NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Vendeurs d’enclumes : lourds propos d’un looser lumineux

denosenchanteurs
21 novembre 2012
dans Festivals
3
Vendeurs d’enclumes (photos d’archives DR)

Vendeurs d’enclumes, 15 novembre 2012, Espace Camus Le Chambon-Feugerolles, festival Les Oreilles en pointe,

L’Espace culturel Albert-Camus au Chambon-Feugerolles, dans l’agglomération stéphanoise, est un lieu fabuleux, sans doute la plus belle salle à des dizaines de kilomètres à la ronde, un cocon pour la chanson : l’architecte doit être un fieffé mélomane. On aimerait que cet écrin n’accueille que des bijoux. Avouons qu’en recevant Vendeurs d’enclumes nous n’en sommes pas loin.

Vendeurs d’enclumes, drôle de nom vraiment. Un de ces p’tits boulots de merde comme peut l’être tailleur de menhir ou bâtisseur de tours chez m’sieur Eiffel. Physique et sans issue… Avec un tel blaze, on pourrait s’attendre à une rythmique d’enfer style tambours du Bronx. Ou à des propos lourds style… mais je ne citerais personne de peur d’en nommer beaucoup. C’est paradoxalement un peu de l’art de la dentellière que ces chansons-là, même si les sujets sont parfois un peu plombants : l’enclume, ça doit être ça.

Vendeurs d’enclume c’est un groupe. Soudé, complice. A priori la formation ressemblerait presque à celle d’un Bénabar, très cuivrée comme on aime, dynamique. Mais ici les musicos font bien plus que leur strict boulot d’intermittents, à distribuer les notes où il faut, quand il faut. C’est copains que cette bande-là, et l’amitié étalonne leur talent, en fait d’espiègles acteurs de scène, tant que c’en est réjouissant. Un groupe, donc. Et manifestement un chanteur. Un bon. Un qui a en lui – ça a dû être déjà dit – un peu de Brel et de Mano Solo, qui vit la chanson comme la dramaturgie qu’elle est. Qui en fait parfois des tonnes, de l’enclume donc, mais retombe sur ses pattes dans une légèreté, une fragilité confondantes : Valérian Renault est étonnant, assez enthousiasmant. Ecoutez-le virevolter de mots : « La vie est moche quand on l’approche / D’un peu trop près / Que tout le blush aux gueules des proches / Se défait / Qu’un détail cloche et tout le cinoche / Apparaît. » L’écriture est assez puissante, l’interprétation tout autant. On se dit qu’avec beaucoup moins de talent, nombre de chanteurs de groupes sont partis faire carrière solo, sans fil ni enclume à la patte. Le destin de Renault est tout entier dans son art. Qu’il joue le looser cocu, l’infâme brute qui tue sa femme, qu’il incarne l’impatience des garçons d’un printemps à venir, qu’il se balance au bout d’une corde à ne plus toucher terre, Valérian est au-dessus des mots, en lévitation presque, en une interprétation qui force le respect. Oui, c’est assez noir, oui ça plombe comme le ferait toute enclume, mais, nous dit-il avec sagesse : « La vie est con comme une chanson / Désespérée. »

Le site de Vendeurs d’enclumes, c’est ici.

 

Tags : NouvellesVendeurs d'enclumes
nosenchanteurs

nosenchanteurs

Article suivant
Michel Bühler, le journalisme fait chanson

Michel Bühler, le journalisme fait chanson

Commentaires 3

  1. Danièle says:
    il y a 14 ans

    Avec les mots réalistes de la comédie humaine, les Vendeurs d’enclume forgent des chansons désabusées, décapantes, et ils finissent par en faire des chansons « qui retombent sur leurs pattes » avec la souplesse et la légèreté des félins. De la belle ouvrage…

    Reply
  2. Babeth says:
    il y a 14 ans

    On aurait pu les faire à la Forge….
    😉

    Reply
  3. christelle florence says:
    il y a 14 ans

    Je lis seulement maintenant ce billet… 🙂
    Mi figue mi figue donc ?
    j’ai envie de te piquer une belle accroche sur Valérian !
    « Le destin de Renault est tout entier dans son art. Qu’il joue le looser cocu, l’infâme brute qui tue sa femme, qu’il incarne l’impatience des garçons d’un printemps à venir, qu’il se balance au bout d’une corde à ne plus toucher terre, Valérian est au-dessus des mots, en lévitation presque, en une interprétation qui force le respect. » Merci pour lui !

    Réponse : Oui, mi-figue… Mais content de les avoir vus en scène. Tu peux piquer, Christelle, les mots que tu veux : c’est un peu fait pour ça. Pour autant je ne saurais que recommander ces Vendeurs d’enclume à nos lecteurs. Un avis d’une personne, un soir précis, ce n’est vraiment qu’un avis, même si c’est pas mal écrit, ça ne vaut que par lui. MK

    Reply

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Catherine Laugier

Laurent Viel « L’homme femme »

Quand je pense homme, je me sens femme, quand je dis elle, je pense à moi. Je le ressens, que ...

Lancer de disque

Simon Chouf, toujours d’attaque

Simon Chouf (photo non créditée) Il y a bien longtemps que la chanson qu’on nous sert dans les médias s’est ...

Catherine Laugier

Les Ogres de Barback « Lettre ouverte à Élise »

(...) Mais cette garce d’Élise Traumatise le bon Ludwig S’il envoie ses grosses bises Elle les veut en musique Ah ...

Festivals

Faut-il subventionner Stromaé ? (bis repetita)

Stromaé, pour 90 000 € aux Nuits de Fourvière (photo Athos99) Nous venons de parler ici de Roujan, de ces ...

En scène

Lili et Thierry, que du bonheur !

Cela se voit, cela s'entend... (photo archives NGabriel 2012) Jeudi 16 janvier, La Bouche d’Air à Nantes, On va Voyager léger, ...

Catherine Laugier

Jacques Higelin « Electrocardiogramme plat »

Les bébés bavent dans leur crachoir  Les stars crachent dans leurs bavoirs  Moi, j'm'ankylose les roustons  A autopsier mes neurones  ...

Lancer de disque

Jean-Louis Bergère : quelque chose d’infime, d’infiniment beau

Troisième album après Une définition du temps de 2001 et Au lit d'herbes rouges de 2007, un disque tous les ...

Catherine Laugier

Cali « Lâche pas »

Tu ne sais plus le dire Tu ne sais plus chanter Tu ne sais plus sourire Tu ne sais plus ...

En scène

Prémilhat 2012 : Boutet, essentiel !

Delphine Coutant et Michel Boutet hier à la Ganne (photo Catherine Cour) Chemise noire sur maillot marin, crinière broussailleuse poivre ...

Gilbert Laffaille, Jack Ada et Michel Haumont Photos ©Ghislain Debailleul
En scène

Gilbert Laffaille, à consommer sans modération

Gilbert Laffaille, Jack Ada et Michel Haumont Photos ©Ghislain Debailleul Bruxelles, le Ceria, 21 janvier 2023Récital organisé par Le Café ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs