NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Grands chanteurs et demi-dieux

denosenchanteurs
25 mars 2011
dans Saines humeurs
10

Un commentaire récent de Christian P. sur ce blog : « Pourquoi toujours aller fouiller la merde chez nos chanteurs ? Laissez-nous écouter les chansons de Perret et de Lavilliers tranquille, leur talent n’a pas besoin d’artifices pour exister. » Là, je réponds…

Robert Allen Zimmerman, dit Bob Dylan, qu'on dit notoire mythomane : s'intéresser à lui est-il possible sans passer pour un indécrottable "fouille-merde" ? (photo DR)

On peut effectivement se contenter de ce que nos amis artistes nous chantent, escomptant notre ration de satisfaction, notre pesant d’émotion. Aller d’une chanson l’autre, d’un chanteur l’autre, sans rien d’autre que ce plaisir immédiat. Et suffisant.
Sachant que l’essentiel de ces artistes (au moins ceux qui sont auteurs) ne parlent vraiment que d’eux-mêmes, en une forme d’autobiographie chantée, il me semble dommage – sans toutefois être indispensable – de ne pas aller plus loin dans la connaissance du chanteur. Je suis toujours étonné de savoir à quel point Brel ou Brassens ont pu mettre leur vie en vers. Les bourgeois, Mon enfance, Ne me quitte pas, Les fenêtres… Brel n’a rien fait qu’à puiser dans sa vie pour nourrir ses vers. Les quatre bacheliers, Jeanne Martin, L’Auvergnat, Trompettes de la renommée… Brassens fit pareil, comme bien d’autres. Aller plus loin en Barbara, fouiller ses portées, c’est lire une vie, la sienne, qu’elle nous a chanté avec juste la pudeur de mots qu’il faut savoir décoder.
Sans nuire nullement au plaisir d’écouter, de réécouter de telles chansons, en savoir un peu plus sur leur a.d.n. me semble intéressant. Ça peut changer l’éclairage d’une œuvre, nous instruire utilement.
Je tiens Pierre Perret pour un des grands de la chanson, loin de l’image réductrice de l’amuseur qu’hélas certains retiendront. Raison de plus pour, au-delà des autobiographies forcément complaisantes du Pierrot, des (possibles) petits arrangements entre lui et sa mémoire (la tentation est grande quant on écrit soi-même), on daigne s’intéresser à qui il est vraiment, à son histoire, donc à la genèse de son œuvre. Dans ce qu’elle a de meilleur, dans ce qu’elle a de moins bon aussi. On le fait bien à propos d’écrivains, d’acteurs, d’hommes politiques et autres personnalités : un chanteur, qui plus est populaire, ne démérite pas d’un tel intérêt.
On peut questionner aussi les chansons et s’interroger quand les ressemblances avec d’autres sont parfois fortes. Ainsi, et sans forcément juger, on peut s’étonner de la proximité de la chanson de Louki et des fameuses Jolies colonies de vacances. On peut être aussi surpris à l’écoute de Blanche par deux vers (« Que ses cuisses fuyaient comme deux truites vives (…) J’ai chevauché ainsi ma plus belle pouliche ») qui semblent s’être égarés d’un poème de Federico Garcia Lorca (« Ses cuisses s’enfuyaient sous moi / Comme des truites effrayées (…) De ma plus belle chevauchée / Sur une pouliche nacrée » in La Femme adultère). Réminiscence sans doute… Quant on sait que Perret vient de jurer mordicus, dans l’enceinte d’un tribunal, avoir « toujours bu dans (sa) tasse » (ce qui, dans son langage joliment imagé, veut dire clairement qu’il n’a jamais piqué à autrui), on est en droit de se poser tout de même quelques questions.
Je dis que, sauf à considérer que nos amis les chanteurs sont de droit divin, dispensés de rendre des comptes, on a le droit (le devoir ?) de s’intéresser à leur vie et à leur œuvre, d’aller plus loin, de gratter le vernis. Et le cas échéant de (leur) poser des questions. C’est ce qu’à fait Sophie Delassein concernant Perret dans les colonnes du Nouvel Obs, par une enquête qui me semble toutefois un peu légère, où à l’évidence la charge est énorme et les preuves légères.
C’est ce que j’ai fait avec Lavilliers. Ce travail sur Le Stéphanois n’est pas une entreprise de démolition et ne fouille aucune merde (ou alors il faut m’expliquer ce qu’est cette merde) : c’est un regard public et critique (et tendre à la fois) porté sur un artiste dans sa dimension publique. Encore heureux qu’on puisse exercer un tel regard critique sur ces personnages. Et parfois rectifier le tir quand, manifestement, la mémoire s’égare et fabule quelque peu.
Ça ne m’empêche pas, moi, d’écouter et de faire découvrir Lavilliers et Perret, deux artistes que je tiens pour grands. Car jamais je ne confonds grands chanteurs et demi-dieux.

Tags : Bernard LavilliersBob DylanPierre Perret
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Foulquier, petites choses et grande forme

Foulquier, petites choses et grande forme

Commentaires 10

  1. joan says:
    il y a 16 ans

    A part pour Perret que je trouve être un abominable sous-Brassens sans intérêt, le reste est fort bien dit.
    Et merci pour l’interview de Yacoub!

    Reply
  2. Christian PIERREDON says:
    il y a 16 ans

    Lorsque je lis les critiques faites à Lavilliers, à Perret, j’ai l’impression de n’être pas loin de ces revues style voici, qui passent leur temps à l’aide de leurs paparazzi à fouiller dans la vie privée des artistes, parce que le scandale fait recette. Moi, ce qui m’intéresse dans un artiste, c’est ce qu’il offre à mes sentiments. Que m’importe qu’il soit inspiré par un tel ou un tel, même en empruntant quelques vers pour les mettre dans une chanson. Et alors ? Ce qui entoure ces quelques vers est d’aussi bonne qualité, au même niveau de l’emprunt, et c’est là le talent. Il ne m’importe peu de savoir si le chanteur utilise un dictionnaire de rimes, si il a une technique particulière pour écrire ses chansons, ce qui compte, c’est ce qu’il me donne. Et ça, le talent, on l’a ou pas. En participant à la recherche de ses vices, de ses trucs, de ces manies, on sort de l’art et on va vers la critique populiste qui fait vendre les journaux qui, si ils n’étaient pas en papier glacé, pourraient servir à un usage autre. Voilà, ce que j’appelle fouille merde. mais chacun voit les choses comme il veut.
    Cordialement,
    Christian PIERREDON

    Réponse : Vous l’avez compris Christian : je soutiens par principe la démarche (l’enquête) de Sophie Delassein (que je ne connais du reste ni d’Ève ni d’Adam), pas le résultat (il n’y a pas en l’état de quoi fouetter un chat, fut-il de Léautaud, même si le doute me semble en partie justifier le papier…).
    Mais ni ça, ni le travail que j’ai mené ne peut ressembler en quoi que ce soit à « ces revues style Voici ». Savez-vous vraiment ce que sont ces revues, en lisez-vous ? Avec le matériau que j’ai pu amasser ici et là concernant Lavilliers (dont à peine la moitié est utilisé dans Les Vies liées de Lavilliers), j’aurais pu concevoir un tout autre ouvrage, pour le coup très « Voici » ou « Closer » : il y avait, je vous prie de le croire, largement de quoi… La différence est sans doute la dignité, le respect, la protection de la vie privée aussi. Et l’indéfectible amour de la chanson. En fait, la différence est peut-être celle existant entre un journaliste de « Chorus » et son confrère de « Closer » ou d’ »Ici-Paris ».
    Le statut public d’un personnage public autorise un regard public. N’y aurait-il que la parole du personnage, même si ce dernier la falsifie à loisir, qui soit autorisée ? Et ce n’est pas la recherche de « vice » ou de « trucs » qui motive, c’est la recherche de la vie et de l’œuvre, cette dernière pouvant mieux s’aborder par un faisceau d’informations complémentaires.
    Quant aux « ressemblances » que d’aucuns nommeront « plagiats », je crois comprendre en vous lisant que l’artiste aurait le droit de copier qui il veut mais que l’observateur n’aurait pas le droit, lui, de le signaler. Dans ce monde actuel de tricheurs, de faussaires, peut-être : permettez-moi cependant d’avoir une toute autre conception. On peut s’inspirer d’un texte-souche, oui, pourquoi pas. Mais à la condition d’en signaler l’origine, de le créditer. Ça s’appelle, je n’ai rien inventé, l’honnêteté. Du reste, il y a des lois qui sanctionnent ça.
    Ce ne sont pas de telles recherches littéraires et biographiques qui font vendre les journaux, loin s’en faut. Hélas, car les journalistes, si c’était le cas, feraient peut-être enfin le travail pour lequel ils sont payés : à savoir collecter et traiter les informations, certes, mais aussi les vérifier, même si ce n’est que de la chansonnette… MK

    Reply
  3. Christian PIERREDON says:
    il y a 16 ans

    Nos grand compositeurs de musique classique ont souvent fait des copies de phrases musicales d’autres compositeurs dans leur propres oeuvre. A l’époque, c’était considéré comme un hommage, et pas comme un plagia. Les temps ont changés. Mais la musique occidentale n’est faite que de 12 notes, ne l’oublions jamais, et inventer sans risquer de copier est pratiquement impossible. Une grande variété de chansons utilisent la même grille d’accord, et pourtant, elles sont bien différentes. Une phrase, placée dans un contexte différent, peut aussi prendre une autre couleur. Quel est le premier auteur qui à fait rimer amour avec toujours, celui là, il a été plagié combien de fois ? Pour moi, le fait de prendre une phase n’est condamnable qui si on en fait quelque chose de lamentable. Il y a bien d’exemple, dans la musique actuelle ou l’on se sert de phases musicale parce que le rythme à fait un tabac, et on l’utilise pour faire de la non chanson. c’est l’univers des samples, copieurs revendiqués. Je ne pense pas que Lavilliers ou Perret soit à classé comme rappeur, leur utilisation est tout de même poétique, et de grande tenue, c’est le moins que l’on puisse dire.

    Sinon, ça me semble très évocateur de voir de tels débats naître à notre époque où les auteurs se demandent comment ils vont vivre, avec la révolution numérique. La SACEM sera-t-elle encore longtemps leur moyen de (sur)vivre ? Vu le gains qu’ils ont avec les vente de titres en ligne, je crains qu’une révolution des meurs artistiques risque de faire évoluer les mentalités, et pas dans un sens joyeux…

    Reply
  4. Philippe says:
    il y a 16 ans

    Un article dans Sud-Ouest sur votre livre traitant du Grand Fauve D’Amazone !
    http://www.sudouest.fr/2011/03/26/bernard-lavilliers-du-blush-sur-le-cv-353656-4608.php

    Réponse : Merci du tuyau, Philippe. C’est toujours appréciable. MK

    Reply
  5. CCS says:
    il y a 16 ans

    A propos d’emprunts, quelques lignes où Jim Jarmush, Godard et Picasso ne sont pas loin de donner raison à Christian P. :

    « Rien n’est original. Vole partout ce qui t’inspire ou nourrit ton imagination. Dévore les vieux films comme les nouveaux, musique, livres, peintures, photos, poèmes, rêves, conversation de hasard, l’architecture, les ponts, les panneaux de circulation, les arbres, les nuages, les formes d’eau, lumières et ombres. Choisis parmi ce que tu voles ce qui parle directement à ton âme. Si tu agis de cette manière, ton travail (et ton butin) seront authentiques. L’authenticité est incalculable ; l’originalité est inexistante. Et ne te soucie pas de reconnaître ton vol, rends hommage si tu le sens. Dans tous les cas, souviens-toi de ce que disait Godard : « L’important, ce n’est pas où tu prends les choses, mais où tu les emporte ». »
    Jim Jarmusch

    « Copiez, copiez, vous finirez par faire une oeuvre ! »
    Picasso

    Reply
  6. Odile says:
    il y a 16 ans

    Je viens de lire l’article de Sud-Ouest.
    Le prix d’entrée de son tour de chant à Talence, samedi soir, était de 37 euros… quand même !
    Le Grand Fauve d’Amazone a les dents longues…

    Reply
  7. Delorme says:
    il y a 16 ans

    Bob Dylan s’est inventé une légende et il est devenu une légende!
    Lavilliers a voulu faire la même chose et il n’est qu’un mythomane.
    Il n’est pas AUSSI malin comme Dylan, et puis au niveau des chansons

    Reply
  8. Delorme says:
    il y a 16 ans

    J’ai publié involontairement!
    Je poursuis :
    Il n’est pas aussi malin que Dylan et au niveau des chansons et de la voix, ça n’est pas la même galaxie.

    Reply
  9. Delorme says:
    il y a 16 ans

    Ceci dit Dylan a raconté n’importe quoi au début de sa carrière, mais depuis il se tait, il n’a plus besoin de raconter grand-chose!
    C’est certainement un drôle d’oiseau, et sans doute serait-il décevant de le côtoyer, mais son succès planétaire est quand même dû avant tout à ses chansons extraordinaires.

    Reply
  10. léo says:
    il y a 16 ans

    Tant pis si t’es dans la débine
    T’avais qu’à êt’ dans la maffia.
    Un coup d’sourdine,
    Deux sous d’combine
    Et t’avais ton rata.
    Si tu chant’s ma chansonnette
    Pour fair’ ton métier d’vedette
    T’as qu’à barrer c’qui t’embête
    Avec des « ixe », avec des « ixe »
    Ou bien chanter en engliche

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Lancer de disque

Lily Luca, la vie qui pointe

Lily Luca (photo Carole Reckinger) Autant la voix que la façon de chanter de Lily Luca font volontairement gamine. Du ...

Les Fatals Picards (capture d'écran)
L'Équipe

Le Syndrome de Göteborg, maladie d’humour des Fatals Picards

Les Fatals Picards (capture d'écran) Voilà un beau cadeau de départ pour notre ex-ministre de la culture adorée, Roselyne Bachelot. ...

Catherine Laugier

Barbara « Au bois de Saint-Amand »

Y'a un arbre, je m'y colle, Dans le petit bois de Saint Amand,Je t'attrape, tu t'y colles,Je me cache, à toi ...

Biblio

Bernard Dimey, tiré par la manche de Jean-Michel Piton

Je dois avouer n’avoir jamais vu cet Homme de la manche de Jean-Michel Piton, spectacle créé en 2015, toujours trop ...

Catherine Laugier

David Assaraf « Juré craché sur vos tombes »

J’aiguisais de mon canifLes deux lames blanches d’un décisifEnnuiJe m’avisais à en sourireDe m’inciser pour ainsi direComme suitD’une ligne droite ...

Catherine Laugier

Louis Arlette « La rage »

Je trouve beaux nos ébats Ils sont comme des combats Auxquels toujours je succombe Dans ton désir je me débat ...

Catherine Laugier

Joseph Léon « God’s forgotten daughter »

When you're down and out When you can no longer play your part When the lies you're told sound so ...

"Prince" à La Criée 2020  Photo Tous en sons
Catherine Laugier

Tous en sons 2, festival musique jeunesse en ligne

"Prince" à La Criée 2020 Photo Tous en sons Ce Festival créé en 2019 dans la région Sud et principalement ...

La Chanson du Jour

Boule « Petit-fils de Fantômas »

Anonyme devant le quaiSur mon 31Je composte mon ticketTrain train quotidienUne moustache posticheLunettes de soleilDe temps en temps la barbicheOu ...

vvvvvv (photos Norbert Gabriel)
En scène

Taparole est d’or…

Nos lecteurs trouveront-ils dans cette photo notre rédacteur vedette Patrick Engel parmi les fans des Cotons-tiges ? (photo Norbert Gabriel) ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs