NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Festival des Chansons fraîches. Les voyages de la belle Hélène Piris

denosenchanteurs
9 avril 2018
dans En scène, Festivals
0
Hélène Piris à la Cosmopolithèque (photo MIchel Trihoreau)
Hélène Piris à la Cosmopolithèque (photo Michel Trihoreau)

7 avril 2018, Festival des Chansons fraîches, Cosmopolithèque de Béziers,

 

Ce n’est pas que le courant ne passe pas. C’est l’électricité qui se joue de l’intermittence, de l’alternatif… De fait on fait en acoustique. Vu la jauge de la salle, c’est plus réaliste et précieux. La Lyonnaise Hélène Piris est en scène, au chant et au violoncelle : à ses côtés Oriol Martinez Codinachs, à la guitare électrique. Complicité. Il y a ces mains et ces bras qui parlent abondamment, ce visage anguleux et fin, troublant, boule à presque zéro qui accentue plus encore la finesse, en harmonie avec celle du propos.

Jeux de piste et départ immédiat dans l’espace et dans le temps. « Ô ma belle Phocéenne… », un premier repère, déjà une rive de la Méditerranée, sur des rythmes qui appellent au voyage, rêves de marin… Hors l’amour et cette rencontre de celui qu’elle aime, qu’elle chante avec toujours le même enthousiasme, Piris est en constante recherche. D’un territoire, du passé, collectif et familial. De racines qui pour certaines s’enfoncent dans le sol de la Drôme, Entre la garrigue et la centrale nucléaire. D’autres plus lointaines, au bled. Emotions d’un passé recomposé, souvenirs diffus, contrariés, en partie estompés, que scinde la grande bleue. Mais « l’Algérie coule dans mon sang »… Ne chante-t-elle pas Les montagnes de l’Atlas comme pour, fille d’exilés, non d’ailleurs pour y retrouver les reliefs de l’enfance, mais questionner l’Histoire, « lui demander comment c’était » cette guerre.

« Alors j’ferme les yeux pour m’enfuir d’ici ». C’est un parcours intérieur, retour sur soi, forcément intime, que, nous prenant à témoin, elle réussit à nous faire partager. Les notes, prélevées ici, captées là, toujours dans le spectre des couleurs du Sud, sont pour ce périple un précieux véhicule. On voyage. Mais « Qu’est-ce qu’on fait après / Quand on a fait le tour du monde ? »

Rien que de la finesse, du précieux, tant dans les notes que dans ces mots qui, mis bout à bout, font son et sens. Qui tous attisent notre curiosité, nous suggèrent des paysages, des situations, parfois nous interpellent. Bien sûr, tout ne vise pas les grands horizons : le quotidien, même les journées de merde y sont. Dans cette vie, des portraits comme celui, en Ombres chinoises, de deux amoureux. Pure dentelle.

La scène sur laquelle joue Piris nous semble être intéressant format pour l’empathie, la complicité. Pour de tels aveux. Comme un espace où on peut tout se permettre, d’autant plus qu’Hélène Piris n’est pas étrangère à l’humour qui se niche autant au creux de ses vers que de ses présentations.

Dans ce monde de la chanson où il y a, on le sait, pléthore d’artistes, il est possible d’être semblable à beaucoup d’autres. En conséquence de passer inaperçu(e). Hélène Piris est de celles qui ne ressemblent à rien, à personne : on ne risque pas de la confondre. Par son physique, oui. Par sa façon d’être et de chanter, le timbre si joliment dentelé de sa voix. Et ses chansons qui empruntent d’autres voies encore, autres parcours, autres destinations. Forcément, ça nous la rend unique.

Rappel en solo, corps à cœur avec l’instrument sur des effluves jazz. « J’suis toujours dans la salle de bains… » chante-t-elle. L’argument est fragile, sur le fil, et ne tient qu’à la grâce de l’artiste. Qui n’en manque pas. Je maintiens : c’est agréable voyage par elle, avec elle.

 

Le site d’Hélène Piris, c’est ici. Ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, c’est là.

Tags : Chansons fraîchesHélène PirisNouvelles
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Patrick Abrial & Jye « Les Amants d’un jour »

Patrick Abrial & Jye « Les Amants d'un jour »

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Ghislain Debailleul

Henri Dès, péchés de vieillesse

Clément Marot et François Rabelais l’avaient dit il y a bien longtemps : « Tout vient à point qui peut ...

Catherine Laugier

Orage « Jusqu’à quand »

Jusqu’à quand le silence sera une raison de vivreJusqu’où se taire nous fera-t-il tenirJusqu’à quand le silence sera une raison ...

Catherine Laugier

Cécil Mévadat « Engrenages »

Passants qui baissent le regard Juste frôlés là par hasard  Pressent le pas sur le trottoir Étrange façon de percevoir ...

Catherine Laugier

Mathieu Thonon « Sous nos pieds »

On a mis du bitume, coulé du béton pourAvoir un sol sécurisé sous nos piedsYou love me, I love youOn ...

Catherine Laugier

Samuel Covel « Madame Voyageur »

Penche toi un peu plusVers le centre de mon mondeMadame voyageurSous mon lit y'a des paysD'étranges carnavalsDes serpents qui avalentDes ...

Catherine Laugier

Festival Pays d’Aix 2019. Tom Bird, l’oiseau et la sirène

Tom Bird 2019 capture d'écran 7 octobre 2019, Aix-en Provence, Théâtre de la Fontaine d'argent   Tom Bird, alias Kévin ...

Gilbert Laffaille (série photographique d'Anne-Marie Panigada)
Anne-Marie Panigada

Gilbert Laffaille : « Il est peut-être encore plus difficile d’écrire des chansons »

Gilbert Laffaille (photos Anne-Marie Panigada) Entretien avec Gilbert Laffaille, réalisé par Nicolas Céléguègne, à l'occasion de la sortie du coffret ...

(photo capture d'écran)
Catherine Laugier

Avignon Off 2016. Narcisse, il suffirait de dire je t’aime

Cliquez sur j'aime (photo capture d'écran) "Cliquez sur j'aime", Théâtre au Coin de la lune, 29 juillet 2016,   Le ...

Lancer de disque

Sébastien Guerrier, l’heureuse surprise

Parmi les nombreux cloisonnements de la chanson, il en est un fameux qui isole la chanson traditionnelle (ce que dans ...

Le final de l'hommage à Aznavour (photos Michel Trihoreau)
En scène

Aznavour chez Brassens, à Vaison

Le final de l'hommage à Aznavour (photos Michel Trihoreau) Festival Georges-Brassens 2019, Vaison-la-Romaine,   Je suis arrivé trop tard pour ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs