NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Christophe, 1945-2020

denosenchanteurs
17 avril 2020
dans Hommage
5

christopheC’était il y a quelques années. Un concert de Christophe, seul sur une grande scène, allant d’un clavier l’autre. A chanter, à jouer, à expérimenter aussi. Tiens, il se surprend d’un ensemble de notes, de la manière de les agencer, de les jouer. D’une sonorité pas pareille. Et se jure de travailler chez lui cette nouvelle perspective… Même la scène lui était laboratoire.

J’avoue, je n’avais pas été convaincu, intrigué par cet artiste dont je ne savais pas vraiment ce que j’attendais. Mais, entre tous privilégié, me frayant un chemin entre ses fans pour l’heure recalés, j’avais rendez-vous avec lui, dans sa loge. Je ne sollicite plus depuis longtemps des entretiens avec les artistes, me contentant seulement de ce qu’ils me donnent en scène. J’avais eu là comme l’intuition qu’il me faudrait une conversation, un tête-à-tête, comme un mode d’emploi, un décryptage. Partageant avec lui son whisky, j’ai compris, je crois. Je lui parlais notamment de cette chanson qu’il avait reprise au répertoire d’Allain Leprest. Lui ne se souvenait que de son compositeur : il ne me parlait que de Romain Didier, avec un immense respect, avec rare déférence. J’avais devant moi un musicien, qui d’une chanson ne voit rien que les notes. Un musicien de tous les instants, qui ne vit que par la musique, que pour la musique. Qui aurait été capable de chanter le bottin – et nous le faire chanter – s’il en avait trouvé la juste mélodie.

Car ce n’est pas particulièrement tel ou tel titre de Daniel Bevilacqua qui restera. Et pas particulièrement Aline, énorme succès période yéyé qu’il ressortira quinze ans plus tard en doublant non la mise mais la recette : un simple tube, une chansonnette. Certes, on se souviendra des Marionnettes, des Mots bleus, de Senorita… En fait, à bien compter, de peu de titres, mais qui, avec le temps, ont chacun pris la consistance de pierres précieuses, de pépites. Qui, comme leur créateur, sont devenus cultes. C’est de l’alchimie et ça ne s’explique pas.

De ce compositeur, de son allure qui épousait si bien la nuit d’où tranchait le doré de ses cheveux, de sa moustache, le flamboyant rouge de ses Ferrari qu’il cassait comme moi je le fais de ma vaisselle, de ses bribes de vie que la presse distillait, c’est un tout qui fait presque légende. De cet artiste, ce dandy qui, après une abstinence scénique d’un quart de siècle, devint le phénomène qu’il n’a cessé d’être depuis.

Les yéyés qui ont survécu l’ont été au prix de reniements, de gesticulations parfois vulgaires pour tenter de toujours exister. Peu d’entre eux ont eu le talent, pour ne pas dire le génie, de Johnny. Peu, et parmi eux Christophe, comme un prince, un extra-terrestre presque. Avec une grâce infinie. Lui s’est extirpé depuis très longtemps d’un passé pour midinettes. Pour devenir l’indispensable, l’indiscutable poinçon d’une musique de qualité au service de la chanson.

 

Ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là.

Les mots bleus

Tags : ChristopheNouvelles
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Christophe « Parfum d’histoire »

Christophe « Parfum d'histoire »

Commentaires 5

  1. Jean-Michel Brac says:
    il y a 6 ans

    Superbe chronique avec toute sa subjectivité objective ! Très appréciable par les temps qui courent !

    Reply
  2. Germinal Le Dantec says:
    il y a 6 ans

    J’ai le souvenir de Bernard [Lavilliers, NDLR], me parlant de lui avec déférence et respect, lorsqu’ils s’étaient rencontrés, tous deux engagés chez « Dreyfus ». Il me disait : « je suis vraiment surpris, ce n’est pas du tout le yéyé de l’époque Aline, il est bien plus intéressant. On a bien sympathisé ». Et moi d’être un peu interloqué et perplexe. Mais, en fait, ma position allait changer rapidement, car ce fut le disque des « Mots bleus » et la collaboration avec Jarre (pour les textes, paradoxalement ! ». Amicalement.

    Reply
  3. Albert Weber says:
    il y a 6 ans

    Merci et bravo cher Michel Kemper pour ton texte sur celui qui es devenu  » l’indispensable, l’indiscutable poinçon d’une musique de qualité au service de la chanson ».

    Reply
  4. Lapierre Jean says:
    il y a 6 ans

    Très bon « papier » Michel ! Christophe est « un chercheur » de sons. Quelques fois il a trouvé… D’autres fois, s’est un peu perdu… mais c’était toujours intéressant…

    Reply
  5. Gérard DEBARD says:
    il y a 6 ans

    N’est-ce pas lui qui s’était livré à une « interprétation » de « la non-demande en mariage » de Brassens où il s’était permis quelques « privautés » très désagréables à entendre avec le texte ?

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Catherine Laugier

Samuel Covel « Aberdeen »

Aux abois des prisons, aux arbres sans licolDes tenailles d'acier me tiennent par le colDes sirènes aussi s'ennuient à AberdeenFemmes ...

Catherine Laugier

Edith Piaf « L’accordéoniste »

La fille de joie est belle Au coin de la rue là-bas Elle a une clientèle Qui lui remplit son ...

Catherine Laugier

Anita Farmine, femme du monde en liberté

Next est l’album éclectique d’une franco-iranienne sous multiples influences. D'abord sa culture d’origine et celle française, à partir de ses ...

La Chanson du Jour

La Bolduc « Le jour de l’An »

Préparons-nous son père Pour fêter le jour de l'anJ'vas faire de bonnes tourtièresUn bon ragoût de l'ancien temps C'est dans le ...

Catherine Laugier

Le Caribou volant « La baïta »

C’est une toute petite bicoque de pierre qui est juchée dans les alpages. Mon père en a toujours été fier, ...

Catherine Laugier

Marc Dessolas « Rien n’est grave »

Il ne dit toujours rien, prend son café en silence, Fera comme tous les matins, comme s’il n’était pas en ...

Artistes

Zoé Simpson « Novembre sous les cendres »

7h30, Robespierre. Des gens tout gris, un goût de ferCe vieux métro tellement normalTexto : On est à l'hôpitalLa peur monte ...

Catherine Laugier

Facteurs chevaux « Les dames de pluie »

Les fleurs ne se coupent pas Car leur cœur, sinon, flétrit... Elles flanchent, comme les soldats, Sous les franges d'une ...

En scène

Françoise Hardy : la « discrète » à l’affiche

« A l’œuvre, elle ne lâche rien, elle bosse beaucoup, elle est très impressionnante en studio ». Vibrant hommage rendu par La ...

Gauvain Sers (photos)
En scène

Gauvain, chevalier du Roi Renaud

Gauvain Sers (photos BéGé 1chansonbe) Stavelot, « Une chanson peut en cacher une autre », 21 octobre 2016.   Fidèle à son ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs