de moments de tendresse (Il me restera toi, qui s’adresse non à une femme, mais à son chien fidèle) ou de révolte : Si tu veux bien prendre ma place… auquel le public répondra à la lettre, avec des des padapapapapa amplifiés par la batterie qui donne le rythme. Et déclenche des Bravo redoublés sur cet oxymore « Pour la joie c’est sûr que c’est raté / Peut mieux faire en humanité, mais pour le (…) reste : Bravo ! », sur une musique grinçante à la Stromae.

PXL_20241116_210111082 490x368PXL_20241116_210240714.490x368Si l’avenir est noir, il garde suffisamment d’humour, d’énergie et de combativité, un Sang neuf pour juste devenir « des humains plus ou moins grands », pour nous donner quand même la niaque : pourfendant le monde superficiel et formaté tel un moderne Cyrano de Bergerac « Non (…) / Au soin, à la forme /  Au bon goût, à la norme / Au bon vouloir, au bon sens / Au bon dieu, à la bien-pensance (…) Alors non, merci, vraiment », maniant l’auto-dérision, « à c’rythme là dans quatre chansons y a plus personne dans la salle », le « gosse[s] de quarante ans » – le temps ne semble avoir aucune emprise sur lui – est capable de nous attendrir, et le public a forcément envie de démentir « Nos blagues de vieilles poches / Ne font plus rire personne / On est aigris et moches ». C’est de lui dont il se moque, « Merci d’être resté plus de deux chansons », celui qui se souvient de tout sauf de ses concerts, celui qui fait l’éloge du doute, qui se tait pour ne pas faillir, renonce à choisir « parce que dire c’est choisir / Et choisir c’est trancher / trancher c’est renoncer / Et renoncer c’est mourir ». Et culmine dans l’autodérision avec cet emballant Arrête « ton cinéma, Simard, arrête ton bla bla bla » qu’on attend impatiemment à chaque concert, si l’on en juge par le nombre de vidéos d’amateurs tournées par des publics variés.

PXL_20241116_203716098 250x333PXL_20241116_203706016 250x333Simard, c’est cette rage de ce monde qui lui gonfle le cœur, l’envie de l’affamé « à [s’]en bouffer les doigts » qu’il est resté, le doute si émouvant, comme murmuré à notre oreille, de n’avoir pas su s’entre aimer, d’avoir voulu trop plaire à son public, et si « [s]a pseudo poésie n’était que de l’esbroufe / Qui n’a guère diverti que quelques pignoufs », la conscience de notre fragilité sur terre, « Parce qu’avec ou sans moi, demain, il fera jour », mais l’espoir toujours chevillé au corps d’un sursis dans ce monde en ruine, « elle est revenue ». Qui donc, la liberté, l’espérance, en tout cas, un principe féminin, et qui a… « le feu au cul ». Il faut bien cela pour combattre tous les empêcheurs d’aimer en rond, et le public ne s’y est pas trompé, qui lui a fait une ovation. Avec ses textes fleuves et son corps habité, tendu comme un arc, il pourrait assurer le spectacle à lui seul. Pour autant, les deux musiciens en font un véritable feu d’artifice, et le « son », mot actuel ô combien galvaudé, n’en finit pas de soutenir la lettre du message. Que demande le peuple ? Qu’on lui présente de véritables artistes tels que ceux là, et qu’il puisse dire : « Si c’était à refaire, je signe ».

Le site de Jack Simard, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit, c’est là. En concert privé à Tinqueux (51) les 20, 21 et 22 mars 2025, le 29 mars à Charmes (88), à Nogent au Festival Bernard Dimey le 10 mai, autres dates sur son site. 

« Trente minutes trente avant la fin des temps », L’engrenage production 2023 

« Il me restera toi », Live à la Rotonde 2015, (album « Du bruit pour rien », 2015)

« J’ai faim », concert studio 2020 FR3 (album « Sauvage », 2018) 

Tags : Jack SimardNouvellesVenelles
Catherine Laugier

Catherine Laugier

Article suivant
Sttellla « En week-end avec Émilie Dequenne »

Sttellla "En week-end avec Émilie Dequenne"

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Sylvie Vartan Photo ©Philippe Quaisse
En scène

Sylvie Vartan, par amour ou par pitié

Sylvie Vartan Photo ©Philippe Quaisse Par Frédéric Quinonero,  Le Dôme de Paris 8, 9 et 10 novembre 2024, Je tire ma ...

Lancer de disque

Karine Zarka, l’avenir radieux

A mettre côte à côte les pochettes des deux disques de Karine Zarka (l’un de 2006, l’autre tout frais pondu ...

Artistes

Ysé « Quand je regarde »

Quand je regarde les gensBlessés par le temps qui passeJe n'ai plus envie d'attendreJe veux partir en cavaleQuand je regarde ...

Monique Brun (photo DR)
En scène

Barjac 2017. Léo par Monique Brun : l’intime des mots

Monique Brun (photo DR) Il y a sans doute cent mille façons de s’approprier Ferré, se le mettre en tête, ...

Adrien Gallo (photo @Chaumont-Zaerpour)
L'Équipe

Adrien Gallo, des grands sentiments, en douceur

Adrien Gallo (photo @Chaumont-Zaerpour) En Français dans le texte. La fine fleur de la chanson de caractère ne cesse de ...

Jane Birkin
L'Équipe

Jane Birkin façon Étienne Daho

Jane Birkin (photo Agnès Joffre) Quand les douleurs et les peines ne sont plus muettes cela donne un album aux ...

Carantuhill
En scène

Les Roches celtiques, toujours grandioses

Les polonais de Carantuhill, sur scène vendredi et dimanche Il y a peu encore, en fait l'an passé, le festival ...

Catherine Laugier

Rodolphe Burger « Le chant des pistes »

Voici le chant des étoiles Car nous sommes nous-mêmes Les étoiles Car nous sommes des oiseaux faits de feu Et ...

Catherine Laugier

Nesles « Le dur, les cailloux »

Quand je vais te chercherdans le foutre et la rouille je traverse des languesde boue de cire blancheque le frimas éclateet ...

Biblio

L’Almanach le plus insolite (et le plus précieux) qui soit

Ce livre est un OVNI, un fourre-tout grouillant de choses et d'autres. De chansons, des textes d'artistes, de poètes, d'hommes ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs