NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Éric Guilleton, l’intemporel

denosenchanteurs
6 janvier 2025
dans Lancer de disque
1
Eric Guilleton (photo Pauiine Ngoc)
Eric Guilleton (photo Pauline Ngoc)

Quand il ne fait pas son « dessin du dimanche » qu’invariable- ment il publie le jour même sur facebook, que fait donc Éric Guilleton ? Il pousse la chansonnette. Oh, pas sur scène tous les soirs, ça se saurait : c’est d’ailleurs bien dommage pour ce trouvère de bon aloi, tout autant que pour son public. En tout cas, il écrit et compose et, tous les cinq ou six ans, sort un nouvel album qui, pour des amateurs plus éclairés que d’autres, est toujours un grand événement, très grand ravissement. Celui-ci ne fera pas exception : il est simplement succulent.

C’est le huitième CD, après le 1959 (son année de naissance) d’il y a quatre ans, de cet artiste découvert jadis dans le sillage de son mentor et ami Pierre Barouh, qui a produit deux de ses albums.

Au luxe musical des Temps d’errance en 2012, alors avec l’ensemble DécOuvrir dirigé par Étienne Champollion, Guilleton avait préféré la sobriété d’un solo guitare et piano sur l’album suivant. Là, c’est aux guitares acoustiques, banjo et harmonica qu’on le retrouve, avec toutefois le renfort de Gérard Gabbay aux guitares acoustiques et électriques, ukulélé et bouzouki. Bel équipage que renforcent Inès Désorages sur un duo et des voix d’enfants sur un autre titre. Guilleton trimballe tendresse et mélancolie (il se permet même le réjouissante reprise de Colchiques dans les prés, à la feuille tourbillonnante, en suggestion dans le premier titre, en interprétation dans le dernier) dans un folk-song parfois teinté de blues, à la voix blanchie sous le harnais, pour toujours séduisante, apaisée, apaisante. Nos folk-singer sont désormais bien rares, Guilleton n’en est que plus indispensable. Puisant son vocabulaire des sentiments dans l’avant comme dans le présent, ses vers sont frappés d’une rare intemporalité, d’une surprenante conjugaison : « Laisse le bon temps rouler / Demain je t’aimais… »

954ee6_7a63ab401ed440ae9a1db446786efe5a_mv2Lui qui se « fait la belle / dans l’éclat d’un arc-en-ciel » ne nous entretient vraiment que de l’amour, de l’amour de la vie, qu’il traite à la manière d’un élément essentiel, universel, « comme l’eau et le sel ». Chaque mot chez lui pèse son poids, dans une paradoxale légèreté.

« Tu ne me diras jamais je t’aime / L’as-tu trop dit où pas assez / Si je le chante aujourd’hui c’est / Que la terre tourne quand même / Faut la pousser la chansonnette / Ça tu l’écris comme tu veux / Je me fous des anges et de l’enjeu ». Si le propos est impliqué, il ne l’est vraiment que dans la tendresse, l’émotion. Et comme détaché du reste, de l’épaisseur du temps, du poids des souvenirs, dérision dérisoire à l’adresse de ces copines et ces plumards dont il n’a vu que des plafonds (très jolie valse pour qui compte les mouches au plafond)… Et de toutes ces horreurs et indignités qu’il nous livre en un surprenant titre : « Laval Vichy raclures / Bannières prières tonsures / Enfants soldés murmures / Vaches folles fatwa parjures / Nazis Pétain doublures… » dont il se tire d’un délicat « Encore heureux qu’on était beaux ».

Dans l’espace, bien trop long, entre deux albums, Guilleton a chaque fois le temps de s’éloigner de nous, de se faire oublier, de faire mentir notre prétendue fidélité. Mais un nouvel album parait qui nous rappelle à lui, nous ressaisit, nous dit, et c’est essentiel, le bel artiste qu’il est.

 

Éric Guilleton, Demain je t’aimais, Bossa Flor Music 2024. La page Éric Guilleton sur le site Bossaflor, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là.

 

Pas de vidéos liées à ce nouvel album. Par défaut et pour le plaisir, en voici deux plus anciennes :

« Tant que je tangue » (2015) :

« Une ville, un soir » :

Tags : Eric GuilletonNouvelles
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Jean Guidoni « Il y a »

Jean Guidoni "Il y a"

Commentaires 1

  1. Nectoux Olivier says:
    il y a 2 ans

    Bonjour, j’ai travaillé avec Eric Guilleton en 95 ou 96, sur un printemps de Bourges. Pourriez-vous me donner un contact ou alors lui donner mon adresse mail. A l’époque on m’appelais
    Yapal feu et le lieu de spectacle était le café théâtre « La Soupe aux Choux ». Peut-être cela lui rappelleras des souvenirs?

    Cordialement.

    Olivier Nectoux.

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Catherine Laugier

Aram Sedefian « 24 avril 1915 »

Dieu que le silence est hostile Sur cette terre anatolienne Quand revient le Vingt-Quatre Avril Là-bas c’est de l’histoire ancienne ...

Les événements

Lavilliers : d’autres « emprunts » révélés…

Emboîtant le pas, la semaine passée, d’un PPDA piteusement confondu par un stupéfiant plagiat de plus de cent pages, je ...

Dominique Bouchery
Lancer de disque

Dominique Bouchery, l’un des quatre « caisses »

Dominique Bouchery C’est à Barjac, ce début août, qu’ils ont fait leurs adieux, après vingt-cinq ans de bons et superbes ...

Emiliy Loizeau (photos non créditées tirées de sa page facebook)
En scène

Loizeau et ceux qui se brûlent les ailes

Emily Loizeau (photos non créditées tirées de sa page facebook) 6 février 2022, festival Les PolySons, théâtre des Pénitents à ...

Lancer de disque

Ȼôme : la métamorphose de Pierrick Vivarès

« Point Némø”, le 1er album de ?ôme » lit-on dans le prière d’insérer. Difficile pour nous qui nous faisons une règle ...

Suzane sur la scène de Namur (photos Annick Delperdange)
En scène

Namur 2021. La Suz(an)e est inimitable

Suzane sur la scène de Namur (photos Annick Delperdange) Les Nuits solidaires, Namur, 29 août 2021,   Voici déjà venu ...

La Chanson du Jour

Pierre Lapointe « Les sentiments humains »

Ô Barcelone, un jour j'irai pisser sur toi, pour souiller chacun des sourires qu'ils ont en se parlant de toi, ...

Kasper et son piano mobile (photos MK sans mention contraire)
En scène

Mouhet 2022, le brillant millésime !

L'étonnant et infatigable  Kasper sur son piano mobile (photos MK sauf mention contraire) Festiv'en Marche, Mouhet (Indre),   La bible ...

Catherine Laugier

Bertier « Grands brûlés »

Faire des vers, c’est perdre pied, perdre pied Aurons-nous trouvé pour l’été Bottillons à nos pieds ? J’en doute Et ...

Claude Fèvre

Blanzat 2014 : les Rencontres Marc-Robine, un festival au doux nom de l’amitié

Mercredi 16 juillet 2014, 10e Rencontres Marc-Robine, Blanzat (63),   Rendez-vous à La Muscade et sa petite salle de 180 ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs