NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Barjac 2012 : De l’art de faire la queue…

denosenchanteurs
9 août 2012
dans Catherine Cour
4
Photos d’archives 2011 Catherine Cour

Au jour le jour, le carnet de route de Catherine Cour Coup de gueule N° 1 : « Et je t’emmerde ! » (ou « La philosophie de la resquille »)

L’art de faire la queue n’est pas donné à tout le monde. Dans ce rituel, la politesse et le respect de l’autre me semblaient faire partie du minimum d’éducation qu’on pouvait naïvement attendre d’un public amateur de ce genre de chansons un peu plus « engagées » que la moyenne, porteuse de valeurs morales, de civisme, de sens, de respect de l’autre, qui prônent les vertus humanistes de partage et de générosité. Or, malgré l’opprobre, les resquilleurs n’en continuent pas moins leur pratique, imperturbablement, jour après jour.

La technique n’est pas des plus compliquée : les festivaliers s’alignent le long d’un mur, d’un muret ou devant l’entrée du chapiteau. Il suffit aux sans-gêne de descendre le long de cette file, de s’arrêter au niveau du cinquième ou sixième rang, de tourner le dos pour se mettre dans le bon sens et, par quelques pas latéraux, se glisser en « bonne » place tout en tassant un peu les voisins. D’où les bousculades que l’on sait…

Photos oblige (notamment celles qui vous admirez sur NosEnchanteurs), Pierre, Chantal, moi et quelques autres faisons partie de ceux qui patientent depuis deux heures, en tête de la file d’attente ! Et, sauf à passer le spectacle debout ou assis sur les marches, nous sommes obligés d’entrer parmi les premiers pour occuper les places « stratégiques » qui nous garantissent de ne pas avoir une tête qui fait irruption au milieu de LA photo forcément géniale qu’on s’apprêtait à faire. Sans cette contrainte, je ne comprends pas vraiment la volonté de passer à tout prix devant les autres ni même de poireauter ainsi. Au chapiteau comme au château, toutes les places bénéficient d’une qualité visuelle ou sonore équivalente.

Pourquoi donc cette incivilité qui s’apparente à un crachat à la figure des six cents couillons qui patientent sagement ? C’est leur dire « Pauvre mec, moi, mon temps, ma personne, sommes bien plus précieux que toi. Donc je t’emmerde et je te pique ta place ! » Tant d’impudence, d’arrogance me font fulminer grave ! Ça n’est pas tant l’égoïsme, le mépris des autres que dénote cette attitude qui me fait grincer des dents. C’est que ça se passe dans « ma famille ». Parce que Barjac, c’est quand même LE rassemblement annuel d’un troupeau de dinosaures en cours d’extinction, dont je fais partie : les amateurs de chansons « pas con ». Ceux qui voient chaque année menacer de fermeture quelques uns de leurs lieux de ponte favoris (le Forum Léo-Ferré, A Thou Bout d’Chant et quelques autres). Ceux qui n’ont accès qu’à si peu de médias (« Tu chantes, toi ? T’es passé à la télé ? Non ? Alors tu chantes pas ! ») que leur seul refuge est « virtuel », sur internet où quelques sites, quelques listes de discussion qui leur permettent de garder le contact.

Même si tous les dinosaures ne font pas le pèlerinage annuel (les absents ont tort : leurs voix pourraient résonner aux oreilles du « petit comité qui se veut représentatif » de la « chanson de parole »), j’aime ceux qui sont là, cuisant à l’étouffée sous le chapiteau, cramant dans les files d’attente sous le soleil, suant dans l’ascension des ruelles escarpées, jeûnant pour être sûrs d’avoir une « bonne » place, dépensant ce qui leur reste de salive à commenter les spectacles, ceux qu’ils ont vus tout au long de l’année, à parler des « petits jeunes » que les autres doivent absolument découvrir, bondissant (malgré leurs rhumatismes) et tapant des mains quand le chanteur les enthousiasme, chantant fort (et parfois fort faux) quand l’artiste les y incite. Je ne me désolidarise que de ceux qui osent quitter un spectacle avant la fin et autres membres d’un défunt « groupetto » qui semble heureusement avoir été dissout, tant était grande sa bêtise.

Alors d’avoir ces resquilleurs, dans « ma » famille, ça me défrise ! Je n’ai pas vraiment de solution à « mon » problème, si ce n’est faire appel à leur sens moral ou civique. Je n’apprécierais pas de faire la queue entre deux barrières. La numérotation des places n’est guère possible, ni souhaitable. La distribution de contremarques, comme elle est faite pour les projections gratuites dans la salle de cinéma, est possible pour 80 places (c’est d’ailleurs une fort bonne chose !), pas pour 700… et elle garantit l’accès à la salle (ce que garantit déjà le ticket d’entrée du spectacle), pas la place qu’on occupe. Il faudrait distribuer des numéros d’ordre à chaque personne « physiquement présente » dans la file… mais ça suppose la présence de quelques bénévoles et un pointage impossible à faire à l’entrée. Les bénévoles sont là pour assurer le bon fonctionnement des spectacles, le confort des artistes, mais pas pour « faire la police ».

J’ai bien, au péril de ma vie sans doute, assuré un soir de ras-le-bol un « blocage latéral » de la porte d’entrée pour laisser passer le flot des festivaliers et empêcher l’accès latéral des resquilleurs. Ça n’a duré que quelques secondes : le temps pour eux de descendre de quelques mètres et de s’insérer dans la foule qui montait… ça n’est pas une solution, juste un défoulement ! j’ai pu constater, le lendemain soir, que la leçon n’avait pas porté… Si vous avez des idées sur le sujet, n’hésitez pas à commenter !

 

 

Tags : Nouvelles
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Barjac 2012 : Bonhomme, malgré le soleil qui mord

Barjac 2012 : Bonhomme, malgré le soleil qui mord

Commentaires 4

  1. Jean-Luc HERIDEL/"LA LETTRE AUX Z'ENCHANTEES" says:
    il y a 14 ans

    OH ! Merci Catherine ! Rien à ajouter, tout est dit. C’est vrai c’est désolant, surtout pour un Festival porteur d’une certaine éthique humaine, conviviale et non-commercial. Mais rassurons-nous, ils ne sont pas si nombreux que ça. La chanson de parole, ça s’écoute et ça se vit en harmonie…
    J.LUC HERIDEL

    Reply
  2. Norbert Gabriel says:
    il y a 14 ans

    C’est un chapitre à ajouter à quelques ronchonneries concernant les différentes avanies que peut subir un spectateur soucieux de passer une soirée qui serait un vrai concert réussi, sans bémols plus ou moins désagréables, sans raisons légitimes de pointer ces impairs qui sont parfois de vraies agressions mettant en porte à faux les artistes en scène.
    Peut-être qu’on y reviendra, aux litanies du spectateur maltraité…

    Reply
  3. jacqueline ernaut says:
    il y a 14 ans

    Eh oui, hélas. J’ai eu beau faire des commentaires à très haute voix sur ces fameux resquilleurs à Barjac (et ailleurs), rien n’y a fait. J’avais agrémenté d’une chanson bien connue « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con », vu l’âge de ces tricheurs (par ailleurs inexcusables car en excellente santé). L’hilarité provoquée dans les rangs n’a rien changé si ce n’est que ce commentaire dédaigneux : « bon ça va, j’ai compris que je suis con ». Pas gêné, ce couple de sexagénaires (mon âge) n’a pas bougé d’un pouce, se permettant même de ricaner doucement.
    Par contre, livrer des billets numérotés ne me paraît pas bien compliqué. Nous ne sommes pas tout jeunes dans l’équipe. Bientôt, devrons-nous être privés de concert ou de festival car incapables de faire la queue ?

    Reply
  4. Chris Land says:
    il y a 14 ans

    Ce que je ne comprends pas c’est pourquoi les festivaliers font 45 minutes de queue (quelque fois plus) sous le soleil ou devant les grilles alors que, tu le précises, où qu’on soit placé(e), on voit très bien la scène… Mystère .
    Je sais, pour l’avoir subit pendant cinq ans que cet exercice est vraiment pénible et désagréable. Même assis sur les pierres bordant l’escalier.
    Sans parler des après-midi où il y avait deux spectacles successifs dans deux lieux différents donc doubles files d’attente…
    Pourquoi ne pas faire entrer plus tôt les spectateurs munis de leurs billets, à mesure qu’ils arrivent (en général après le repas), puisque les balances ont eu lieu dans l’après midi ?
    Quelque chose m’échappe.

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Catherine Laugier

Léo Ferré « La mémoire et la mer »

La marée, je l'ai dans le coeur Qui me remonte comme un signe Je meurs de ma petite soeur, de ...

Catherine Laugier

Hervé Suhubiette « L’aspirateur »

Je serai ton inspiratriceDisait-elle au compositeurIls se marièrent à Saint-SulpiceSous le regard du CréateurDans un trois pièces ils installèrentLe piano ...

Lancer de disque

Félix Leclerc et Edgar Bori dans un très beau livre-disque pour enfants

Si toutefois on se rappelle encore de lui, on ne connaît de Félix Leclerc que ses chansons, Le p'tit bonheur, ...

Catherine Laugier

Jean-Roger Caussimon « Le temps du tango »

Moi je suis du temps du tangoOù même les durs étaient dingosDe cette fleur du guinche exotiqueIls y paumaient leur ...

Catherine Laugier

Tristen, La Féline « Heureux les simples d’esprit »

Je me tenais loin devantLà, où l’orage s’est levéOù le décor a changéJe n’me souviens de rienJe crois, j’ai oubliéEt ...

En scène

Barjac 2012 : Lapointe, ils enfoncent le clou !

Bourbon, Defever, Dimoné, Gallet et Yéti (photos © Chantal Bou-Hanna) Grande scène de Barjac donc, au château, avec, ci-devant : Evelyne ...

Aldebert aux Solidarités (photos Soline de Groeve)
En scène

Namur 2018. Aldebert, parents admis

Aldebert aux Solidarités (photos Soline de Groeve) Les Solidarités, Namur, 26 août 2018,   Le sage a dit : « Une bonne ...

Hélène Piris (photos Michel Pib's Pabiou)
En scène

Piris et Rouxin : vive les femmes !

Hélène Piris (photo Michel Pib's Pabiou) Festival Enchant’Émoi, 21 mars 2024, salle des tilleuls à Viricelles,   Co-plateau féminin sur ...

Catherine Laugier

François Gaillard « Bonne nouvelle »

Est-ce que c'est ton cœur que j'entends ?Dis, c'est plutôt une bonne nouvelleQu'on soit vivants ?On aurait pu se croire ...

Catherine Laugier

Famille Delort « Couleurs d’automne »

8 décembre le soir s’illumineTout  au fond de la cuisineJ’entends la radio qui déconneOn a perdu John LennonHum cry baby ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs