NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Oisy-le-Verger 2017. Vincent Delbushaye, la chanson de connivence…

deBellart François
3 mai 2017
dans En scène, Festivals, François Bellart, L'Équipe
0
Vincent Delbushaye (photo Colette Coquerelle)
Vincent Delbushaye (photos Colette Coquerelle)

Le festival « Chansons d’Avril » s’achevait donc dimanche après-midi dans la salle des fêtes d’Oisy-Le-Verger. Les quatorze participants de la chorale « Coup de Chœur », sous la direction de Catherine Bilot, nous offrent d’abord cinq chansons – Béart, Renaud, Piaf, Gainsbourg et Ferrat : rien que du beau monde – dont les harmonisations mettent en valeur les qualités. Et puis, sans perte de temps, le bruxellois Vincent Delbushaye arrive sur la scène avec son guitariste Eric Dory. Souriant et bien sapé, il s’installe derrière son clavier et aussitôt entame les présentations, et propose son premier titre, Tant qu’il y aura du monde, qui, en filigrane donne l’aperçu de ses thèmes : l’individu – Vincent lui-même pourquoi pas – et tout ce qui gravite autour, et qui influe sur son comportement. La voix est bien placée, la musique est belle et il suffira d’un petit réglage pour que les arrangements soient à leur place (les petites scènes de village pas équipées de retours sont difficiles à sonoriser d’emblée !).

VDelbushaye170430PhotoColetteCoquerelle12Très vite, par ses interventions entre les morceaux, l’artiste crée un climat de connivence avec le public : il présente les titres, en donne le climat et parfois la genèse… les spectateurs ont alors tout le loisir, au cours de l’exécution, de saisir les subtilités du texte, l’évolution du propos, et la chute. Car elles sont bien construites ces chansons, elles réservent des surprises, des rebondissements dans la narration et dans la conclusion. Les auditeurs, alléchés et attentifs, réagissent au quart de tour, sourient ou sont empreints d’émotion. Il s’établit entre Vincent, son guitariste et le public une véritable complicité ; il est le copain qui vient à la maison raconter ses amours ou ses déconvenues, avec parfois un soupçon de cruauté, mais toujours beaucoup d’humour et surtout une dimension d’universalité : il dit dans ses chansons ce que chacun peut éprouver à un moment ou à un autre et qu’il n’arriverait pas à exprimer avec autant de talent ! La belle-mère envahissante (Ta mère), celle qui parle trop, ou fait des Fautes de français, ou enferme l’autre dans un lourd carcan d’obligations sociales (Ce qu’il faut que je sois) reçoivent des volées de bois vert qui ne sont pas réellement méchantes car adoucies par l’humour et par une chute souvent plus optimiste. Quant à celui qui prétend Je m’en vais en faisant tout pour ne pas s’en aller, il reçoit sa petite dose de ridicule !

Ça et là, surprise pour les spectateurs, Vincent amène dans le concert quelques petites perles qui soulèvent l’émotion par leur justesse. Ainsi, une chanson d’amour un peu désespérée recyclée avec astuce comme une chanson écologique (J’attends) ; et puis un superbe moment d’amour – très touchant avec des mots délicatement choisis – pour la grand-mère qui perd la mémoire avant de perdre lentement la vie ; et surtout Larmes de fumée, dans laquelle l’horreur des combats de tranchées de la première guerre mondiale est rendue palpable par l’adéquation des ellipses du texte avec la mélodie et la sobriété des arrangements très ajustés ; en cette période de commémoration des batailles particulièrement meurtrières dans les « Hauts de France », cette chanson absolument indispensable est longuement applaudie, le public se trouvant encore une fois en communion avec les sentiments exprimés…

VincentDelbushayePochette2Le concert se termine avec des reprises (Brel, Joyet) et, dans la bonne humeur, avec en bis un superbe slow pour qui déteste les slows ! Les gens sont enchantés. La plupart de ces chansons de Vincent Delbushaye s’écoutent sur CD avec autant de plaisir qu’en concert. Ça tombe bien, son dernier disque six titres, J’attends, vient de sortir et complémenter le précédent cinq titres Ce qu’il faut que je sois qui date de 2011, mais est toujours disponible.

Ce petit festival annuel d’Oisy-le-Verger est décidément bien attachant. Rendez-vous en 2018 avec le régional Samuel Leroy et Nicole Rieu. À l’année prochaine !

 

Le site de Vincent Delbushaye, c’est ici.

Tags : NouvellesOisy-le-Verger 2017Vincent Delbushaye
Bellart François

Bellart François

Article suivant
Cyril Mokaiesh « Ici en France »

Cyril Mokaiesh « Ici en France »

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
En scène

Anna Marhad, en soif d’authenticité

par Jacques Legrand « Bats les arts » est un café-théâtre qui a ouvert ses portes depuis peu. Situé à Autun, ville ...

Catherine Laugier

Soan « Mort à ce monde »

Je la vois au coin de ma rueL'histoire de ma mortDans son habit de guerreTape en moi qui dans l'incongruL'avait ...

Extrait d'une pochette de disque
Saines humeurs

Le respect, c’est pas sorcier

Anne Sylvestre (détail d'une pochette de disque) Plus d’un an après, l’affaire fait encore grand bruit dans le microcosme, et ...

Jean Guidoni (photo Jean-Baptiste Millot)
Lancer de disque

Jean Guidoni : mélancolie et amour font mariage

Jean Guidoni (photo Jean-Baptiste Millot) Dix-septième album studio de Jean Guidoni (le trentième en tout), trois ans après le Avec ...

En scène

Bonheurs en Scènes : que d’l’amour !

Nous poursuivons la relation du week-end du l'association "Bonheurs en Scènes", les 25 et 26 septembre derniers à Saint-Julien-Molin-Molette. A ...

Catherine Laugier

Etienne Daho, Air « Me manquer »

Je n'suis pas de ceuxqui se meurent d'ennuiJe profite de ma vie,de Londres en étéMais par pudeur,je le dis en ...

Catherine Laugier

Chtolôgo « Poules sans tête »

Tous les 5 ans incompétent, affole l’écran, brise les cadrans Nos vieux systèmes attisent la haine, les poules sans tête ...

Catherine Laugier

Bertier « Demande à John »

Demande à la poussière De voiler ta colère D’un linceul minéral, Éclat de pierre tombale Demande à la poussière De ...

Commando Nougaro (photos Cathy LOhe)
Catherine Laugier

Commando Nougaro : l’amour sourcier…

Commando Nougaro (photos Cathy Lohe) Retour sur le Off d'Avignon, un lundi 24 juillet 2017,   Au vu des extraits ...

La Chanson du Jour

Buridane « Badaboum »

Elle se lève à l'Ouest en se prenant les murs Le sourire du soleil qu'elle reçoit comme une injure Elle ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs