NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Avec le temps 2018. Arthur H, Octave noire, les écrans de nos nuits blanches

deCatherine Laugier
6 avril 2018
dans Catherine Laugier, En scène, Festivals, L'Équipe, Lancer de disque
1
Arthur H à l'Espace Julien Photo ©Thomas Bertini
Arthur H à l’Espace Julien (photo ©Thomas Bertini)

Festival Avec le temps, Espace julien, Marseille le 22 mars 2018,

 

Univers cinématographique, atmosphères voyageuses, musiques planantes rock, acoustique ou électro, cette soirée à l’Espace Julien a tout pour nous faire rêver. La salle de mille places (debout, pas en long) affiche complet, et le profil des spectateurs va de jeunes adultes aux plus matures, fidèles d’Arthur H depuis ses débuts. Que les médias télévisés l’ignorent peu ou prou, que Polydor l’ait mis dehors ne le gêne pas : il est plus libre d’être ce qu’il est, un artiste qui se renouvelle en permanence tout en ayant développé une vraie personnalité.

AMOUR CHIEN FOU, LE YIN ET LE YANG Le double album paru fin janvier 2018 chez Believe 3 F (deux fois neuf titres) est composé d'un album plus mélodique, qui décline des amours mythiques : la celtique Dame du lac entre dits et chanté : « La dame du lac avance sous son orage / Entourée de sa foudre et de ses éclairs / Une fumée noire sort de sa tanière / C'est là qu'elle fabrique son propre enfer». La reprise du personnage  de Lily Dale de Négresse blanche 2003 (Hiers bleus de JA Nau, d’après un personnage de standard américain),  dans une symphonie gainsbourgienne. Et une Reine de cœur : « J'ai déverrouillé le cadenas givré / En embuscade j'ai guetté ton arrivée / De l'autre côté de ce pays éphémère / J'ai dérobé des baisers de lumière. Sensuels, tendres ou mélancoliques, modernes comme la boxeuse amoureuse ou ésotériques comme la très rock progressif Le Passage.  Le disque 2  se veut plus rythmique, d'Assassine de la nuit qui reprend la verbalisation des mots déjà utilisée par son père, et par lui-même dans Oh là haut :«  Tu me déportes, tu me grand large /Je te détache, tu me dérives (...)Je te vise, tu me cibles  » à  Amour chien fou  « L'amour est un chien fou / Qui glapit sous les coups / L'amour est un loup doux / Priant sa lune pleine » long poème avec des  espaces de repos,  instrumentaux ou doux refrains. En passant par la fanfare détonnante de Carnaval chaotique, le  rythme entêtant  de Tokyo kiss,  cousin de la China girl d’Iggy Pop / Bowie, ou d'autres ambiances festives ou proches du cabaret. Les mots, avec des inclusions d'anglais ou d'espagnol, y font sens et sonorité et la musique ne se fixe pas de limites. Un exercice multiple et très réussi.
AMOUR CHIEN FOU, LE YIN ET LE YANG
Le double album paru fin janvier 2018 chez Believe 3 F (deux fois neuf titres) est composé d’un album plus mélodique, qui décline des amours mythiques : la celtique Dame du lac entre dits et chanté : « La dame du lac avance sous son orage / Entourée de sa foudre et de ses éclairs / Une fumée noire sort de sa tanière / C’est là qu’elle fabrique son propre enfer». La reprise du personnage  de Lily Dale de Négresse blanche 2003 (Hiers bleus de JA Nau, d’après un personnage de standard américain), dans une symphonie gainsbourgienne. Et une Reine de cœur : « J’ai déverrouillé le cadenas givré / En embuscade j’ai guetté ton arrivée / De l’autre côté de ce pays éphémère / J’ai dérobé des baisers de lumière. Sensuels, tendres ou mélancoliques, modernes comme La boxeuse amoureuse ou ésotériques comme la très rock progressif Le Passage.
 Le disque 2  se veut plus rythmique, d’Assassine de la nuit qui reprend la verbalisation des mots déjà utilisée par son père, et par lui-même dans Oh là haut :«  Tu me déportes, tu me grand large /Je te détache, tu me dérives (…) Je te vise, tu me cibles  » à Amour chien fou « L’amour est un chien fou / Qui glapit sous les coups / L’amour est un loup doux / Priant sa lune pleine » long poème avec des  espaces de repos, instrumentaux ou doux refrains. En passant par la fanfare détonnante de Carnaval chaotique, le rythme entêtant de Tokyo kiss, cousin de la China girl d’Iggy Pop / Bowie, ou d’autres ambiances festives ou proches du cabaret.
Les mots, avec des inclusions d’anglais ou d’espagnol, y font sens et sonorité et la musique ne se fixe pas de limites. Un exercice multiple et très réussi.

A l’Espace Julien on le connaît bien : pour ma part je l’y ai déjà vu en acoustique piano voix avec le seul David Walters au Cristal Baschet, et en formation complète rock. Il nous revient ici au clavier, en trio avec son complice de toujours Nicolas Repac à la guitare (et aux claviers) et Raphaël Séguinier à la batterie. 

Et il nous rappelle le début des années 2000 où il venait voir la chanteuse Lhasa de Sela qui habita deux ans dans le quartier et avec qui il chantait.

A laquelle, sans la nommer autrement que dans la chanson, il rendra ce si poignant hommage tout en douceur, en fines variations de cordes et de notes de claviers, en une dernière note vocale aérienne, ce sublime Sous les étoiles de Montréal. Hier et aujourd’hui on est au delà du temps, on est avec le temps, avec le temps tout s’améliore, nous dit-il. Ou s’en va.

Le son est parfait, la voix comme les instruments sont bien identifiables, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce lieu où le public apprécie le gros son, et les lumières contribuent à la réussite de la soirée. Seul bémol, le public qui parle pendant le concert et notamment pendant la première partie, et rentre et sort avec ses boissons tout au long du spectacle…

Arthur H a l’art de créer des atmosphères et de raconter des histoires. Même sans la mise en scène qu’il nous dévoile peu à peu, une sorte d’immense malle aux trésors en fond de scène, dont il ouvre tour à tour les étages, créateur magicien de son décor. La soirée commence en famille et en énergie avec Brigade légère, qui rend grâce à toute la tribu Higelin, parents, enfants, épouse et frère et sœur, avec cet hommage émouvant au grand Jacques : « Allez mon père / Ta grande voix / Résonne encore / Une dernière fois / Vers ta lumière ». Le dernier album suffirait à alterner le doux et le rythme, l’émotion et les sens, le yin et le yang. Dur de faire répéter au public sans qu’il se trompe : « Elle est beau, il est belle / Il est belle, elle est beau », on y arrivera cependant.

Mais les anciennes chansons s’intercalent aussi avec bonheur, comme cet Avanti de l’album Négresse blanche : « Et nous irons à l’envers, à l’endroit / Où l’on dévale, où l’on cavale / Et nous irons des cerises plein les poches. » Qui répond comme par un fait exprès à la variation sur Le temps des cerises de la première partie. Même si à Marseille le printemps neigeux a surpris aussi Arthur H, la musique a suffi à remonter la température dans une ambiance proche du délire, qui monte encore en pression avec Ulysse et Calypso de Baba Love : « Ma contredanse, ma danse, ma turbulence / Je suis ton paquebot, ton matelot barjo / Je m’engouffre dans ton gouffre ».

OCTAVE NOIRE,  PLANÈTES CÉLESTES ET DISCO	 photo ©Thomas Bertini  Atmosphère planante en belles nappes électro pour la première partie,  toute en français à quelques mots près.  Les voix chantées m'ont paru avoir moins de piqué que dans l'album studio, dont six titres ont été repris ce soir, notamment pour La neige en été, mais c'était peut être dû à  l'incivilité du public dont le papotage incessant brouillait le son. Du très gainsbourgien Sainte nuit : « Le bruit la chaleur ne sont que des mots / Demain je t’invite / A franchir le feu / et dans l’illicite / A rejoindre les dieux »  à L’envol « J’aimerais bien te dire / J’aimerais bien te fuir » , avec un beau solo sur le seul piano à la fin pour le « Cours vers moi » du refrain. La réussite du programme est cette  mélodie un peu mise à plat et déformée pour la rendre plus entêtante, My hand in your hand , variation au goût du jour sur Le temps des cerises. Et puis  Belem Belem très évocatrice avec ses  passages en  chœurs murmurés.
OCTAVE NOIRE, PLANÈTES CÉLESTES ET DISCO
photo ©Thomas Bertini
Atmosphère planante en belles nappes électro pour la première partie, toute en français à quelques mots près. Les voix chantées m’ont paru avoir moins de piqué que dans l’album studio, dont six titres ont été repris ce soir, notamment pour La neige en été, mais c’était peut être dû à l’incivilité du public dont le papotage incessant brouillait le son.
Du très gainsbourgien Sainte nuit : « Le bruit la chaleur ne sont que des mots / Demain je t’invite / A franchir le feu / et dans l’illicite / A rejoindre les dieux » à L’envol « J’aimerais bien te dire / J’aimerais bien te fuir », avec un beau solo sur le seul piano à la fin pour le « Cours vers moi » du refrain.
La réussite du programme est cette mélodie un peu mise à plat et déformée pour la rendre plus entêtante, My hand in your hand , variation au goût du jour sur Le temps des cerises.
Et puis Belem Belem très évocatrice avec ses passages en chœurs murmurés.

Un long retour au calme avec La dame du lac, ses chœurs, ses balancements lancinants, ses sortilèges ancrés dans une mythologie celtique, puis par delà l’océan la Lily Dale Symphonie pourtant si gainsbourgienne. Il se projette lui-même en fond de scène, de dos aux commandes et de face en grand écran, nous mettant en scène le grand Passage, impressionnant poème sur des notes aigrelettes, détonnantes et un rythme lancinant. Avant d’enchaîner avec celle que tout le monde attend, La boxeuse amoureuse, oxymore arthurienne d’une infinie douceur, avec ses respirations « H-ées », qui fait un triomphe, reprise en chœur murmuré par le public.

Mélancolie en emprise parfaite, sensualité, de Moonlove fantaisie à Moonlove déesse, de Reine de cœur à Tokyo kiss, où il improvise après « Kiss me again » : Kiss me one time, two times… eleven times – le public aimmmme !

La lune, retour aux sources de 1990, annonce avec ses chœurs gothiques la chanson qu’il ne faut pas écouter seul avant de s’endormir, Nosferatu dans une grand’messe noire et rouge, avec des hurlements effrayants, des sons de cloches et des murmures inquiétants, sombre impression vite oubliée avec les incontournables Est-ce que tu aimes ou Dernière nuit à New York. Apothéose avec Amour chien fou et ses hurlements de loup, et en nième rappel au bout de deux heures vingt de bonheur, le message de résilience du Chercheur d’or : « Ici c’est chaud je suis sauvé /  Ici ça va je suis vivant / Ici bon / Ici ça va ».

 

Le site d’Arthur H, c’est ici. Ce que NosEnchanteurs a dit de lui, là.
Le site d’Octave noire, c’est ici. Ce que NosEnchanteurs a dit de lui, là.

 

Arthur H La dame du lac (France Inter 2018)

Arthur H Assassine de la nuit (LObs 2018)

Octave noire Belem Belem (Clip 2017)

Mise à jour vidéo 14 mars 2020

Tags : Arthur HNouvellesOctave noire
Catherine Laugier

Catherine Laugier

Article suivant
Olivier Niaudot : douze petites douleurs exquises

Olivier Niaudot « Dis-moi que c’est ton frère »

Commentaires 1

  1. martine ullmann says:
    il y a 8 ans

    Une fois de plus, que j’aurais aimé être avec toi, Catherine !!! tes mots transmettent parfaitement les émotions qui ont traversé ce spectacle ….. Une bien belle personne, et un magnifique artiste, Arthur H. Merci pour cette chronique,qui me console un peu de ne pas avoir été là ….

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Mathieu Boogaerts (photo Thibault Montamat)
L'Équipe

Mathieu Boogaerts, rêverie d’un promeneur en solo

Mathieu Boogaerts (photo Thibault Montamat) Vingt ans déjà que Mathieu Boogaerts trace sa voie toute personnelle, loin des autoroutes de ...

Non classé

La Rue Két’ c’est à nous !

Sauf à picorer ici et là et finalement ne rien voir, l'ubiquité n'est pas de mise chez le critique. Comment ...

Lancer de disque

Karpatt, la séduction d’un solide quatuor

Dans ma boîte aux lettres le dernier opus de Karpatt, qui se produit en fin de cette semaine à deux ...

Lancer de disque

Liz, Cherhal killer

Question timbre, c’est un peu comme si la sœur de Jeanne Cherhal avait fait un stage chez Amélie-les-Crayons. Soeur de ...

Catherine Laugier

Nesles, la glace et le feu

Florent Nesles, l’organisateur des soirées Walden à l’ACP Manufacture, en est, depuis 1997, peu ou prou à son onzième album, ...

La Chanson du Jour

Miossec « La grande marée »

J'aimerais tellement t'amadouer T'amarrer aux pontons Ne plus te laisser dériver Et devenir le vieux garçon Qui saura te repêcher Quand arrivera la grande marée Je ...

Martial Robillard (photo non créditée tirée de sa page facebook)
Lancer de disque

Martial Robillard, cette chanson qui roulotte

Martial Robillard (photo non créditée tirée de sa page facebook) A l’âge qu’on devine de Martial Robillard, on se doute ...

Lancer de disque

Colin Chloé, terrien et terrible

Certes ce n'est (après avoir joué dans plusieurs groupes folk-rock et alternatifs à Lorient et Brest) que le second album ...

Document Ramon Pipin
Dossiers

Ramon Pipin, rock et dérision dans le même bateau

Document Ramon Pipin L’actualité immédiate de Ramon Pipin, ce sont les 2 concerts parisiens exceptionnels des Excellents, ces 23 et ...

En scène

Christopher Murray at home

Souvenir d'une soirée de novembre au Chok-théâtre, à Saint-Etienne, Christopher Murray (photo Niko Rodamel) La dernière fois qu’il s’y était ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs