NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Jean Felzine « Adieu »

deCatherine Laugier
27 février 2026
dans Artistes, Catherine Laugier, L'Équipe, La Chanson du Jour, Lancer de disque
0

FELZINE 2026 Adieu 500x500Adieu, à part des cernes sous les yeux
Je me demande bien ce que
Je vous ai donné
Adieu
Je faisais pourtant de mon mieux
Faut croire que c’était trop peu
Pour être pardonné
Adieu
Quand j’avance enfin un peu
Je me vautre

Jean Felzine

Paroles et Musique Jean Felzine. Monotitre 2026

Jean Felzine nous annonce dire adieu à Mustang. Faut-il le croire alors qu’il nous a déjà fait le coup plusieurs fois ? C’est en tout cas l’occasion d’une belle chanson où, à  nouveau, il ne se donne pas toujours le beau rôle : « On a fait quelques trucs bien / Mais j’étais pas commode (…) Je me suis pris trop au sérieux » avant de rendre un dernier hommage à ceux qu’il laisse « Tout me paraît bien mystérieux / Sans mes compagnons ».

Felzine 2023 Jean Chord MemoryDifficile de garder le rythme quand on chante en trio avec Mustang, en duo Jo & Jean – qui semble terminé, à tout le moins artistiquement, depuis leur superbe album de 2022 sur les relations homme-femme, au moment où il se lance seul dans cette déclaration tragique « Je suis le dernier des Felzine » (À blanc).  Avant de donner son premier album long en solo, Chord memory en 2023, et sa mystérieuse chanson titre qui reprend une fonction de synthétiseur, mais peut aussi s’analyser comme une rupture de couple, l’abandon d’un instrument qui ne suffit plus à compenser un manque d’inspiration, « J’ai les accords en mémoire / Je n’ai plus la mélodie / Depuis que l’on se sépare / Toute ma joie est partie », ou même l’abandon de son propre rôle de héros.
Tout l’album, avec sa pochette dérisoire où les fruits  dessinent un « appareil masculin » certifié par la mention « parental advisory-explicit content », est constat désabusé d’une masculinité pas toujours triomphante, d’une nostalgie de l’enfance et de ses héros (Doudou et sa Nitendo, Ordi dis-moi qui parle avec élégance de notre solitude connectée, développée de façon incisive sous la voix suave dans Fanfiction), le tout avec une électro vintage capable de transformer la chanson réaliste Dans la rue d’Aristide Bruant en comptine enfantine (mais n’est-ce pas le sort de toutes les comptines, pensez à ce Jean Petit qui danse, description d’un supplice de la roue…). À remarquer le duo avec Jo Wedin « J’avais de grands espoirs / La nuit j’entendais comme un appel dans le noir / Pourtant je vis quand même » où le rythme trahit bien l’inspiration folk-rock des années 50 de Felzine, avec aussi l’hommage, Cette femme est un mystère, à la chanson posthume de Roy Orbison (écrite par Bono et The Edge) She’s a mystery to me. 

MUSTANG 2024 MégaphénixEn 2024 vient donc ce dernier  album de Mustang paru chez Vietnam, ses photos chaleureuses de convivialité (de Minhia Defoy) et la superbe pochette illustrant ce Mégaphénix, oiseau se relevant toujours de ses cendres. D’où l’envie de ne pas croire à cet adieu, d’autant qu’il y a un an encore ils évoquaient un nouvel album. Douze titres quand même pour ce cinquième album studio, où ses complices, Johan Gentile (basse et guitare, claviers) et le batteur Nicolas Musset arrivé il y a cinq ans brodent avec lui des musiques jamais semblables, autour de la plume acérée, percutante et malgré qu’il en ait, poétique (ascendance punk) de Felzine. 
Comme d’habitude un constat éclairé sur notre société et ceux qui en tirent les ficelles, Steve Jobs avec ce téléphone qui vous dévore « Une plante carnivore qui n’arrête pas de pousser dans la tête », Wikipédia qui « sai[t] tout sur tout » et sa ligne déchaînée, où cet Aéroport, lieu d’emprise et de solitude qui à lui seul symbolise tout notre monde, « Je me sens comme un porc / Sur sa chaîne d’abattage ». Un titre pourtant chanté sur une mélodie aussi douce que rythmée, où l’on retrouve la marque d’Arthur Teboul qui la chante en duo. Il n’y a guère que ce Barbelé, qu’il soit plus américain ou européen (et précisément français), qui puisse plus encore vous contraindre et vous déchirer « Vois le grand aigle vengeur / Vois le drapeau du sauveur » sur un rythme à la douceur caribéenne. Où cet Aérosol, menace plus brûlante encore car organique avec son solo final digne de Jimmy Hendrix.

©Minhia Defoy
©Minhia Defoy

Constat mêlé d’autodérision désabusée, avec Je ne suis plus aimé, longue ballade dépressive « Ma vie est en morceaux / Mais je respire encore », La porte au nez qui fait la nique aux refus professionnels, curieusement classée « explicite » par les plateformes sans doute parce qu’y figure le mot b*te, alors que Mortification et ses fantasmes sado-maso passent crème. Et cet étonnant Argent du beurre qui n’évoque nulle crémière mais se pétrit d’allusions religieuses. « Crois tu écrire ? Ce n’est pas ton stylo / Suis la voie de Celui / Qui marche sur l’eau ». 
Si vous pensiez faire une pause avec une Chanson française, vous ferez face à une provocante « Elle est lourde / Elle pèse que dalle ». Qui trouve pourtant son épilogue avec « Cette chanson / Ce thème aigre-doux / Me brûle au fond / Il ne m’en reste  que quelques bouts / Mais ils me blessent plus fort que tout ». N’est-ce pas ça, le secret de la Chanson ?
Ah, j’oubliais, au milieu coule… la Seine ? Non, la Tiretaine, rivière clermontoise traduite en un reposant flux aux sonorités seventees, avec ses  cordes et le saxo de Thomas de Pourquery … 

 

 

Tags : Jean FelzineMustang
Catherine Laugier

Catherine Laugier

Article suivant
Bernard Dimey, tiré par la manche de Jean-Michel Piton

Bernard Dimey, tiré par la manche de Jean-Michel Piton

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Catherine Laugier

Laetitia Isambert, Nathalie Doummar « Une sorcière comme les autres »

S'il vous plaît Soyez comme le duvet Soyez comme la plume d'oie Des oreillers d'autrefois J'aimerais Ne pas être portefaix S'il vous plaît Faites-vous léger Moi je ne ...

En scène

Ipso Facto, « Cache ta joie » tiré de la manchette de Matrat

Yves Matrat (photos Jean-Paul Pichon) « Cache ta joie » de Factory, samedi 19 juillet, Saint-Romain-en-Gier (Rhône),   La Bricotte, à quelques ...

Catherine Laugier

Voyou « Les bruits de la ville »

Tu verras c'est ta chanceLes gens viennent ici et tout recommenceAu milieu des bruits de la villeToi t'arrivais toute timidePerdue ...

Catherine Laugier

Hugo Jardin « Cantique II »

Là-haut sur la colline Des nuages irradiés Depuis la pluie n’a pas cessé Là-haut sur la colline Des bateaux échoués ...

Melissmell à Barjac (photos Janick Foucault)
En scène

Chants Ouverts 2025. Melissmell, de mèche avec l’explosif

Melissmell (photo d'archives Vincent Capraro) 26 avril 2025, festival Chants Ouverts, mairie de Saint-Vincent-de-Durfort,   Si jamais sortait un jour ...

Catherine Laugier

TourneSol « Contresens »

Si tous les cœurs de pendulePartout dans le monde entierAu lieu d'avancer, reculentS'amusaient à remonterLe long cours de l'existenceLe courant ...

Roxane Joseph, Michel Kemper et Hélène Hazera (photos Catherine Cour)
En scène

Barjac 2016 : Onze-onze, la chanson dans tous ses états…

Roxane Joseph, Michel Kemper et Hélène Hazera (photos Catherine Cour) C'est presque du Boby Lapointe : de onze heures onze ...

Catherine Laugier

Jérémie Bossone « Playmobils »

Dernièr' partie de PlaymobilsAprès j' les range, après j' me rangeMe demand' pas s' te plaît l' mobileTu sais qu'on ...

Catherine Laugier

Angelo Branduardi « Coquelicot dans la récolte »

Chaudes nuits des étés passés tu as grandi déjà Les grands feux se sont allumés au lit des champs couleur ...

Actu

Le spectacle « Mes battements » d’Albin de La Simone à partir du 4 septembre au théâtre du Petit Saint-Martin, à Paris

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs