NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

CharlÉlie Couture : Lafayette, le voilà !

dePol De Groeve
23 mai 2016
dans L'Équipe, Lancer de disque, Pol De Groeve
1

Lafayette--650x650Depuis près de quarante ans que CharlÉlie Couture occupe nos platines de sa voix unique, que peut-on encore attendre de lui ? Belle carrière que la sienne, incontesta- blement. Vingt albums studio à son  actif, avec des réussites imparables (l’emblématique Poèmes rock bien entendu, mais aussi des perles comme Les naïves, Melbourne Aussie ou New Yorcoeur), des disques moyens et même aussi des trucs qui ont assez mal vieilli (Art and Scalp, par exemple). Bref, une vie d’artiste, avec ses hauts et ses bas, ses sommets et ses précipices. Reconnaissons-lui en tout cas le grand mérite de ne s’être jamais reposé sur ses lauriers et d’être un infatigable chercheur, brouillant les pistes si rassurantes de la conformité et de la création routinière.

Réalisé sous l’égide de Benjamin Biolay, son précédent CD paru en 2014 (ImMortel, qui ne l’était cependant pas !) lui avait valu un petit regain médiatique, sans que le grand public le suive pour autant. Croisons dès lors les doigts pour que son nouvel opus ne connaisse le même sort.

Car c’est une très belle réussite qui s’offre à nos oreilles aujourd’hui. L’album s’appelle Lafayette et –vous en doutez-vous ?– a été enregistré en Louisiane. Voici donc l’occasion rêvée pour tous les amateurs de musique cajun  de vous procurer un successeur au déjà si ancien Cap enragé de Zachary Richard. Car tout transpire le sud profond des États-Unis dans cet album. Une bonne brassée de guitares country-folk, un soupçon de banjo, un nuage de cuivres dixieland, passez au tamis du son lourd et poisseux…, rien ne manque à la recette, à la fois bonne et dépaysante ! Jamais pourtant CharlÉliene semble hors propos ou ne sombre dans un folklore de mauvais aloi. Étonnant caméléon que cet artiste, qui se pare des multiples atours musicaux que ses envies lui dictent, tout en restant lui-même, unique et identifiable dès les premières mesures.

Pour cet album musicalement festif, point trop de prise de tête non plus dans les paroles. CharlÉlie Couture a décidé d’être positif, voire naïf, et ça lui va bien. Qu’il nous invite à profiter de la vie (l’album s’ouvre significativement sur ces mots : Allez viens, on va déconner / On va s’laisser aller / Au propre et  au figuré / On va déconner), qu’il pleure le départ de son aimée (Annie, ma p’tite amie) ou chante les voluptés de l’amour (On va s’aimer le cœur battant / Sur un grand bateau volant), la bonne humeur est de mise, à peine ternie par un voile de mélancolie (superbe ballade au piano dominant, Chanson en sous-sol) et la conscience du temps qui passe et de la mort qui s’approche.

Dans les quatorze morceaux qui composent l’album (deux entièrement en  anglais, un instrumental et une reprise bilingue en finale du traditionnel House of the rising sun) domine une petite merveille, fort opportunément mise en avant(jetez un œil et une oreille sur le clip ci-dessous), Un jour les anges. Une de ces chansons qui vous réchauffent, à la mélodie immédiate transcendée par une orchestration parfaite (ah, les chœurs et cette trompette qui vous transporte !) et aux paroles sans fioritures inutiles, simples mais pas simplistes, qui trouvent immédiatement le chemin du cœur. Rigoureusement impossible de ne pas aimer ! Un tube possible ? C’est bien tout le mal qu’on lui souhaite.

Lafayette figure d’emblée parmi les meilleurs albums de cet artiste protéiforme qu’est CharlÉlie Couture. Espérons dès lors que son succès ne se limitera pas au cercle des aficionados de notre globe-trotter nancéen favori. Qu’il revienne sur le devant de la scène, ç’aurait quand même de la gueule, non ?

 

CharlÉlie Couture, Lafayette, Fontana/Mercury 2016. Le site de CharlÉlie Couture, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là.

Tags : CharlElie CoutureNouvelles
Pol De Groeve

Pol De Groeve

Article suivant
Syrano « Alice »

Syrano « Alice »

Commentaires 1

  1. Jerry OX says:
    il y a 10 ans

    Un joli boulot que poursuit cet Artiste complet qu’est Charlélie Couture . Souhaitons que cet album trouve son public et que « Un jour les anges  » ait le même destin que « Aime moi encore au moins », « Jocobi marchait » , «  »Under control » et « Comme un avion sans ailes » . Si les radios jouent le jeu bien entendu ! Peut être pas France Inter…

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Saines humeurs

L’influence positive de Carla

On peut se poser la question du sérieux et de l’intérêt des sondages. En voici un (de l’Ifop pour France-Soir, ...

Vous pouvez voir Contrebrassens en scène dix fois, vingt ans, ce sera toujours différent. La facétieuse Pauline Dupuy a plus d'un tout sur son archet, et des tonnes de trouvailles dans sa main
En scène

Contrebrassens, la femme faite Brassens

Vous pouvez voir Contrebrassens en scène dix fois, vingt fois : ce sera toujours différent. La facétieuse Pauline Dupuy a ...

Lancer de disque

Gueules d’Aminche, premier album

Vinyle ou laser, le disque a ses limites, qui ne sait parfois tout à fait restituer la folle énergie, la ...

Catherine Laugier

Serge Gainsbourg « Initials BB »

Une nuit que j’étaisA me morfondreDans quelque pub anglaisDu cœur de LondresParcourant l’Amour Monstre de PauwelsMe vint une visionDans l’eau ...

Catherine Laugier

Les garçons d’honneur « L’instant Barbara »

Pour une longue dame bruneJ'ai inventéUne chanson au clair de la luneQuelques coupletsSi jamais, elle l'entend, un jourElle sauraQue c'est ...

Interviews

Interview : Angélique Ionatos

Ce fut, pour la petite histoire, mon dernier papier dans les colonnes du quotidien régional La Tribune-Le Progrès. Quitte à ...

Catherine Laugier

Philippe Lafontaine « D’ici »

D'ici le paysage est peint sur quatre mursEt le galbe des ponts n'est qu'un pli de rideauD'ici le manque est d'air ...

Féfé (photo d'archives DR)
En scène

On se Féfé plaisir ???

Féfé (photo DR prise le 25 juillet au Track'N'Art Festival à Doué-la-Fontaine) Festival des Solidarités, Namur, 28 août 2016,   ...

Imbert Imbert ©Marc Ginot
Catherine Laugier

Imbert Imbert, se souvenir de vivre

Imbert Imbert ©Marc Ginot Que Mathias Imbert soit un enfant, ce n’est pas une surprise. Depuis sa naissance ou plutôt ...

Saines humeurs

Les Victoires en chantant

C’est étrange comme la publication des nominations pour les Victoires de la Musique (on ne dit pas Victoires de la ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs