NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Bashung sauvé des os, immortel

denosenchanteurs
25 novembre 2018
dans Lancer de disque
0

En-amontÇa y est, à nouveau tourne, tourne Bashung sur votre platine. Le nouveau Bashung, celui d’après, celui d’aval. Bien qu’En amont comme c’est écrit. Un nouveau Bashung, plus de dix ans après le précédent, moins de dix après son trépas. Un Bashung sauvé des os. Immortel. Que n’a-t-on pas dit de ce disque pour beaucoup sacrilège, car pas validé par l’artiste, titres ébauchés, pas finis, abandonnés. Je ne vise personne mais j’aimerais bien que nombre de disques finis aient au minimum ce degré de non-finition : ça les rendrait écoutables à mon ouïe, à mon avis. La voix de Bashung donc résonne encore. Pour l’y avoir vu, je le sais sous terre au Père Lachaise et le voici ici, à nouveau. Stupéfiant, rêvé éveillé, troublant.

Après Fantaisie militaire et L’imprudence, Bashung veut revenir à une forme de chanson plus classique. Pas besoin de le fanfaronner, ça se sait. Et les postulants auteurs affluent : Dominique A, Joseph d’Anvers, Doriand, Daniel Darc, Raphaël, Mickaël Furnon, Arman Méliès, Xavier Plumas… Bashung en retient. Et les travaille, fait les musiques quand elles sont orphelines de son, pas de sens. Enregistre des maquettes. Jusqu’à ce que les chansons de Gaëtan Roussel arrivent et détrônent celles précédemment retenues. Blocus sur ces brouillons, embargo et, au final, véto de l’apprenti mourant. L’Histoire les oublie un temps, celui du chagrin, de l’insupportable départ. Que faut-il en faire ? Les tuer, les achever ? Les finir. Avec moult précautions et cautions.

A-T-ON LE DROIT ? L’album posthume de Bashung relancera à n’en pas douter le débat. Peut-on ou non publier après sa mort des chansons non retenues par l’artiste, un album non finalisé ? Ces derniers mois, l’album de Maurane (Brel) puis celui d’Hallyday (Mon pays c’est l’amour) ont participé à cette discussion animée où on se lance souvent plus d’invectives que d’arguments d’autant qu’on ne saura jamais tout à fait qu’elle fut la volonté du défunt, si tant est qu’il eut l’occasion de se prononcer : on se contente de témoignages contradictoires qui font ou défont notre religion. Quand, vingt-cinq ans après la mort de l’artiste, Barclay décida de publier des titres inédits de Jacques Brel, ce fut foire d’empoigne. Il semblerait que Brel avait demandé, à sa famille, à ses compositeur, arrangeur et producteur, de ne jamais publier les cinq chansons constituant, avec deux textes parlés, ses ultimes enregistrements. Si les monologues «Le Docteur» et «Histoire française» restent inédits, les chansons «Mai 40», «Avec élégance», «Sans exigences», «L'Amour est mort» et «La Cathédrale» sont effectivement parues sur une double compilation, un coffret DVD et une intégrale commémorant les vingt-cinq ans de la disparition de Brel. Composées pour ce qui a été son ultime opus, ces chansons n'avaient pas été jugées dignes de figurer sur ce qui avait été conçu à l'origine comme un double album.  On sait les aventures, coups d’éclats et coups fourrés de la famille Smet, qui se déchirent l’héritage artistique et surtout financier de l’icône national que fut Johnny Hallyday.  Reconnaissons qu’une partie des acteurs en présence n’est jamais consultée, c’est pourtant la plus importante : le public. Qui désormais se plaindra de l’existence publique de ces inédits qui ne le sont plus ? Des chansons de Brel, de Hallyday, de Maurane, désormais de Bashung. Pourquoi gâcher son plaisir au seul prétexte qu’il n’est pas sûr, qu’il est même parfois certain, que le défunt n’était pas d’accord ? D’autant qu’à chaque fois, la sortie de tels inédits s’accompagne d’un grand luxe de précautions. Le patronage, sinon la supervision artistique, de la compagne ou du compagnon du défunt, de tout ou partie de ses fidèles collaborateurs, en autres musiciens. Et l’avertissement qu’il ne s’agit pas d’un disque définitif, mais d’une ébauche, d’un brouillon, d’une maquette comme on dit. Et qu’il nous faut l’avoir en tête, au moins l’avoir su.  MK (en illustration, le pochette et le titre auxquels vous avez échappé)
A-T-ON LE DROIT ?
L’album posthume de Bashung relancera à n’en pas douter le débat. Peut-on ou non publier après sa mort des chansons non retenues par l’artiste, un album non finalisé ? Ces derniers mois, l’album de Maurane (Brel) puis celui d’Hallyday (Mon pays c’est l’amour) ont participé à cette discussion animée où on se lance souvent plus d’invectives que d’arguments d’autant qu’on ne saura jamais tout à fait quelle fut exactement la volonté du défunt, si tant est qu’il eut l’occasion de se prononcer : on se contente de témoignages contradictoires qui font ou défont notre religion.
Quand, vingt-cinq ans après la mort de l’artiste, Barclay décida de publier des titres inédits de Jacques Brel, ce fut foire d’empoigne. Il semblerait que Brel avait demandé, à sa famille, à ses compositeur, arrangeur et producteur, de ne jamais publier les cinq chansons constituant, avec deux textes parlés, ses ultimes enregistrements. Si les monologues Le Docteur et Histoire française restent inédits, les chansons Mai 40, Avec élégance, Sans exigences, L’Amour est mort et La Cathédrale sont effectivement parues sur une double compilation, un coffret DVD et une intégrale commémorant les vingt-cinq ans de la disparition de Brel. Composées pour ce qui a été son ultime opus, ces chansons n’avaient pas été jugées dignes de figurer sur ce qui avait été conçu à l’origine comme un double album.
On sait les aventures, coups d’éclats et coups fourrés de la famille Smet, qui se déchirent l’héritage artistique et surtout financier de l’icône national que fut Johnny Hallyday.
Reconnaissons qu’une partie des acteurs en présence n’est jamais consultée, c’est pourtant la plus importante : le public. Qui désormais se plaindra de l’existence publique de ces inédits qui ne le sont plus ? Des chansons de Brel, de Hallyday, de Maurane, désormais de Bashung. Pourquoi gâcher son plaisir au seul prétexte qu’il n’est pas sûr, qu’il est même parfois certain, que le défunt n’était pas d’accord ? D’autant qu’à chaque fois, la sortie de tels inédits s’accompagne d’un grand luxe de précautions. Le patronage, sinon la supervision artistique, de la compagne ou du compagnon du défunt, de tout ou partie de ses fidèles collaborateurs, en autres musiciens. Et l’avertissement qu’il ne s’agit pas d’un disque définitif, mais d’une ébauche, d’un brouillon, d’une maquette comme on dit. Et qu’il nous faut l’avoir en tête, au moins l’avoir su.
MK

Le titre vient d’une chanson écrite par Joseph d’Anvers et composée par Arman Méliès, que Bashung avait maquettée pendant l’écriture de Bleu pétrole. Une que nous ne saurons pas. Ou alors dans vingt ans. De ce travail, de ces sessions, voici onze rescapées. Des à l’état de maquettes. Qu’Edith Fambuena, la moitié des Valentins, qui avait travaillé sur Fantaisie militaire, particulièrement sur La nuit je mens, a eu pour délicate mission de finaliser. Des jours de quasi vérité, des nuits d’autres possibles mensonges, pour accoucher de ce disque miraculeux, où l’épure prime, où la voix l’emporte de l’outre-tombe, où au bras de fer le vivant l’emporte. « Je ne t’ai jamais dit / Mais nous sommes immortels / Pourquoi es-tu parti / Avant que je te l’apprenne ».

C’est un disque d’avant retouches, en amont du reste. De cette déstructuration/restructuration dont Bashung avait fait sa marque mais qu’il semblait ne pas vouloir pour cet album précis dont il ne savait encore qu’il serait le dernier. Dernier et demi, donc. C’est bien plus qu’un travail de restauration, c’est l’accouchement d’un mort-né. Un non-testament qui est un superbe cadeau posthume, un grand album qu’il serait stupide de bouder au nom d’un je ne sais quoi, d’un tabou mortifère. De renier. En tout cas pas sans l’avoir écouté. Pas avant que le charme n’ait agi, la magie opéré. En boucle. A la deuxième, à la dixième écoute, on sait qu’Alain Bashung est vivant. Pour encore longtemps. C’est une bonne nouvelle des étoiles.

 

Alain Bashung, En amont, Barclay/Universal 2018. Ce que NosEnchanteurs a déjà dit de lui, c’est là, au-delà.

 

 

 

Immortels, clip 2018 

Tags : Alain BashungNouvelles
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Gérard Delahaye « L’oiseau blues »

Gérard Delahaye « L’oiseau blues »

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Lancer de disque

Ukraine/Gaza : la chanson « maussade » de Pascal Rinaldi

  Le suisse, humaniste et pas neutre Pascal Rinaldi (photo non créditée) "Quel temps fait-il ? / Il fait maussade / ...

Myriam Gendron
Agnès André

Myriam Gendron : fouilles au corps de la chanson

Myriam Gendron (photo du disque lui-même) Folk et trad dans la chanson française : rigaudon, cornemuse et Mélusine ? Pas que. Dans ...

Pascal Mary photo mai 2019 ©Dom Kovacs
Catherine Laugier

Off Avignon 2019. Pascal Mary, vivre est un métier difficile et à risque !

Pascal Mary photo mai 2019 ©Dom Kovacs 12 juillet 2019, L’Atypik Théâtre   «De la tendresse en pagaille / Du ...

Lancer de disque

Les mille chemins de Denez Prigent

« Ha setu o vervel an de’ / Ha me da ganañ adarre / Ha me da ganañ koulskoude / Evit ...

Lancer de disque

Joan-Pau Verdier, le r(Oc)k fait chanson

Joan-Pau Verdier, de retour (photo DR) Etrange cette voix qui me revient après si longtemps… une voix belle, ferme, puissante, ...

Catherine Laugier

Arno « La vérité »

Je veux me marier avec le ventJe prends le soleil comme mon amantAvec les nuages, je danse le french cancanMais ...

AnneliSe Roche (photo Les Graphistoleurs)
En scène

AnneliSe Roche et Leonor Bolcatto, deux nouvelles voix gagnées à la chanson

AnneliSe Roche (photo Les Graphistoleurs) 15 février 2019, Agend'Arts à Lyon,   Lyon, on le sait, est devenu est des ...

Brigitte et Jean-Paul Artaud (photo collection personnelle)
L'Équipe

Brigitte et Jean-Paul Artaud chantent pour la planète

Brigitte et Jean-Paul Artaud (photo collection personnelle)   Le CD Sur ma planète (tiens, ça me rappelle une chanson de ...

Catherine Laugier

Jipe Hes « La table par huit »

Je m’en souvenais plus je m’en souviendrai pas Mais si je m’en souviens sept fois huit cinquante six De la ...

La Chanson du Jour

Djamel O’Touïl « Nassera »

Caressant le rêve de vivre comme toutes les autres filles de son âgeElle, elle aurait aimé s’enfuir connaitre un autre ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs