NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Hélène et le garçon

deCatherine Cour
27 avril 2012
dans Catherine Cour, En scène
3

Elle le dit avec humour pendant son tour de chant : « Je ne fais pas des « reprises » ! Ça, c’était ma mère, lorsque j’avais troué mes chaussettes ! »

Hélène, elle, s’habille des mots des autres (parfois aussi des siens) et elle les décore, les orne, les réinvente, leur redonne une nouvelle jeunesse, une nouvelle actualité, un nouvel éclairage. Comme un mannequin qui sait présenter et mettre en valeur les robes imaginées pour d’autres femmes par les grands couturiers.
J’ai sûrement dû faire, moi aussi, ce genre de réflexion idiote ! Un « vrai » chanteur se devait d’être auteur (si possible également compositeur) et les « reprises » ne pourraient jamais égaler l’interprétation originale. Eh oui ! J’ai été jeune et bête, un peu sectaire, un peu snob et pleine de préjugés… Je ne suis plus si jeune et j’espère avoir un peu mûri, avant de me résigner à devenir tout à fait blette ! Mes oreilles, ma sensibilité se sont habituées à ne plus seulement entendre, mais aussi à écouter.
Et puis j’ai subi mon lot d’auteurs-compositeurs qui auraient eu tout intérêt à trouver des interprètes… et apprécié des interprètes qui arrivaient à sublimer les chansons des autres, à faire oublier le créateur ou à apporter un nouvel éclairage à la chanson qu’ils décidaient de s’approprier. J’ai appris à apprécier ce décalage par rapport à mon « patron », cet ajout de matière qui n’appauvrit en rien l’original.
Tous les « repreneurs » n’arrivent pas à ce résultat, malheureusement ! N’est pas Piaf, Barbara, Brassens, Brel ou Serge Lama qui veut ! (Je ne cite pas ces noms par hasard : ce sont tous des spectacles que je suis allée voir récemment et dont je suis sortie avec l’impérieux besoin de foncer réécouter l’original !)
Avec Hélène Grange, pas de souci ! Vous pouvez ouvrir vos yeux et vos oreilles : c’est du grand art ! Elle prend les textes de Brigitte Fontaine, de Juliette, de Juliette Gréco et elle les fait siens. Elle bénéficie pour ce larcin de la complicité de Michel Sanlaville à la contrebasse ou à la guitare.
Le thème de ce spectacle (chansons écrites par des femmes, ou pour des femmes) permet à Hélène de proposer des auteur(e)s connu(e)s (Anne Sylvestre, Michèle Bernard, Rémo Gary, Barbara, Véronique Pestel…), et d’autres moins connu(e)s (Marie Zambon, France Léa, Jeanne Garraud, Noah Lagoutte, Claudine Lebègue, Élisabeth Ponsot, Jean-Baptiste Veujoz…). À deux ou trois exceptions près (essentiellement les Brigitte Fontaine), je connaissais presque par cœur toutes ces chansons. Eh bien j’en ai redécouvert certaines, sous un nouveau jour, un nouvel éclairage, un nouvel habillage musical. Hélène a choisi de mettre l’accent sur des mots, des idées que je n’avais pas forcément perçues dans la première « version » de la chanson.
Ce genre d’exercice m’intéresse et m’amène souvent à me demander si je serais capable d’en faire autant. Re-créer sans plagier, sans copier servilement. En respectant la lettre mais en changeant parfois l’esprit… Pas partout, pas sur tout, pas tout le temps. Il ne faut pas que ça devienne un jeu de massacre : tout changer sans but, juste pour le plaisir de modifier. Découdre entièrement la robe ne garantit pas que celle cousue avec ses morceaux soit réussie ! Il faut savoir se servir de l’ossature tout en apportant ça et là sa touche personnelle. Parfois juste un ornement, parfois davantage…
C’est ce que réussit parfaitement Hélène Grange. Elle renoue en cela avec une tradition qui n’a été bouleversée que depuis une cinquantaine d’années et qui voulait que les chansons n’appartiennent pas à un unique interprète. Elles pouvaient être « reprises » par des dizaines d’autres chanteurs et certaines versions avaient davantage de succès par un « repreneur » que par le créateur ou l’auteur lui-même !
Et puis, discrètement, Hélène présente aussi ses propres textes qui méritent d’être découverts : elle sait être à l’aise « Dans tes habits » (musique de Clélia Bressat-Blum), ou « Femme de peau » qui nous aide à être bien dans la nôtre, et dans nos fringues à nous !

Le prochain concert d’Hélène Grange, c’est un concert « chez l’habitant » à Bourg-en-Bresse… et puis des ateliers d’écriture ou de chant à Arras, Autrans… Le myspace d’Hélène Grange, c’est ici.

Un mot sur l’association qui propose des spectacles à Rians, dans le Haut-Var : animée par Hubert Dufour, luthier passionné de musique, l’association « Le chant de la Terre » s’est donnée la gageure de programmer « toutes » les chansons, toutes les musiques, sans exclusive… ce qui donne une grande ouverture sur le monde, sur les diverses cultures sous toutes leurs formes : contes, pièces de théâtre, concerts. Les spectacles sont à découvrir et l’association est à soutenir absolument !

Tags : Hélène Grange
Catherine Cour

Catherine Cour

Vous voyez Obélix ? Eh bien c'est un peu moi, en version féminine, sans les moustaches ni le casque à cornes (les tresses, pour l'instant, je peux !). Côté caractère, c'est assez ça aussi ! Je suis plutôt calme, gentille… un rien contrariante sur les bords. J'adore partager, rendre service. Il faut m'en faire beaucoup pour que je sorte de mes gonds… mais quand je prends la mouche, Romain ou pas, il vaut mieux raser les murs ! Sauf que ma potion magique à moi, c'est la chanson "à texte". Il n'est pas né le Panoramix qui pourra m'empêcher d'y piquer une tête aussi souvent que possible ! Jusqu'à dix ans, il n'y avait pas de musique ni de chanson à la maison. La radio n'était allumée que pour les infos. J'étais "sport" et "lecture". Et puis, à onze ans, mes parents m'ont offert un transistor et un Teppaz… et j'ai plongé dans les chansons qui me parlaient comme mes livres bien aimés : Brassens, Brel, Piaf, Barbara, Anne Sylvestre… depuis, je rattrape les années perdues (euh… j'ai peut-être même pris un peu d'avance…!) et je continue avec tous leurs enfants "spirituels" (aux deux sens du mot). J'avoue être davantage attirée par les textes et par les voix féminines que par la musique : je n'y connais rien et si j'ai l'oreille juste, mon cerveau refuse de s'intéresser à des notes s'il n'y a pas une voix dessus. Quel que soit le genre (classique, jazz, folklore…) il me faut d'abord des paroles (si possible dans une langue que je comprenne, mais ce n'est pas une obligation) ! La voix vient ensuite et si elle est belle, tant mieux… mais la musique ne me "parle" pas. Les seules émotions qu'elle m'apporte sont celles des textes qu'elle supporte. Ah ! Et puis un défaut que j'ai failli oublier, mais que vous constaterez vite : je suis bavarde ! Très, très bavarde… Hein, Michel ?    

Article suivant
NosEnchanteurs, repaire et repères de la chanson

NosEnchanteurs, repaire et repères de la chanson

Commentaires 3

  1. Michel TRIHOREAU says:
    il y a 14 ans

    Je ne connais pas (encore) Hélène Grange, mais je suis pleinement d’accord avec son propos sur l’interprétation. Les reprises (comme pour les chaussettes) servent à réparer, à boucher des trous… l’interprétation c’est autre chose. C’est une re-création qui n’est généralement pas comprise de beaucoup de « responsables » culturels. Pourtant, donner un prolongement de vie à de belles chansons, c’est en respecter le caractère artistique et les empêcher de tomber dans l’oubli comme de vulgaires produits (oui, je sais, Pierre D. va me dire que la chanson est aussi un produit !) ou simplement comme des créations mineures (autre débat).
    Il suffit de voir Laurent Viel chanter Brel, Annick Cisaruk chanter Barbara ou Ferré ou plus récemment Elsa Gelly, pour comprendre qu’un interprète est un créateur.

    Reply
  2. VEUJOZ Jean-Baptiste says:
    il y a 14 ans

    Ha ben ça alors, ça fait du bien de lire des articles sur ma grande soeur… Je confirme, valide et renchéri sur tout ce qui est dit plus haut !

    Reply
  3. Michel SANLAVILLE says:
    il y a 14 ans

    Salut
    😯 lignes sur Hélène. Elle le mérite…!
    Mais « le » garçon, lui 1 ligne de 9 mots pour le décrire.
    Merci de l’oublier totalement.
    On oublie que le « musicos » bosse des heures à trouver un jeu instrumental pour mettre en valeur les textes de la chanteuse….
    Quelle écoute bien sélective.
    Un musicien est aussi un créateur…

    Michel SANLAVILLE… »le garçon ». Oui celui qui accompagnait ce soir là…!

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Steve Waring (photo non créditée)
L'Équipe

Steve Waring : le matou nous revient

Steve Waring (photo non créditée) Durant le confinement, l'immense Steve Waring et son fils revisitent sur facebook un répertoire riche ...

Emmanuel Della Torre
Lancer de disque

Emmanuel Della Torre, « amérisques et périls »

Emmanuel Della Torre (photo de presse fournie par l'artiste) « J’ai enterré ma hache de guerre, chassé l’esprit de vengeance / ...

La Chanson du Jour

Théophile « Laisse-moi »

J'aime si souvent te direQue je ne sais pas quand viendra le pireToute petite dans l'assembléePas d'étiquette dans le sentierPour ...

Catherine Laugier

Fred Nevché « Le besoin de la nuit »

  Avec le besoin de la nuit (ad libitum)   Fred Nevché   Paroles et Musique Fredéric Nevchehirlian. Extrait de ...

Yoanna et Mathieu Boust, le débat d'après concert (photo MK)
En scène

Yoanna, « femmes, vies de merde »

Yoanna et Mathieu Goust, le débat d'après concert (photos MK) 10 février 2022, festival Les PolySons, lycée agricole de Précieux-Montbrison, ...

Catherine Laugier

Charlotte Valandrey « Plus de temps à perdre »

Le bal des illusionsMensonges à répétitionDire oui quand j'pensais nonJ'ai donnéLa valse des p'tits marquisDes p'tits égos bouffisLa comédie de ...

Daphné Dauvillier (photos Sandra Ancelin)
Lancer de disque

Daphné Dauvillier : des femmes debout !

  Daphné Dauvillier (photos Sandra Ancelin) On ne connaît pas Daphné Dauvillier. Ou plutôt on ne la connaissait pas, pas ...

Les stagiaires hier au soir, sur la scène d'Astaffort, au terme de ces Rencontres (photo)
En scène

40èmes Rencontres d’Astaffort : le bout du bout, le final

Les stagiaires hier au soir, sur la scène d'Astaffort, au terme de ces Rencontres (photos MH Blanchet) Ce fut hier ...

Catherine Laugier

No Mad « Des oiseaux la nuit »

J'ai des amis Qui vont danser Quand vient la nuit Qui prennent le Train de minuit Et sont heureux Ils ...

Catherine Laugier

Christina Rosmini « Le temps qui passe »

Quand, marchant sur un fil,On se souviendra d’aujourd’huiOn se dira comme il,Comme il était joliCe temps où l’on sortaitSemer le grain de nos enviesEt, mieux ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs