Étiquette : Chansons primeurs

Feu! Chatterton « Souvenir »

J'aimais ta peau doréeToi qui me donnais tout et ta main délivréeJ'aimais la peau dorée mais maintenant je pleure ton ...

Marcel Amont « Le chapeau de Mireille »

Le chapeau de Mireille Quand en plein vol je l'ai rattrapé Entre Sète et Marseille Quel est l' bon vent ...

Olivia Ruiz à Bruxelles (photos Annick Delperdange)

Olivia Ruiz, que viva España !

  Olivia Ruiz à Bruxelles (photos Annick Delperdange) Bruxelles, le W:Halll, 9 novembre 2022,   Trois des grands-parents d’Olivia Ruiz ...

Clémix - Julie Lagarrigue - Documents Stavelot

Stavelot, le refuge de l’autre chanson

Clémix - Julie Lagarrigue - Documents Stavelot Chaque année on l’attend, chaque année il revient. Qui ça ? Le plus beau ...

Florent Marchet « Benjamin »

Benjamin est saoul Sur la piste, transparent J'aime sa tête de fou Quand il danse comme avant Depuis le temps ...

Serge Reggiani « Ma fille »

Ma fille, mon enfantJe vois venir le tempsOù tu vas me quitterPour changer de saisonPour changer de maisonPour changer d'habitudesJ'y ...

Attention les feuilles ! chapitre onze

L’épicentre est une salle en sous-sol d’immeuble, underground : Le Rabelais, à Meythet. Il y a là, comme parfois, un fou ...

Nawell Ben Kraïem ©Victor Delfim

Nawel Ben Kraïem, entre racines et modernité

Nawell Ben Kraïem (photo ©Victor Delfim) Nawel Ben Kraïem n’avait pas la bonne voix...trop grave, trop voilée, dans la Tunisie ...

BABX FACE À L’INSOUTENABLE. 
UNE ODE À L’HUMANITÉ

Sidéré, atterré par l’attentat du Bataclan, éloigné de l’humanité par des hommes qui se réclament d’une religion en s’éloignant de toute spiritualité, que faire sinon de la musique ? Enregistrée avec peu de moyens, en deux heures comme un maquette, épurée jusqu’à l’os, Ascensions est longue plainte lyrique, déchirante, poème sacré où les psaumes électroniques sont fils de chants médiévaux ancestraux, où les notes entêtantes, graves, répétitives du piano dérivent en dissonance amplifiée par les cuivres.
Le court album, guère plus qu’une demi-heure, se décline autour du personnage central d’Omaya Al-jbara, héroïne irakienne qui laissa sa vie « sous le mandarinier » en résistant à l’État Islamique. Ce titre dont la partie III nous avait déjà impressionnés en concert piano-violoncelle est joué en solo en notes délicates évoquant Debussy ou Satie, « Et je tombe au ciel / Mes yeux sont devant / Mes rires sont des fleurs / Qui jamais ne meurent », balançoire triste où les notes s’égrènent sur fond de batterie funèbre. S’y superpose la mélopée de Dorothy Munyaneza, en doux hululements avant que la mélodie de Babx ne nous berce de ses notes entêtantes : « Omaya s’endort sous les mandariniers ». 
Symétriquement, une berceuse douce, Le déserteur, s’adresse à l’auteur de l’attentat, enseveli anonyme « De personne tu ne fus le héros ». Pas de haine, pas de jugement pour cet assassin auquel il ne dénie pas l’humanité, reprenant ainsi la position d’Omaya : « Je n’aurai de cesse de te hanter toujours / Et je te condamne à l’amour ».
Sans caricature, il suggère une des origines du drame, l’ingérence des occidentaux. C’est  ce texte désincarné, grinçant et planant à la fois : « Oh je voudrais tant revoir Tripoli, la poussière, le métal, tanguer les hélicos », s’achevant en lointaine et dérisoire  sonnerie militaire.
Empruntant son titre à la trilogie des films de Werner Herzog, il en  reprend aussi les personnages, L’alpiniste qui aspire aux cimes . Ou celui attaché à sa terre au péril de sa vie, incarné par Mujahid Hajana  qui murmure comme sur un vieux vinyle cette chanson de sa jeunesse, Accordez moi ce tango, soudain recouvert par  le saxophone envoûtant de Supersonic. 
L’album se conclut comme il a commencé, avec le thème de la partie III  décliné au son cuivré, doux et déchirant du saxophone d’Archie Shepp. S’élevant en douces vocalises jusqu’à un  solo de batterie très free, il s’éteint avec Omaya.
Une œuvre si personnelle et universelle à la fois, qui n’a qu’un lointain rapport avec ce qu’on nomme la chanson engagée.

CATHERINE LAUGIER

Babx, là-haut, tout là-haut !

BABX FACE À L’INSOUTENABLE.UNE ODE À L’HUMANITÉSidéré, atterré par l’attentat du Bataclan, éloigné de l’humanité par des hommes qui se ...

Brouillons d'Anne Sylvestre (ci-dessus) et de Michèle Bernard (ci-dessous), tous deux tirés du livre "Le moulin du parolier".

On ne peut pas définir la chanson, mais…

  Brouillons d'Anne Sylvestre  tirés du livre "Le Moulin du parolier". « On ne peut pas définir la chanson. La chanson ...

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