NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Guy Béart, singulier quidam au destin de chanteur anonyme

denosenchanteurs
1 avril 2016
dans Biblio
0
Guy Béart (photo DR)
Guy Béart (photo DR)

Il n’y a vraiment que le sous-titre de cet ouvrage qui puisse nous chagriner, bien qu’hélas il soit on ne peut plus vrai : « Il n’y a plus d’après ». Béart est mort et enterré et il y a bien peu de chance pour, si ce n’est L’eau vive qu’on prendra pour « chanson traditionnelle » (beau destin pour une chanson autant que pour un artiste « qui souhaitait qu’on se souvienne de lui comme d’un troubadour anonyme du XXe siècle »…), que la mémoire collective l’exhume de l’oubli où il est entré longtemps avant son trépas. Si tous les spécialistes et amateurs de la Chanson s’accordent sans mal à le reconnaître pour un des très grands de cet art (longtemps, en parlant des « trois B » de la chanson, on nommait Brel, Brassens et Béart, qui tous se sont produits aux 3 Baudets), son nom s’est estompé prématurément du fronton de son art.

12804863_1315286218496990_4193146792693545703_nNotre confrère Baptiste Vignol s’attaque, façon de parler, à ce monstre sacré récemment décédé. Ici, dans ces quelques trois cent pages, on fait l’économie de l’enfance, de l’adolescence, à peine esquissées. C’est quasiment à son entrée en scène que ce livre débute. Voici, timidement, cet ingénieur en travaux public qui trousse dans son coin de bien belles et singulières chansons, avec un vocabulaire inconnu des rimes d’alors (essayez d’y caser les grands principes, le grand chambardement, Chandernagor et quidam…), dans le but de les présenter, dans l’espoir d’en trouver le ou les interprètes. A ce moment-là, l’histoire ressemble à celle de Brassens. D’autant plus que Béart lui aussi ne fait que se chanter, que de mettre sa vie en chanson. Difficile dans son œuvre alors présente et celle, immense, qui reste à venir de trouver une chanson qui ne soit pas autobiographique. « Si, Le matin, je m’éveille en chantant, comme c’est expliqué dans le livre. Entre temps ramait d’Aboville et Bonne année, bonne chance, ça doit être tout » me précise Baptiste Vignol. Dire que jadis Béart avait publié une autobiographie (L’espérance folle, Robert Laffont, 1987) qui ne pouvait alors que faire redondance, puisque son œuvre est consubstantielle à sa vie, et le raconte par tous ses vers. En ce sens, on tiendra le livre de Vignol non comme une bio – c’en est une cependant – mais pour le très agréable et instructif mode d’emploi de l’œuvre de Guy Béart.

guy-beart-chansons-intemporelles-gaston-couteArmé de ce livre, de l’intégrale de ses textes parue il y a trois ans au Cherche midi (Le grand chambardement) et de ce qu’il est possible de se procurer de sa discographie (c’est quand même là où le bat blesse*), il est possible d’entrer pleinement dans l’œuvre et la vie de Béart, de parfois la reconsidérer, de sûrement la réévaluer. Car force est d’admettre que la personnalité même de Guy Béart, parfois urticante, avait fini par le desservir grandement. Le livre de Baptiste Vignol, sans nullement être plaidoirie d’avocat, redonne au chanteur du Bal chez Temporel sa juste et imposante dimension dans la chanson, son génie, son talent, retrace sa vie « tumultueuse » à grands traits, parfois un peu vite, sans évacuer ses mésaventures professionnelles et des travers parfois désagréables. Le rendu n’en est que plus humain : Vignol ne repeint pas la statue du commandeur mais dépeint un homme contrasté, un artiste qui, est-ce volonté est-ce résignation, n’avait pour ambition que de devenir inconnu. Et disparaître derrière ou dans ses chansons. Encore faut-il que celles-ci soient diffusées (c’est mal barré) et/ou reprises : puisque telle est la mode du moment, reprenez-le !**

 

Baptiste Vignol, Guy Béart Il n’y a plus d’après, L’Archipel 2016, 304 pages, 20 €. Ce que NosEnchanteurs a déjà dit de Guy Béart, c’est ici ; ce qu’aussi nous avons dit de Baptiste Vignol, c’est là.

(*) Signalons cette double compilation de 37 titres sortie il y a peu chez EMP : Guy Béart, Chansons intemporelles. (**) Emmanuelle Béart enregistre actuellement un album de reprises de chansons de son père, en son hommage.

« Il n’y a plus d’après » INA 1966

Tags : Baptiste VignolGuy BéartNouvelles
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Roucaute, s’il était femme

Roucaute, s’il était femme

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Catherine Laugier

Christian Olivier « Laisser la place »

Les tasses s'entassent,  On s'embrasse on s'enlace  Le temps qui passe  De se voir on s'en lasse Devant la glace  Ça ...

En scène

Le mémorial de Perrone

Archive. « Un accordéon, des trains, des musiques, des mots, des images projetées pour raconter, à la vas comme j’te ...

Catherine Laugier

SiAu « Hypnotisé »

A? la lumière de l’ordinateur Chaque journée M’éloigne de la natureSur cet écran je m’abrutis des heures Les yeux rivésVers la cyber aventureObnubile? J’ai ...

Festivals

Faut-il subventionner Stromaé ? (bis repetita)

Stromaé, pour 90 000 € aux Nuits de Fourvière (photo Athos99) Nous venons de parler ici de Roujan, de ces ...

Lancer de disque

Eddy Mitchell, quand c’est fini ça recommence

Il avait juré craché et fait ses adieux à la scène. Sa « dernière séance » eut lieu le 5 septembre 2011 ...

Jamait (photo Stéphane Kerrad)
Festivals

Antraigues 2025 : le superbe festival !

Jamait (photo Stéphane Kerrad) On s'en souvient : l’année 2024 fut particulière pour le Festival Jean-Ferrat d'Antraigues-sur-Volane, plombé par des ...

Catherine Laugier

Giovanni Ruffino « Me vej Leon »

Giovanni Ruffino Photo ©Jeanne Davy, détail. Y'a tout à l'heur'Quinze ans d' malheurMon vieux LéonQue tu es partiAu paradisD' l'accordéonParti ...

Gérard Morel à Barjac (photos Anne-Marie Panigada)
En scène

Barjac 2017. Un Morel à toute épreuve

Gérard Morel à Barjac (photos Anne-Marie Panigada) 29 juillet 2017, Barjac m'en chante, cours du château,   Inaugurer un nouveau ...

Catherine Laugier

Odezenne « Cabriolet »

Un moteur tremble, une route défile  Un cœur à prendre, une roue qui pile  Dans des cheveux du vent dessine  ...

Gérard Morel à La Grange bleue (photos Jérôme Hulin)
En scène

Bessines : Morel compile (mais pas que lui)

Gérard Morel à La Grange bleue (photos Jérôme Hulin) Gérard Morel, samedi 30 septembre 2017, Bessines,   En avril dernier, ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs