NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Atomes crochus : Martin Léon, douze ans après

deAgnès André
16 juin 2022
dans Agnès André, L'Équipe, Lancer de disque, Québec-Acadie
0
Martin Léon (photo non créditée tirée de son site)
Martin Léon (photo non créditée tirée de son site)

« Les atomes est pure merveille », nous disait Catherine Laugier dans la chanson du jour du 21 décembre 2018. Douze ans après sa sortie, le quatrième album de l’auteur-compositeur-interprète québécois – Les atomes – me retombe dessus dans un heureux et puissant coup de foudre, venant confirmer ces dires. Ils sont rares ceux qui me font cet effet-là, un accroc direct par les mots, par les mélodies, par les nouveaux territoires créés.

Martin Léon est plus connu, peut-être, en terre cinématographique – c’est qu’il a fait ses classes auprès d’Ennio Morricone en Italie –, récompensé maintes fois pour ses bandes originales autant au Québec qu’à l’échelle du Canada. Autant que je sache, l’artiste (et l’album) est pourtant resté inaperçu en France, malgré ce prix Charles Cros remporté en 2011 et un succès retentissant outre-Atlantique.

Serait-ce parce que Les atomes nous parlent d’invisible ? (J’en doute, mais il se trouve que oui, cette musique est à déguster dans les petits creux du temps, alors profitons-en). Les atomes, ce sont onze titres qui emportent dès les premières vagues de maracas, des mots qui sonnent autant que les arrangements – ce bijou maintes fois cité qu’est « Va savoir pourquoi », bataille amoureuse en dy et trissyllabes « T’es une brute / T’es une bête / T’es abrupte / Ça m’embête / Embrasse-moi / Embrasse-moi / Tu vois, t’as rien à dire / Mais / Va savoir pourquoi / Ce désir », écartillé d’un électrisant interlude; et bien sûr l’envoûtant et enveloppant Prends-moi tel quel qui, comme d’autres de ses titres, conjugue à merveille les sons, y réconciliant même français et anglais (c’est dire !).

60762_6Ainsi résonnent les consonnes dans La shack à Chuck, une ode à la poésie du hasard : « Heille, le chicken / Tu chock [tu te dégonfles] / Ça t’choque ? [t’es fâché ?] / Fa’qu’check / C’est pas chic chic / Mais chaque chèque / Paye le shack à chuck ». Deux hérons ensuite, perchés sur leurs octosyllabes, nous content une petite fable bien humaine à voix d’oiseau : « Viens mon frère le dossier est clos / Allons boire à même le soleil / Et profiter tant qu’il est haut/ensemble ». Puis dans les rides du « lac », voilà qu’est distillé l’instant : « Un briquet / Brise le silence  /Une réponse / Un baiser ». Et l’invisible enfin (« enfin » et surtout entre autres : il me faudrait bien un article par chanson pour vous en faire goûter toute la saveur), de ce que nous sommes, ne sommes pas, dans lequel Man Ray apparaît en filigrane : « Je suis l’océan / Et le lac et le soir / Je suis un parfum de cèdre / Et la mousson d’Asie / Je suis le jeu de mémoire / Entre l’oiseau et le nid ».

Composé d’une traite après une longue marinade effectuée en Asie (au Japon), Les atomes est un album à déguster encore et toujours – même et surtout douze ans après ! – en contemplant les tableaux de lumière du petit matin sur votre mur, les miettes d’un repas arrosé ou encore le bourdonnement des choses au-dehors.

Depuis, Martin Léon n’est pas resté invisible : il a replongé dans le film (auprès de son complice Philippe Falardeau), chanté aux côtés de Jean-Louis Cormier et co-réalisé avec Inès Talbi le spectacle La Renarde, sur les traces de Pauline Julien (2019).

 

Le site de Martin Léon, c’est ici ; ce qu’en a déjà dit Nos Enchanteurs, c’est là.

 

« Je redeviens le vent » : https://www.youtube.com/watch?v=CghlSNWRt_E

« Va savoir pourquoi » :

Tags : Martin LéonNouvelles
Agnès André

Agnès André

vit, écrit, traduit à Veynes. Un lieu qui l’a menée à la chanson et à parler au passé surcomposé. Elle aime Gaston Miron, Dorothy Parker, les poireaux et la chanson des bonbons de Jacques Brel. Sa recherche ultime n’est pas celle du temps perdu mais du mot juste.

Article suivant
Laurent Louvel « Putain d’hormone »

Laurent Louvel "Putain d'hormone"

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
En scène

Anniversaire de Francofans, le mieux 10 ans culturel

Yves Jamait (photo prélevée à la toile) Yves Jamait, Nesles, Tony Melvil, soirée d'exception sur la scène de Canal 93 ...

Toma Sidibé
L'Équipe

Toma Sidibé, griot solaire

Toma Sidibé   Il était une fois un garçon qui s’appelait Toma et son amie, Yélé, petite lumière venue de ...

Lancer de disque

La Goutte, goutte après goutte

Il a le timbre de Laurent Berger (le chanteur, pas le syndicaliste, hein !) et quelques intonations communes à Loïc ...

Yor Pfeiffer (photo non créditée tirée de sa page facebook)
Catherine Laugier

Yor, s’émouvoir, se mouvoir

Yor Pfeiffer (photo non créditée tirée de sa page facebook) « La chanson est pour moi un accélérateur d’ouverture d’âme. J’ai ...

Hommage

Jacques Higelin, 1940-2018

Fin de folie pour l’autre fou chantant, notre Higelin, fils de Presley et de Trenet, l’illuminé de la chanson, l’illumineur ...

Les soeurs Jeanne et Liz Cherhal (autoportrait)
François Bellart

Le talent n’est pas obligatoirement dans l’ADN…

Les soeurs Jeanne et Liz Cherhal (autoportrait) Certains acteurs de communication devraient réviser le programme de génétique enseigné au Lycée. ...

En scène

Zaza Fournier, apéro et stimulant de l’amour

Zaza Fournier (photo DR prélevée à la toile) Zaza Fournier, 15 novembre 2013, festival Les Oreilles en pointe, La Firmament ...

Lors de l'inaugutation de la trentième édition à Castelsarrasin, avec entre autres la présidente Dominique Janin et Pierre Perret (photo DR)
Festivals

Alors… Chante ! ne devrait plus chanter du tout

Lors de l'inauguration de la trentième édition à Castelsarrasin, avec entre autres la présidente de Chants libres Dominique Janin (au ...

Frédéric Bobin et François Gaillard, en envoyés spécials chez Renaud (DR)
En scène

Faut-il encore chanter Renaud ? Bobin et Gaillard prouvent que oui

Frédéric Bobin et François Gaillard, en envoyés spécials chez Renaud (DR) 2 avril 2017, Scènes en Forez, Maison de la ...

Catherine Laugier

Christophe « Le tourne-cœur »

Bal de nuitDécrochez les étoilesDes trois regards, moi, je choisis le tienPas de "Faut pas toucher la Lune"Je la sens, ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs