NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Bernard Lavilliers : usiner encore

denosenchanteurs
28 avril 2020
dans Saines humeurs
1
La Manufacture Nationale d'Armes de Saint-Etienne
La Manufacture Nationale d’Armes de Saint-Etienne

S’il est un artiste qui m’étonne encore, me fascine, c’est bien Nanar, le Stéphanois chanteur qui, depuis toujours, a une façon de se raconter, de raconter son passé, d’étayer sa légende, qui me laisse pantois. Ce soir Arte diffuse « Le temps des ouvriers » de Stan Neumann, une foisonnante autant que passionnante série-documentaire en quatre épisodes, qui retrace l’histoire du monde ouvrier européen du 18ème siècle à nos jours. Ancien tourneur-fraiseur à la Manufacture Nationale d’Armes de Saint-Etienne, Bernard Lavilliers a prêté sa voix à cette série. Pour l’occasion, il a donné un entretien, sur le thème du travail il va de soi, à notre confrère Victor Hache, du mag’culture We Culte ! (article republié le lendemain sur le quotidien L’Humanité).

Nanar s’y raconte en ouvrier : « J’avais 16 ans, c’était l’usine où travaillait mon père. On nous formait durant deux demi-journées et avec le CAP, on se retrouvait dans les ateliers avec les ouvriers qui avaient de l’expérience. Quand on avait une formation trigonométrique, qu’on savait lire les plans des dessinateurs industriels, on nous mettait à la fabrication. C’est comme ça que j’ai appris mon métier de tourneur-fraiseur. J’ai fabriqué très jeune des pièces, ce qui était un peu plus « glorifiant » que d’être à la chaîne. On faisait les trois-huit. Après j’ai été au laminoir chez Schneider à Firminy, dans la banlieue de Saint-Etienne. C’est une expérience qui me sert toujours, que je peux difficilement partager car les gens et la plupart des artistes que je connais, n’ont jamais connu cela ».

Bernard Oulion (en haut au milieu) parmi ses camarades de classe à l'école de la Manufacture d'Armes.
Bernard Oulion (en haut au milieu) parmi ses camarades de classe à l’école de la Manufacture d’Armes.

Il faudrait être un tourneur-fraiseur d’exception pour apprendre son métier en seulement deux demi-journées ! Ce n’est pas tout à fait ça. La formation ne dure pas deux demi-journées mais… trois ans. C’est la durée d’un CAP, avec effectivement une partie en cours, une autre en ateliers. Bernard Oulion sera élève à l’école de la Manufacture de septembre 1962 à août 1965. En fin de troisième année, en plus du CAP officiel, on passe un examen de sortie, un peu le « chef d’œuvre » de fin d’apprentissage. Exercice noté il s’entend. Si vous avez au moins 12 sur 20, vous êtes classé professionnel dans le groupe 5 (ce qui équivaut au P1). Si vous avez moins, c’est le grade OS4, moins payé et plus fragile quant à la sécurité de l’emploi, variable d’ajustement de l’effectif. Si la biographie officielle de Bernard Lavilliers le voit tout de suite P3, c’est au mieux faute de frappe, au pire gros mensonge. Nanar en est coutumier.

Son papa travaille à la Manu mais n’est pas ouvrier : il est responsable du service de la paye et bosse non en bleu de travail mais en veste, chemise blanche et cravate.

Après ses trois ans de CAP, Bernard est embauché à la Manufacture en septembre 1965 : il est alors « en période de stage » (la première année d’embauche, donc), période où on n’est pas au rendement (on est même invité à fabriquer ses propres outils : équerre, V, cales de fraisage, etc) et pas au rythme des 3/8 : pas de travail de nuit, donc.

Il démissionne en fin mars 1966, non pour aller travailler à Firminy (il n’a jamais bossé dans un laminoir, ni dans la cité appelouse [Firminy] ni en Lorraine ni ailleurs), non pour prendre l’avion pour le Brésil (il lui faudra attendre encore quatorze ans pour faire ce voyage), mais pour tenter sa chance comme chanteur, avec pour épicentre Paris et le quartier Mouffetard, celui de la rive gauche.

 

Le Temps des ouvriers, Épisode 1: Le temps de l’usine (1700-1820). Mardi 28 avril 2020 sur Arte, 21 heures.

 

Tags : Bernard LavilliersLes vies liées de LavilliersNouvelles
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Steve Waring : le matou nous revient

Steve Waring : le matou nous revient

Commentaires 1

  1. Gérard DEBARD says:
    il y a 6 ans

    Je me souviens avoir vu B. Lavilliers à la fin des années 60 à la Contrescarpe. Le bar était tenu par Bernard Haillant et l’on y entendait Jehan Jonas, Henri Guybet…

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Olivier Trévidy (à gauche à la guitare, photo non créditée tirée de son facebook)
Anne Lefebvre

Festival Ernest-Monpied : quand les villages des Combrailles s’enchantent !

Olivier Trévidy (à gauche à la guitare, photo non créditée tirée de son facebook) Il était temps qu'on en parle, ...

La Chanson du Jour

Têtes raides « Alice »

Alice ne crois pasÀ ces histoires-làAlice tu sais bienQue jamais on en revientLes électrophonesAu fond de nous résonnentLes cow-boys les ...

Catherine Laugier

MPL « Sur une échelle »

Sur une échelle de 1 à 10, dis-moi comment t’as mal ?Si c’est trop dur, j'appelle tout de suite les ...

La Chanson du Jour

Béa Tristan « Conviction »

Je te ferai pleurerPour que tu liquides ta peineJe te ferai danserPour que tu envoies valser tes chaînes Je te ...

En scène

Only French lance ses RDV Francofonik (2 x 2 places à gagner pour ce samedi 17 mai)

Electro Bamako (photo DR) « Only French » ? On connaît ! Jusqu'à présent identifié par son festival annuel (plus de cent artistes programmés ...

Catherine Laugier

Myosotis Trio « Je bivouaque au pays de Cocagne »

CLIQUER sur l’aperçu ci-dessous :https://www.youtube.com/watch?v=0Y5aki-vSQ8Une rue sans joie où les sbiresTout seuls ne s'aventurent pas,Un coupe-gorge et même pire,La venelle où traînaient ...

Catherine Laugier

Katerine « Juifs Arabes »

Juifs, la la la la, Arabes, la la la laJuifs, la la la la, Arabes, la la la laArabes, la ...

Catherine Laugier

Philippe Forcioli « Le mystère demeure »

(...) Et nous les pauvres hommes du bébé au vieillard et tous les chromosomes nécessité hasard toutes nos existences la ...

Isabelle Sandrine (photo presse Bayard)
Pour les mômes

Roshan et le Géant, rêverie écologique

L'auteure-interprète Isabelle Sandri (photo presse Bayard) Roshan et le Géant est un nouveau livre-CD paru chez Bayard Musique. C’est une ...

Camille Laïly à Liège en  mai 2023 ©Benoit Naveau
En scène

Camille Laïly, la patte délicate

Camille Laïly à Liège en mai 2023 ©Benoit Naveau Liège, Le Blues Sphère, 25 mai 2023 Elle n’a l’air de ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs