NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Georgette Lemaire, 1943-2025

denosenchanteurs
23 décembre 2025
dans Hommage
0

GEORGETTE LEMAIREC’est dans un Ehpad, la Maison des artistes de Nogent-sur-Marne, qu’elle est décédée au premier jour de l’hiver : un cocon, un havre de paix pour celle qui devenue miséreuse fut souvent menacée d’expulsion.

Étonnement, la discographie de Georgette Lemaire est bien maigre : six albums, de 1966 à 2014 (mais, on s’en doute, beaucoup de 45 tours…). Son ultime album, Paris-Jazz, n’était fait que de reprises de chansons célèbres, de Sous le ciel de Paris à La Complainte de Mackie, de La Complainte de la Butte, à À quoi ça sert l’amour (interprétée avec Sanseverino) : du grand et bon classique, de quoi retrouver les origines de son entrée en chanson, de quoi définitivement la ranger à ce chapitre-là.

Morte dans la pauvreté, Georgette Kibleur est née tout aussi modestement, dans le quartier de Belleville. Une scolarité normale, sans gloire, avec tout de même ce plus, cet avantage qui la prédestine : elle est première en chant. Plus tard, alors jeune femme, elle chantera tous les dimanches aux puces de Saint-Ouen avec un répertoire de chansons réalistes, de Piaf à Ferrat…

En 1965, le destin frappe à sa porte. Sa mère l’incite à s’inscrire au télé-crochet alors très en vogue : Le Jeu de la chance, l’émission aux votes à l’applaudimètre de Raymond Marcillac. En novembre de cette année-là, elle y participe à trois reprises, chaque fois avec un titre d’Édith Piaf : faut dire qu’on y célébrait la mémoire de l’icône morte deux ans auparavant et dont le biznesse cherchait une successeuse. Pour au final être ex-aequo avec une certaine Mireille Mathieu. L’histoire officielle – celle dont le public se souvient pour l’avoir vue sur le petit écran en noir et blanc – veut que Georgette se soit désistée au profit de Mireille, après toutefois avoir signé un contrat discographique avec Philips. On saura bien plus tard par Georgette Lemaire elle-même qu’elle fut quelque peu forcée à prendre cette décision dont jamais elle ne se remit professionnellement. Une vérité d’airain qui se vérifie toujours : c’est moins le public qui fait le succès d’un artiste que les « gens du métier ».

Le succès de l’avignonnaise, bien mieux entourée professionnellement qu’elle, nuira durablement à Georgette Lemaire, un temps poulidor d’une vaine compétition (on les présenta longtemps comme rivales) avant de s’estomper, à quelques succès près, et peu ou prou disparaître de la mémoire populaire.

Georgette Lemaire eut à son actif quelques beaux succès, d’autant méritoires qu’à cette époque le yéyé s’était imposé, balayant sur son passage une grande partie de la chanson : A faire l’amour sans amour, Le Cœur désaccordé et Et si c’était vrai, signés du compositeur Charles Dumont, figurent sur son premier album. Mais son plus grand succès fut un titre écrit par Pascal Sevran, Vous étiez belle, madame, en 1968. On citera pareillement des titres comme Des millions d’amoureux en 1969 ou Demain sera différent, chanson du film Le Professeur en 1972 avec Alain Delon. En 1967 elle se produisit à Bobino en première partie d’un Georges Brassens qui souvent l’a soutenue, notamment dans les médias qui avaient tendance à ne privilégier que celle d’Avignon. Elle connaîtra encore de belles scènes dans les années soixante-dix. Et des distinctions, comme ce « Grand prix de la chanson populaire française », décerné par un jury d’écrivains, dont Boudard, Fallet et Le Breton, ce qui n’est pas rien, ou encore la dédicace d’un certain Charles Aznavour : « Une voix, un cœur, une authenticité, et dans son chant les cris de l’animal blessé, telle qu’en elle-même Georgette Lemaire. »

Georgette Lemaire avait signé une autobiographie, À m’en déchirer le cœur, parue en 2010.

 

« Vous étiez belle, madame » : 

« C’est trop facile, monsieur » : 

Tags : Georgette LemaireNouvelles
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Allan Vermeer « Noël blanc »

Allan Vermeer "Noël blanc"

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
La Chanson du Jour

Félix Leclerc « Contumace »

Un habitant d'l'Ile d'Orléans philosophait Avec le vent, les petits oiseaux et la forêt Le soir venu à ses enfants ...

Romain Lemire (photos Anne-Marie Panigada)
Anne-Marie Panigada

Romain Lemire… Gaston moins le quart mais pile à l’heure (d’été !)

Romain Lemire (photos Anne-Marie Panigada) Il est des spectacles rares pour lesquels l’appellation tour de chant ou concert ne suffit pas ...

La Chanson du Jour

Monsieur Roux « P’tite Pouf »

P'tite pouf je t'aime bien Avec ton jean taille basse Sur la cambrure de tes reins Ton string qui dépasse ...

Suzane sur la scène de Namur (photos Annick Delperdange)
En scène

Namur 2021. La Suz(an)e est inimitable

Suzane sur la scène de Namur (photos Annick Delperdange) Les Nuits solidaires, Namur, 29 août 2021,   Voici déjà venu ...

Saines humeurs

10 mai 1981, le début de la fin de la chanson

A l’occasion du quarantième anniversaire du 10 mai 1981, date que je m’évertue à tenir pour historique, Télérama fait sa ...

Saines humeurs

Liberté, démocratie, ainsi soit-il

Dans le désordre : les Versets sataniques de Salman Rushdie, les caricatures de Mahomet, le « Allah » de Véronique Sanson. Ça et ...

Lancer de disque

Par chance, la chanson a Toufo

D’abord la pochette, superbe dessin de Zep (le papa de Titeuf), si beau, si coquin aussi, qu’on aimerait l’avoir chez ...

Catherine Laugier

Yves Montand « Au Kabaret de la dernière chance »

Il y a ceux qui rêvent les yeux ouverts  Et ceux qui vivent les yeux fermés  Ceux pour qui tout ...

La Chanson du Jour

Da Silva « Le coureur de fond »

Les sentiments se tassent Quel est ce mystère As-tu trouvé la force ?Après avoir mordu la terreDe revenir à quai Sans ...

Clarika à Venelles (photos Nicolas Blanchard)
Catherine Laugier

Clarika : notre cœur ne bat que pour elle

Clarika à Venelles (photos Nicolas Blanchard) 3 juin 2017, MJC de Venelles,   Frêle silhouette en combinaison pantalon noire, grâce ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs