NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Imbert Imbert, mordu de vie

deCatherine Laugier
12 décembre 2017
dans Catherine Laugier, En scène, L'Équipe
2
Imbert Imbert photo d'archive au Bijou à Toulouse (photo Stéphane Mommey)
Imbert Imbert,  photo d’archive au Bijou à Toulouse (photo Stéphane Mommey)

 Imbert Imbert en duo, Le Petit-Duc, Aix-en-Provence 9 décembre 2017,

 

C’est un duo en complicité majeure. Presque un duel parfois, à coup de contrebasses comme certains font des duels de tchatche. Tout les oppose. L’âge, la corpulence, le style.

A ma gauche – aucune connotation politique – Stephen Harrison, la force de l’âge, l’enveloppe généreuse, l’humour british (il l’est), le costume croisé rayé style années 30.

A ma droite Mathias Imbert, crête de punk tendre et tenue assortie, avec son pull qui lui fait scintillante côte de maille, coupé au bras gauche pour plus d’aisance à jouer, sourire mutin (au vrai sens du terme), la mélancolie heureuse, s’en fout la mort parce que « faim des jours qui nous sont comptés »

Un peu plus d’un an depuis son dernier passage en Provence, à la MJC de Venelles. Là c’est coup double, Marseille puis le Petit Duc dans le même répertoire de vie, d’amour, le seul qui sauve de la mort, du temps qui passe, et des cons. Thèmes qu’il décline depuis Débat de Boue (2007) jusqu’à Viande d’amour (2016), avec une maturation de sa musique de plus en plus intense, comme de ses textes vers une épure poétique : « Faut du courage pour aimer / Le courage de savourer / La portée de l’abîme / La douceur du poison / Et de gagner son temps / A perdre la raison ». Sexe, drogue et girolles fait l’objet d’une superbe impro vocalisée et de légers glissements et pincements qui en font une chanson douce pleine de rêves « sans flic, sans fric…sans bagnoles ».

Beaucoup le découvrent, et cette petite assemblée lui fait un triomphe, reprend le « Beurk » du refrain du Cancer des gens soumis, ou le « Je me touche » de Je con vit. C’est qu’il ne ressemble à personne, Mathias Imbert. Capable de s’exprimer avec cette liberté crue qui est tout le contraire de la vulgarité, une inventivité poétique où les mots se bousculent. Incarnent les mouvements de son corps et de son âme qui ne font qu’un, les humeurs charnelles qui circulent, jutent, se boivent, se lèchent, ventent des odeurs triviales, brûlent de feux ardents – le cœur, le con, le vit ou la queue, le cul, tout ne fait qu’un : « Car ça brûle au fond de moi / D’un feu de joie dans le bide / Je bouillonne à petit feu / Comme pour une insolation ».

Le temps passe, L’ado le sent, allégé par le banjo dissonant, épuré en un vrai chemin de vie; ou « Je biberonne / A la gorge du temps / Les gouttes d’heure / Les perles de secondes ».

Les contrebasses, boyaux pour Stephen, cordes pour Mathias, chantent, gémissent et pleurent, sous les caresses de l’archet, les claques des mains calleuses à force de battre et de pincer. Elles n’en finissent pas de résonner, de rythmer, de bercer. Hésitent entre rock, jazz, parfois country quand se mêlent banjo ou ukulele. Servent de partenaire de danse, de joie aussi, d’égaliseur d’humeur.

Quand la tension est trop forte, Stephen se sert de son instrument pour faire des  poids et haltères. Avance, balance la contrebasse, bat les cordes les doigts en marteau dans un bruit de claquettes, long passage musical qui  crée le suspense « Alors c’est d’accord / Pour qu’on vive encore / Accordés à corriger la mort / S’envoyer aux nues / Lui cracher dessus / Jamais repus »  
Ou improvise un cours de technique musicale, deux accords, une petite phase plus compliquée, une « syncopation », et on va exorciser en chœur ce cerveau générateur d’idées négatives parasites « Mais sois mort et tais-toi / Que j’m’en mette plein la joie/Que j’en crève / Que j’morde encore à l’amour / A la lumière du jour / De mes rêves… »

La mort est omniprésente, mêlée intimement à la vie sans qu’on puisse les séparer, de La vie mord à « J’veux m’sentir mourir / A tous les instants (…) J’veux qu’le cœur me brûle / Que j’ la sente passer / La vie qui m’encule / Et le temps passer » tout au ukulele, et par moment sans micro.

Imbert Imbert en répétition au Petit Duc (photo DR)
Imbert Imbert en répétition au Petit Duc (photo DR)

En rappel petite séance de chant collectif en vocalises pour introduire Ni déesse ni maîtresse et Faut qu’j’l’oublie de ses premiers albums.

 

Le site de Imbert Imbert c’est ici. Ce que NosEnchanteurs a déjà dit d’Imbert Imbert c’est là.
Outre ses tournées Imbert Imbert en duo, Mathias Imbert participe à Bancal chéri avec Nicolas Jules, Dimoné, et Roland Bourbon qui sortent un album début 2018 ; et à Boucan avec Piero Pepin à la trompette et au bugle, et Brunoï Zarn à la guitare et au banjo qui se produit depuis le début de l’été 2017. Les musiciens écrivent et composent ensemble dans leurs groupes respectifs.

 

Tags : Imbert ImbertNouvellesStephen Harrison
Catherine Laugier

Catherine Laugier

Article suivant
Erwens « Grain de sable »

Erwens « Grain de sable »

Commentaires 2

  1. André ROBERT says:
    il y a 9 ans

    Bel hommage à ce ciseleur de mots et de notes si attachant

    Reply
  2. Or Évier De Cuisine says:
    il y a 6 ans

    Bon article. Bonne journée.

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
En scène

Marmaille, Rennes des festivals jeune public, fête ses 30 ans

Rennes, en Bretagne, est depuis bien longtemps, à l’instar de Toulouse ou Lyon, le berceau et le théâtre d’une bonne ...

Catherine Laugier

Fred Nevché « Le besoin de la nuit »

  Avec le besoin de la nuit (ad libitum)   Fred Nevché   Paroles et Musique Fredéric Nevchehirlian. Extrait de ...

LesTortubes, capture d'écran
Catherine Laugier

Les Tortubes, sans tuba ni trompettes

Les Tortubes, capture d'écran Les Tortubes, vous en connaissez au moins déjà un : Roland Bourbon, batteur célèbre bien qu'il ...

Contrebrassens à Feurs (photos Babette Richard)
En scène

Contrebrassens, tout contre

Contrebrassens à Feurs (photos Babette Richard) 16 février 2019, Château du Rozier à Feurs (42),   Nous avions tenté de ...

Buridane en concert Captures d'écran
Catherine Laugier

Off Avignon 2019. Buridane, chansons pour laisser passer la lumière

Buridane en concert (Captures d'écran) 9 juillet, l’Arrache-Cœur   Elle est là devant nous, visage auréolé de blondeur, cache-cœur noir, ...

Claude Fèvre (photo DR)
Festivals

Le bon coup de Festiv’Art ! (suite et faim)

Claude Fèvre, présidente de l'Association Festiv'Art (photo DR) Nous en étions restés (lire ici)à ce coup d’éclat assez rare : un ...

La Chanson du Jour

Jil is lucky « Le goût de l’aventure »

Manon se mettait carton tous les soirsDebout chiffon sur le comptoir Elle dansait la tête en arrièreElle attendait que le ...

Lancer de disque

Denis Rivet, en attendant le dégel

La voix et la tonalité du lyonnais Denis Rivet ne sont pas sans rappeler celles de Cyril Mokaiesh. Nul doute ...

La Rue Kétanou (photos DR)
L'Équipe

La Rue Ketanou, un Olympia pour eux tout seuls…

La Rue Kétanou (photos DR) Arrivé bien en avance afin de bouquiner un peu au chaud, je m’installe au balcon ...

Catherine Laugier

Mr Fernand « L’autan »

Donne moi du sable, quelques grainsDu temps qui tombe poids par poidsVole moi la mer, quelques gouttesQue l'eau coule pour ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs