NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Samuel Cajal, entre chien et loup

deCatherine Laugier
21 décembre 2018
dans Catherine Laugier, L'Équipe, Lancer de disque
0
Portrait Samuel Cajal par ©Pierrick Guidou
Portrait Samuel Cajal par ©Pierrick Guidou

Samuel Cajal, nous l’avons connu bassiste, puis guitariste, accompagnant Fanch, Jérémie Kiefer ou Andoni Iturioz. Nous venons de l’apprécier en auteur pour K !. Nous l’avons écouté dans son projet punk cosmique et déjanté Zissis the Beast avec la chanteuse Yas. Mais je l’ai personnellement d’abord découvert au sein du trio 3 minutes sur mer, un rock aérien d’humaine mélancolie. La vie de tous les jours magnifiée dans des fulgurances de texte et d’harmonie. Cajal y ajoutait déjà à ses talents de compositeur quelques textes, qui l’habitaient depuis plusieurs années. Et plus au fond des tiroirs.

Il lui fallait se lancer sur le devant de la scène, au mépris de sa pudeur de musicien. Heureusement il pouvait compter sur ses frères d’art, Johan Guidou l’ex batteur de 3 minutes sur mer à la batterie, aux synthés, à la réalisation et au mixage dans ses studios d’enregistrement en région parisienne. Et Pierrick Guidou, à l’image ce que son frère est au son. L’auteur des portraits bleutés et mystérieux de Samuel, des montages des vidéos, de la pochette du disque. En couverture Samuel y semble détenir la lumière, à l’intérieur il se perd dans ses pensées et ses rêves ; au verso il nous faut trouver Une issue au labyrinthe de la vie. Notez qu’en français « issue » est solution quand en anglais elle est problème, et c’est là tout l’objet de l’album…

Samuel a un visage empreint de douceur, sa poésie et sa musique, alliés à sa coiffure, le font comparer à Dominique A. Sa voix aussi est grave et douce, et souvent on a l’impression qu’il sourit tout en chantant. Le début de l’album semble intimiste, conseil de sagesse. Sublimes variations de guitare, légèrement grinçantes à l’ouverture sur Tu mords, puis mélodiques – malgré ce qu’il susurre « Mais tu mords comme les chiens qui se défendent / Tu es encore là, tournant rond à  tenter de t’échapper mon ami, de ta propre prison ». Tout en balancements doux et entêtants sur Lâche prise : « Désactive o ma reine, avant que l’on ne s’épuise ». Inquiet, tendre et rassurant à la fois.

coverAlbum-webMais dès le troisième titre l’album s’embrase. L’atmosphère très rock, avec ses pleurs de guitare en fusion avec la batterie révèle l’angoisse de l’être sensible, réfugié dans son aire de sécurité, avec son amour : « Quand tout le monde est fou dehors et que le démon me démange / Je me réfugie dans ta cave / Avec (…) De l’eau, du sel et de l’amour lâche ». Enchaîné directement avec Think, un presque instrumental tout en  électro lo-fi planante et inquiétante.

Les deux versants de Samuel se dévoilent, la discrétion du chien sûr et fidèle peut facilement se transformer en appétit de loup, n’oublions pas les fulgurances de Zissis the Beast. Tel ce mammifère Indigné qui montre les dents : « Tu as peur de ne plus voir les mille et une couleurs / Qu’on te les vole définitivement, on t’a déjà arnaqué en substituant les forces de l’ordre aux gardiens de la paix ». Nellyla l’y accompagne subtilement en écho.
Ses indignations sont sociales, confirmées par l’intermédiaire samplé du Juge et l’Assassin « Le docteur qui m’a libéré, et le chien qui m’a mordu ». Matthieu Le Senechal, ses claviers, synthés et « absurdités sonores » y doit être pour quelque chose.

Depuis le premier titre, ce thème du désir de mordre hante l’album. Il est  dans le superbe duo avec Wilfried Hildebrandt, morceau tout en tension, où la guitare se libère : « Nos ergots élimés ont livré toutes leurs batailles / Entre loups et chiens, nous frayerons-nous un chemin ? / À quoi bon aboyer, à quoi bon me le faire payer / J’ai le cœur noir ». Palme d’efficacité rock avec le très beau Plus d’ place pour le silence, qui semble ressusciter Bashung. 

Morsures encore dans Langoureusement, la première vraie chanson d’amour du disque : « mords moi le bras / Si ça pique c’est qu’on est vivant / Tu t’accroches à moi comme dans un rêve où je caracole en tête, évidemment », et dans Une issue – « Vois-tu les loups se faire la bise en se visant le ventre » – continuité de la précédente, urgence d’aimer : « Moi j’ai trouvé une issue dans ta main tenant la mienne ».

Coup de cœur particulier pour Décibels sur le thème de l’absence d’un père trop tôt disparu, en duo avec Karina-K qui double la voix de Samuel en écho : « Longue sera l’étreinte, la convalescence / Pour nous habituer au silence ». Gardons la curiosité de découvrir le douzième chapitre, point final et suspensif sans quoi le labyrinthe ne pourrait être parfait. Indices : c’est blanc, bleu et rouge, mondial et méridional à la fois.

 

Samuel Cajal, Une issue, autoproduit La couveuse 2018. En concert le 16 février 2019 au Café Plum avec Jérémy Kiefer et Karina K. Le site de Samuel Cajal, c’est ici. Ce que NosEnchanteurs en a déjà dit, là.

 

Tu mords

Fou dehors

Tags : KNellylaNouvellesSamuel CajalWilfried Hildebrand
Catherine Laugier

Catherine Laugier

Article suivant
Véronique Sanson, Eddy Mitchell  « Avec un homme comme toi »

Véronique Sanson, Eddy Mitchell « Avec un homme comme toi »

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
En scène

Spa 2026. Buffet à volonté

Hooverphonic Photo ©Christophe Dehousse Francofolies de Spa, 25 juillet 2026   Depuis 1994, chaque mois de juillet voit les amateurs ...

Sam Frank Blunier et ses musiciens by Mary
Catherine Laugier

Sam Frank Blunier, éternité de l’espoir

Sam Frank Blunier et ses musiciens by Mary P On pense inévitablement à Darc, à Bashung en écoutant ce disque. ...

La Chanson du Jour

Valérie Mischler « Pourquoi… »

Pourquoi la terre est rondeA-t-on toujours le choixQui était la JocondeEst-ce que tu penses à moiOù commence l'universPeut-on mourir d'ennuiDieu ...

et aussi BARBAGHAMON
En septembre 2021 sortait le sept  titres issu de la collaboration Hamon-Barbagallo. Ces deux là, ponts entre la vieille Europe et l'Ouest américain ou australien, ne pouvaient que s'entendre pour cet album qui chevauche  les grands espaces entre folk romantique et pop étincelante. Si le souvenir brillera est une adaptation partiellement bilingue de Sleep the clock around assez pop, le reste de l'album est un ensemble de ballades flamboyantes et romantiques où l'on ne distingue guère les deux auteurs-compositeurs, qui alternent ou fusionnent. Après « la voile grande » de J'écoute l'eau, mis en musique par Barbagallo, Ils fument « La cendre glisse dans le verre / Vidé du vin d‘orange amère » est un superbe titre mélancolique d'Hamon sur une séparation attendue, alors que Le jour viendra « Elle a une voix d’ange qui chante à l'infini / Quelques mots d’espérance qui riment avec ma vie » (Barbagallo) est  chanson d'amour et d'espoir, de même que cette supplique à Maria (Hamon), recherche de paix et de bonheur. Si le titre et la pochette de l'album évoquent le jeu du Backgammon, c'est plus à l'amour qu'au hasard que se raccrochent les deux artistes pour délivrer un message positif : « Passe, passe, passe / Le temps /  Qui blesse / Passe, passe, passe / Pour qu’enfin / Tout renaisse », et il aurait tout aussi bien pu s'intituler Le ciel bleu, du nom du titre qui clôture ce superbe album.  
Catherine LAUGIER
Artistes

Barbagallo, Baptiste Hamon « J’écoute l’eau »

Rien ne s’oppose aux plus grands ventsComme on se livre au chant,Comme on se livre aux motsMes nuits bardées de ...

Natacha Tertone à Tourcoing (photos Marc Schaefer)
En scène

Natacha Tertone, un retour qui ne laisse pas indifférent

  Natacha Tertone à Tourcoing (photos Marc Schaefer) 6 février 2025, Le Grand Mix, Tourcoing,   Après quasiment un quart ...

Pour les mômes

Le roi des papas mélange tout !

Que les nouveaux lecteurs de ce blog (la fréquentation a plus que doublé en quelques semaines) ne s'étonnent pas. J'aime ...

La Chanson du Jour

Pierre-Paul Danzin « Little Lady »

Little lady  Dans son tipi Vit sans complexe  Dans son cortex Fait d’ la poterie  L’après-midi Et puis du thé  ...

Les Quatre Barbues (photo DR)
Catherine Cour

Avignon off 2015. 4 Barbu[e]s au poil !

Les Quatre Barbues (photo DR) Lorsque quatre belles voix lyriques se mettent à revisiter le répertoire d'un groupe mythique des ...

Catherine Laugier

Boris Vian « La complainte du progrès »

Autrefois pour faire sa cour On parlait d'amour Pour mieux prouver son ardeur On offrait son coeur Aujourd'hui, c'est plus ...

Biblio

Jérémie Bossone « La vie d’artiste »

Je t'ai rencontrée par hasard, Ici, ailleurs ou autre part, Il se peut que tu t'en souviennes. Sans se connaître ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs