NosEnchanteurs
  • QUI CHANTE CE SOIR ?
  • REVUE HEXAGONE
  • Se connecter
  • Déconnexion
bannières
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • Accueil
  • En scène
  • Articles
  • Bibliographie
  • Récompenses
  • Portfolio
  • Archives
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Nos Enchanteurs
Aucun résultat
Afficher tous les résultats

Off Avignon 2024 Obscur Feuillage, chanson explosive

deAgnès André
17 juillet 2024
dans Agnès André, En scène, Festivals, L'Équipe
0
Obscur feuillage Photo ©Agnès André
Obscur feuillage Photo ©Agnès André

8 juillet, Avignon, Le Figuier Pourpre (Maison de la poésie)

« Obscur Feuillage à la Maison de la poésie » : voilà que dans l’esprit gravitent immanquablement des images de poète éthéré façon Voyageur contemplant une mer de nuages (derrière un buisson). Soirée absconse en perspective ?

Ce serait omettre qu’Obscur Feuillage est surtout grand prince du décalage et de la chaleur tout humaine. L’entrée en scène, flamboyante et disco-dorée, embarque d’emblée le petit public du Figuier Pourpre. Il est d’ailleurs assez étonnant comme le trio – Julien Paitel alias Obscur Feuillage, accompagné de son fidèle arrangeur et multi-instrumentiste François/Varafel et de sa tromboniste Elsa/FunkyPooch – arrive à créer connivence avec nous. On le soupçonne même d’avoir rempli la salle de ses proches (mais non, pas du tout).

N’attendez donc pas ce que l’on attend d’ordinaire de la poésie : quelque chose de vaguement calme et flottant, peuplé de silences significatifs (chouettes clichés). À l’électrique et aux cuivres, façon look de superhéros d’animé des années 80 ou de high school band explosive, Obscur Feuillage ne cesse de nous décoiffer sans nous laisser le temps de contempler le gouffre de nos existences : c’est furieusement festif avec des paroles qui s’entendent (chouette cliché bis).

Obscur feuillage Photo ©Agnès André
Obscur feuillage Photo ©Agnès André

Parce que oui, les chansons de Julien Paitel célèbrent autant la légèreté des cœurs amoureux que (et surtout) les absurdités de notre monde, d’un regard candide et corrosif : « Dans mon monde idéal, on chanterait tout le temps… ». Le lieu est bien choisi : c’est quoi la poésie, qu’on se dit… C’est peut-être bien une géniale chanson agroalimentaire (Assaisonnés aux pesticides) au refrain des plus inventifs, louvoyant entre un Philippe Katherine et une Complainte du Progrès à la Boris Vian. Ou bien la nostalgie d’amours enfantines, « au bord de la piscine municipale », aux larmes de chlore et au trouble aqueux. Ou encore le désir pour « tes hanches de violoncelles » et la quête amoureuse : « rien ne peut pas du tout tout remplacer ». Cette ode au progrès enfin, qui gratouille agréablement nos intérieurs : « on peut connaître les lois… mais pas la raison des lois / pourquoi pourquoi […] »…

L’inventivité verbale s’enrobe lumineusement d’un éclectisme mélodique qui, s’il amène plus de rires que d’éclats poétiques, agite néanmoins tous nos atomes : ce concert est une véritable traversée festive, du disco au punk en passant par le reggae – arrangements fabuleusement soulignés par ses musiciens, Varafel, aussi à l’aise sur mandoline que guitare électrique et trombone participant de la flamboyance de l’ambiance. Obscur Feuillage manie par ailleurs l’art du concert à la perfection, se jouant des trous impromptus et des imprévus sans malaise aucun. Après tout, il s’est rodé à l’asphalte et à la scène : 1 042 km à vélo depuis chez lui (Nantes) le long de Loire et Rhône, 18 concerts en 25 jours, pour arriver tout frais en Avignon. De l’énergie à l’état pur. Il n’y a que ses pneus qui en sortent crevés.

On en ressort quant à nous requinqués de cette énergie communicative et complice, avec un seul regret peut-être : que le mode de la dérision efface tout moment touchant. Serait-il temps qu’Obscur feuillage mâtine son langage de clair-obscur ?

 

Le site d’Obscur feuillage, c’est ici. Ce qu’en a déjà dit Nos Enchanteurs, c’est là.

À la Maison de la Poésie d’Avignon 6 rue Figuière tous les soirs à 20 h, et ce jusqu’au 21 juillet.

Bande-annonce 2023 

« Assaisonné aux pesticides », clip 2019 

 

 

Tags : FestivalsNouvellesObscur feuillageOff Avignon 2024
Agnès André

Agnès André

vit, écrit, traduit à Veynes. Un lieu qui l’a menée à la chanson et à parler au passé surcomposé. Elle aime Gaston Miron, Dorothy Parker, les poireaux et la chanson des bonbons de Jacques Brel. Sa recherche ultime n’est pas celle du temps perdu mais du mot juste.

Article suivant
Mauvais sang « Seine »

Mauvais sang "Seine"

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Oscar fou « Les bêtises »
La Chanson du Jour

Oscar fou « Les bêtises »

J'ai des bêtises plein la têteQui font toc toc pour sortirIl y en a tellement que ça m'embête. Je sais...

Suite...Details
Faon faon (photos Benjamin Georges)
En scène

Stavelot 2017. Faon Faon cucul ? Pas vraiment !

Faon faon sur la scène de Stavelot (photos Benjamin Georges) Stavelot, festival « Une chanson peut en cacher une autre », 20 ...

Karin Clercq à Seraing (photo Dominique Houcmant-Goldo)
En scène

Karin Clercq, scène de coeur et d’esprit

Karin Clercq sur la scène de Seraing (photos Dominique Houcmant-Goldo) Seraing, Centre culturel, 15 mars 2019,   Résumons pour ceux ...

Catherine Laugier

Ryadh « Paris je t’aime »

Ça faisait déjà des mois que je ne te supportais plusComment se faisait-il qu'un jour tu m'avais pluAvec le temps ...

Catherine Laugier

MPL, « M-A-espace-M-I-E »

M-A-espace-M-I-E,je crois que tout va mieux.J'ai vu le jour dans tes yeux,M-A-espace-M-I-E.Voyou déjà tout V-U,on me disait dépourvu,malade à chaque ...

Catherine Laugier

Cécil Mévadat « Engrenages »

Passants qui baissent le regard Juste frôlés là par hasard  Pressent le pas sur le trottoir Étrange façon de percevoir ...

Festivals

Pourchères 2014 : Chloé Lacan, la chanson mise à mâle

Chloé Lacan (photos Marc Buonomo) « A la pêche au bonheur, prends ta pelle et ton seau / Ne crains pas, ...

Catherine Laugier

Tom Poisson « Les gifles »

On s'agite, on courtOn a d'la chanceOn voit brûler nos existencesEt le feu nous dévore On se frôle, on partOn ...

Lancer de disque

Les Gastine(s) en révolte : même en rêve !

Anne et Philippe Gastine, l’une à la musique, l’autre aux paroles, tous deux au chant que rejoignent aussi Corinne, Jean-Philippe, ...

Bécaud à l'Olympia en 1973 pochette EMI Photo Sygma
Biblio

Gilbert Bécaud, vingt ans déjà

Bécaud à l'Olympia en 1973 pochette EMI Photo Sygma Il y a quarante ans disparaissait Brassens. Il y a tout ...

(photo Nicolas Blanchard)
François Bellart

Des pointures de la chanson au service d’un Riffard en majesté

(photo Nicolas Blanchard) Avec vingt-cinq chansons dans ses wagons, le train-théâtre Roger Riffard vient d’arriver en gare et tout le ...

NosEnchanteurs

Nous contacter

    • Mentions légales
    • En scène
    • Interviews
    • Lancer de disque
    • Les événements
    • Pour les mômes
    • Saines humeurs
    • Thématique
    • Nos Conférences

    © 2026 NosEnchanteurs

    Content de te revoir !

    Connectez-vous à votre compte ci-dessous

    Mot de passe oublié ?
    S'inscrire

    Créez un nouveau compte !

    Remplissez les formulaires ci-dessous pour vous inscrire

    Tous les champs sont obligatoires.
    Se connecter

    Récupérez votre mot de passe

    Veuillez saisir votre nom d'utilisateur ou votre adresse e-mail pour réinitialiser votre mot de passe.

    Se connecter

    Ajouter une nouvelle playlist

    Aucun résultat
    Afficher tous les résultats
    • Accueil
    • En scène
    • Articles
    • Bibliographie
    • Récompenses
    • Portfolio
    • Archives

    © 2026 NosEnchanteurs