NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Festival Dimey 2015 : Anne Baquet, les feux et leurs artifices

deBellart François
7 mai 2015
dans En scène, Festivals, François Bellart, L'Équipe
2
Anne Baquet sur la scène du festival Dimey (photos Albert Weber)
Anne Baquet sur la scène du festival Dimey (photos Albert Weber)

Présenter dans un festival de chanson une prestation intitulée Non je ne veux pas chanter pourrait paraître étonnant. Mais le public qui a rempli la salle ne s’est pas arrêté à ce paradoxe et s’en félicite, car il a eu droit à une soirée jubilatoire. Lorsque d’aucuns tirent la chanson à texte vers le texte, Anne Baquet et son super-pianiste Grégoire Baumberger en explorent le côté musical et vocal, auquel ils ajoutent l’humour et la virtuosité. Dès l’entrée spectaculaire de la chanteuse et de son accompagnateur, la mise en scène resplendit en même temps que la musique et que sa superbe voix de soprano ; on est projeté dans l’ambiance du lyrique avec ses artifices et ses beautés : la « robe » démesurément longue, les gestes amples et la saisie des mots aléatoire surtout quand c’est de l’Alexandre Pouchkine dans le texte ! Et puis le spectacle fait honneur au français avec des chansons sur mesure (ou presque) signées Marie-Paule Belle, Isabelle Mayereau, François Morel, Jean-Jacques Sempé, Roland Topor, Georges Moustaki ou Juliette Nourredine sur des musiques originales ou illustres de Rossini, Chopin, Bernstein voire François Rauber ou Claude Bolling – on ne peut tous les citer. Si le festival Dimey s’attache à mettre en valeur la chanson de qualité, Anne Baquet est bien à sa place. Et on assiste à une succession de tableaux tous plus désopilants et inattendus les uns que les autres, portraits de famille, maris enterrés sous les rosiers, amant en retard de quinze ans car peu ponctuel, artiste nue dans sa baignoire-sabot ou oie blanche obligée de chanter sans talent… on ne peut tout raconter. Chacun est un petit sketch avec une mise en scène au cordeau exploitant les moyens d’Anne qui sait tout faire avec talent : se servir de tous les registres de sa voix, chanter faux, danser, jouer, mimer, accompagner au piano son musicien qui chante ou faire du piano à quatre mains. Et chaque détail de présentation est soigné jusqu’à l’épure, jusqu’à la limite au-delà de laquelle on sombrerait dans la faiblesse de l’excès. Parfois, une interprétation plus sobre fait aussi jaillir une émotion bienvenue. Dans une élégance raffinée, ce spectacle est désopilant de bout en bout. Les rires et les applaudissements d’admiration ne trompent pas : les spectateurs sont éblouis et ravis.

11062164_814826935265129_3137997415408355403_nAu-delà de ce plaisir intense peut se profiler une autre dimension. À de très nombreux moments, le rire est déclenché par les pastiches, voire la moquerie frôlée ou assumée : les manières vocales de la chanteuse lyrique, ses échauffements physiques, le mime ampoulé de l’interprète ou encore la petite guéguerre entre les deux pianistes pour se faire remarquer plus… À ces occasions, l’artiste détricote par le comique un certain nombre de ficelles que les gens du spectacle utilisent tous à un moment ou à un autre pour susciter l’empathie du public, pour ratisser l’adhésion… et les applaudissements. Anne Baquet fournit donc dans sa prestation les outils critiques qui permettent d’analyser les mises en scène : elle donne sans en avoir l’air une grille de lecture qui démystifie les représentations, y compris la sienne propre. En fait elle semble nous dire subtilement : «  je suis bien contente que ça vous ait plu à ce point, mais ne soyez pas dupes, ce n’est que du théâtre » !

Tant de talents et de travail pour présenter un tel spectacle où, au-delà de la beauté, de l’humour et de l’émotion,  plusieurs niveaux de lecture sont possibles, méritent un sacré coup de chapeau : Anne Baquet est une immense artiste.

 

Le site d’Anne Baquet, c’est ici ; ce que NosEnchanteurs  en a déjà dit, c’est là. 

Tags : Anne BaquetFestival Dimey 2015Nouvelles
Bellart François

Bellart François

Article suivant
Festival Dimey 2015 : Barzingault, quête de repères dans un monde dézingué

Festival Dimey 2015 : Barzingault, quête de repères dans un monde dézingué

Commentaires 2

  1. Danièle Sala says:
    il y a 11 ans

    Injuste ? https://nosenchanteurs.fr/index.php/2011/07/30/anne-baquet-ma-preuve-que-dieu-nexiste-pas/feed/
    qui a donné autant de talent , de dons et de qualités à cette chanteuse comédienne, pétillante , alors que d’autres, qui néanmoins chantent n’ont rien de tout ça ? Dieu aurait il des préférences ?

    Reply
  2. chri says:
    il y a 11 ans

    Comme je suis d’accord! Vu à Avignon l’été dernier. Un grand grand moment!

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Lancer de disque

Renaud, le puzzle du best-off et de l’expo

Relancer l’expo Renaud, remettre deux sous dans la machine, nous vaut l'annonce de cette nouvelle (et jolie) compile dont l’un ...

Festivals

Tadoussac : une histoire d’amour musicale

de notre correspondant québécois Cyril Schreiber Festival de Tadoussac (photo prélevée sur la net - Marc Loiselle) Le plus grand ...

La Chanson du Jour

Mes souliers sont rouges « Quand plus rien ne va »

Quand plus rien ne va Que tout ne va pas Quand plus rien n'est droit Que tout est de guingois ...

Alain Withier

Enzo Enzo « Je n’ai pas rêvé »

Je n'ai pas rêvé d'une plage, je l'ai vueJe n'ai pas rêvé d'un arbre, je le saisNi les volcans, ni ...

Catherine Laugier

Yves Jamait « Carcasse »

(...) J'ai commencé par deviner En arrivant vers  quinze, seizeÀ sentir un certain malaise Qu'on n'était plus bien accordéesToujours on se ...

Catherine Laugier

Balthaze « Paname »

Ma petite ville femme, je ne rêve plusMon amour ma Paname, encore une fois je t'ai perdueFoutue fleur de béton, ...

Catherine Laugier

Bruno Brel « Le petit clown est triste »

Le petit clown est triste,Le cirque a dû fermerIl ramasse sur la pisteQuelques rires oubliésLes hurlements de joie des tout ...

Catherine Laugier

Albé « LSD TV »

Le son de ta voixNoie quelque chose en moiCette peur d’autre choseMais j’n’ai pas ma doseParfois je dis tout basQue ...

Lancer de disque

D’un Z qui veut dire…

Qui veut dire zoB' : c'est son nom d'artiste (comme dit l'un de mes fils, conseiller en Chanson de son père ...

Catherine Laugier

Camille Lellouche, Grand Corps malade « Mais je t’aime »

Mais me raconte pas d'histoiresTu sais bien, ce qui ne tourne pas rondChez moi, ne m'en demande pas tropTu sais ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs