NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Barjac 2017. A dieu, à Jamait

deFranck Halimi
1 août 2017
dans En scène, Festivals, Franck Halimi, L'Équipe
1
Yves Jamait à Barjac (photo Anne-Marie Panigada)
Yves Jamait à Barjac (photo Anne-Marie Panigada)

30 juillet 2017, cour du Château de Barjac,

 

Soirée très particulière pour clôturer la deuxième journée de Barjac m’en chante en ce dimanche 30 juillet 2017.

En effet, Barbara Weldens aurait dû, en première partie, faire découvrir sa singularité insolente et poignante à ce public si exigeant de la cour du château. Et puis, le drame que l’on sait a laissé tout un chacun totalement désemparé. Jean-Claude Barens et les organisateurs de Chant Libre ont alors eu la délicatesse de ne pas remplacer Barbara, mais de nous la faire entendre, grâce à un poème d’Henri Michaux et à trois des magnifiques chansons de son album. Vingt minutes intenses en ressentis personnels et en communion collective. C’est alors que, levant la tête vers le ciel comme pour aller y chercher je ne sais quel signe réconfortant, j’ai constaté que de magnifiques compresses cotonneuses surplombaient les murailles du château, semblant ainsi soigner l’azur saignant du couchant. Le signe que j’étais allé chercher m’avait touché, car je ne suis pas sans cible. Et l’émotion ressentie alors n’en fut que plus forte et trouva sa manifestation par les longs applaudissements d’un public debout, indubitablement touché par la force de l’instant partagé.

Et puis, ce fut au tour de Jamait et de ses acolytes. Et ce, fait rare et remarquable, pour la deuxième fois en trois ans. En effet, on se rappelle comme si c’était hier de cette fameuse soirée du 30 juillet 2015, où l’homme à la casquette était venu rendre un hommage à sa façon (toujours très singulière) à Henri Tachan, dans cette même cour du château. Mais, cette fois-ci, nulle polémique à l’horizon, puisque c’est avec son répertoire qu’il est venu enchanter un public à l’écoute, touché au cœur par l’émouvant hommage de la première partie.

Et d’emblée, le dijonnais et son orchestre mettent tout le monde d’accord. En effet, que ce soit du point de vue des textes, des musiques, des arrangements ou de la présence scénique (on connaît l’abattage du mec), chacun se fait immédiatement embarquer dans leur voyage au long cours, sans avoir eu le temps de faire ouf, ni de se poser la moindre question. Là, nous avons manifestement à faire à une véritable machine de guerre. L’expérience de plus de quinze ans de ce désormais vieux routier de la scène hexagonale qu’est Yves Jamait l’autorise à devenir « lui-m’aime ». Ayant appris qui il était au plus profond de son être, grâce à la thérapie que peuvent constituer l’écriture de chansons et leur expression sur scène (en ajoutant à ce joli cocktail une dose de reconnaissance de ses pairs, un soupçon de critique raisonnée des médias connaisseurs et plusieurs onces d’amour des publics qui l’apprécient), l’ancien employé d’Urgo a pu se soigner et se panser en contant, à qui voulait bien l’entendre, des pensées sans compter. Et ce, du Bar de l’Univers de Jean-Louis, devant trois ou quatre soiffards hagards, jusqu’à remplir des Zénith de plusieurs milliers d’aficionados connaissant le moindre point virgule de ses dernières chansons.

jamait 2Et c’est ce long parcours du cœur battant, avec la foi chevillée au corps, qui a permis au burgond de s’élever au rang des auteurs-compositeurs-interprètes importants de son époque. Et c’est grâce à cette expérience, puisée dans les quelques 750 concerts qu’il a désormais au compteur, que Jamait peut dorénavant presque tout se permettre sur une scène. Au gré de son humeur (et pour peu qu’il soit enjoué et bien inspiré, comme en cette belle soirée), il peut partir sur un monologue délirant, qui va le voir arpenter le plateau de long en large, haranguant et chambrant,  l’un après l’autre, ses musiciens hilares pour le plus grand plaisir de tous, pour finir par une pirouette dont il a le secret et qui ravit tout le monde. Et ça, c’est l’apanage des plus grands ! D’autant que, au milieu de son riche répertoire, Yves (que l’on sait fidèle en amitié) a souhaité faire un clin d’oeil à celui qui, avant lui, avait marqué de son empreinte indélébile le festival barjacois, le grand Allain Leprest, avec une touchante interprétation de On leur dira, superbement arrangée.

En fait, je n’ai aucune envie de vous décrire ce spectacle où, pendant près de trois heures d’une grande générosité, Samuel Garcia (orgue, accordéon, choeurs, direction artistique et impeccable veste noire), Jérôme « Kendji » Broyer (guitares immatures) & Mario « bel organe et gros sax » Cimenti (batterie, percussions, saxophones et planche à laver) font sonner les chansons de leur patron Jamait, satisfait, comme pourrait le faire un philharmonique grunge ou un band métallo-lyrique. Tout ça pour dire que les musiciens font en sorte que leur leader charismatique puisse se raconter comme il l’entend, en oeuvrant dans un confort de chaque instant. À ce propos, il faut ici féliciter l’ingénieux du son Arnaud Cassina, car il a su jouer de l’acoustique de la cour du château pour signer un son d’enfer, d’une rare qualité.

Bref, vous aurez compris que cette soirée fut exceptionnelle à plus d’un titre. Ayant commencé sous le signe de l’émotion, avec le juste et fort hommage rendu à Barbara Weldens, elle s’est terminée à point d’heure, avec un public en fusion -et debout comme un seul humain- pour reprendre à gorge déployée le fameux pamphlet politico-social « Y en a qui s’ront jamais dans la merde, y en a qu’auront jamais de problème. Et ce sont souvent ceux-là mêmes qui nous dirigent et qui nous gouvernent ». Et à voir le plaisir avec lequel l’ensemble du public entonnait ces paroles rebelles, ainsi que la joie profonde qui irradiait sur le visage de ce bosse-coeur d’Yves Jamait au sortir de ce combat magnifique, on se dit que la chanson reste bel et bien l’un derniers bastions où la justesse et la justice sociale peuvent « en corps » s’exprimer. Avec, qui sait, des chances de se faire entendre. Et rien que ça, c’est pas rien…

 

Le site d’Yves Jamait, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là.

« Je passais par hasard »

Tags : Barbara WeldensBarjac 2017NouvellesYves Jamait
Franck Halimi

Franck Halimi

Longtemps considéré comme bon à rien sous le vertigineux prétexte d’être touche-à-tout, se voit surtout comme un humain aux mains nues, dont les idées et la créativité sont des armes de « co-construction massive et de partage ». Outre ses expériences de maître-chanteur, de réalisateur et de metteur en zen, il cumule les aptitudes relatives au travail en équipe, en organisation, coordination, planification et production. Ses qualités de formateur sont reconnues dans plusieurs milieux professionnels (scolaire, étudiant, social et musical). Et il écrit aussi articles et critiques pour le site quotidien le plus lu sur la chanson française, NosEnchanteurs, et fut régulièrement invité sur France Bleu Bourgogne pour sa liberté de parole et son regard non conventionnel sur la société. Mais, là où il s’éclate le plus actuellement, c’est dans sa capacité à relier ses semblables si différents sur des projets originaux et créatifs. En particulier, en sensibilisant des publics éloignés des publics éloignés des arts et des cultures (interventions en milieu scolaire, dans les quartiers, en hôpitaux spécialisés, en EHPAD, en milieu carcéral…), aux problématiques environnementales. Il a même imaginé un concept intitulé « Écologie Populaire » (dite ECO’POP) dont l’objectif est de poser des passerelles entre des binômes écologue/artiste et ces publics particuliers.

Article suivant
Off Avignon 2017 – Barjac 2017. Rue de la Belle Écume, leurs chansons courent encore…

Off Avignon 2017 – Barjac 2017. Rue de la Belle Écume, leurs chansons courent encore…

Commentaires 1

  1. André ROBERT says:
    il y a 9 ans

    Merci Barjac et merci à Franck Halimi d’avoir rendu un bel hommage à deux chanteurs exceptionnels

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Lancer de disque

Jacques Mayoud, musiculteur, jardinier de bon sens

Il fit partie d’une des premières moutures acoustiques de la Bamboche, les Jeu à monter sans colle et Quitte Paris (c’était ...

Catherine Laugier

Duo du bas « Alfonsina y el mar »

Por la blanda arena Que lame el mar Su pequeña huella No vuelve más Un sendero solo De pena y ...

La Chanson du Jour

Yoanna « Elle est double »

L'une reconstruit L'autre redéfait La première te hait L'autre te chérit (...) Elle est double Tell'ment double qu'elle devient floue ...

Non classé

Évelyne Gallet touche le Font

Évelyne Gallet, 5 février 2011, Festival Les Poly'Sons, Théâtre des Pénitents à Montbrison, Début d’après-midi aux Pénitents : le public ...

Petite Gueule à l'Arrache-Cœur Photos Catherine Laugier
Catherine Laugier

Off Avignon 2022. Petite Gueule et grand succès

Petite Gueule à l'Arrache-Cœur (photos Catherine Laugier) Il vous reste un jour pour aller voir Petite Gueule, de passage pour ...

Au premier rang : Romain Didier, Valérie Mischler, Laurent Viel, Enzo Enzo, Pascal Rinaldi, Sylvie Bourban, Maria de La Paz, Alain Nitchaeff, Laurence Bisang (photos de répétition Anne Collard)
En scène

Hommage frappé et traits d’esprit : les 25 ans de Lutry

Au premier rang : Romain Didier, Valérie Mischler, Laurent Viel, Enzo Enzo, Pascal Rinaldi, Sylvie Bourban, Maria de La Paz, ...

La Chanson du Jour

Bonnie Tyler, Kareen Antonn « Si demain »

(...) Je tourne en rond Pour habiter ma solitude de mon mieux Moi qui ne sais qu'être deux Je tourne ...

François Bellart

Francis Blanche, Jean-Claude Darnal, Pierre Louki, Jacques Serizier, Roger Riffard…

Qu’ont en commun ces auteurs qui nous ont quittés depuis plus ou moins longtemps ? Ils ont tous écrit de très ...

Catherine Laugier

Yves Montand « Les feuilles mortes »

Oh je voudrais tant que tu te souviennes Des jours heureux où nous étions amisEn ce temps là, la vie était ...

Gwen Soli & Monsieur G (photo Jean Delmarty)
Lancer de disque

Gwen Soli, pas une femme mais mille

Gwen Soli & Monsieur G (photo Jean Delmarty) Depuis vingt-cinq ans, au sein du fameux groupe vocal polyphonique Évasion, Gwénaëlle ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs